L'Etat doit-il se résoudre à céder ses bijoux de famille ?

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L'Etat doit mobiliser environ 3 milliards d'euros pour financer la recapitalisation d'EDF.
L'Etat doit mobiliser environ 3 milliards d'euros pour financer la recapitalisation d'EDF. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Pour assurer l'avenir d'EDF et d'Areva, l'exécutif devrait être obligé de céder certaines participations dans ses entreprises cotées.

A l'os. A force de multiplier les annonces, l'Etat a vu ses marges de manœuvre budgétaires se réduire.

Les plus marquantes ? Citons le plan de soutien aux agriculteurs dont le coût s'élève à 825 millions d'euros, une hausse du point d'indice des fonctionnaires en 2016 (2,4 milliards d'euros en année pleine), le prolongement d'un an du dispositif de suramortissement des investissements en entreprises (400 millions  d'euros par an), diverses mesures pour les jeunes (400 à 500 millions d'euros en année pleine), hausse de la prime des instituteurs (265 millions d'euros en année pleine)...

L'exécutif ne compte pas en rester là. François Hollande a également promis une nouvelle baisse d'impôt pour les ménages les plus modestes si la situation budgétaire le permet. Bercy s'y oppose mais que peut le ministère des Finances face à la volonté élyséenne. Une décision sera prise cet été.

Vendre les bijoux de famille

L'Etat ne pouvant puiser dans aucune cagnotte sous la main, il doit donc se résoudre à piocher dans son portefeuille d'actions pour financer les projets d'investissement de ses entreprises du secteur de l'énergie : EDF et Areva.

Précisément, d'ici 2017, l'Agence des participations de l'Etat (APE) doit mobiliser environ 7 milliards d'euros, soit près de 4 milliards d'euros pour financer la recapitalisation d'Areva - un montant qui pourrait varier si un partenaire étranger entre au capital - et 3 milliards d'euros pour l'augmentation de capital d'EDF. Une augmentation de capital nécessaire pour assurer la consolidation des comptes du groupe que la construction de deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point en Angleterre - dont le coût s'élève 23,2 milliards d'euros - et les frais de maintenance et de modernisation du parc de centrales nucléaires dans l'Hexagone ont rendu indispensable.

Outre cette facture dans le domaine de l'énergie, le gouvernement doit également trouver une solution pour assurer le financement d'un transfert de la participation de Bpifrance dans Orange, dont la banque publique doit se séparer en raison des contraintes réglementaires. Bpifrance possède 9,6 % d'Orange, actuellement valorisé 3,8 milliards d'euros.

Plusieurs options pour l'Agence des participations de l'Etat

" La situation actuelle est singulière mais pas inédite, et nous sommes là pour y faire face ", a déclaré Martin Vial, le commissaire aux participations de l'Etat. Concrètement, que peut faire l'APE ? Elle peut puiser dans la réserve constituée au fil des années de 2,4 milliards d'euros. C'est la solution la plus simple, mais au regard de son montant élevé, une alternative doit être trouvée. L'APE doit donc se résoudre à céder des actifs. Ce n'est pas si facile. En effet, à cause des fluctuations baissières des marchés, le portefeuille coté de l'Etat a vu sa valorisation chuter de 25 % en un an, passant de 80 à 60 milliards d'euros. Certes, la privatisation des aéroports de Nice et de Lyon a permis à l'APE d'engranger entre 2,5 et 3 milliards d'euros mais le produit de ces cessions n'est pas assez élevé pour permettre de régler les prochaines factures.

Par ailleurs, l'Etat ne peut pas faire ce qu'il veut. En effet, la loi l'empêche de descendre en dessous d'un certain seuil de participation dans le capital des entreprises dont il est actionnaire. Ce seuil s'élève à 70 % chez EDF, à 50 % chez ADP et 33 % chez Engie, par exemple. « A ma connaissance, le gouvernement n'envisage pas de faire évoluer ces seuils législatifs », indique Martin Vial. Ce pourrait être une option.

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a écrit le 24/05/2016 à 11:33 :
ET SI , UNE FOIS POUR TOUTE , ON VOTAIT PAR REFERENDUM , LA NATURE ET LE MONTANT DES PARTICIPATIONS DE L'ETAT DANS LA SPHERE ..PUBLICO-PRIVATO
ON A DEJA VU LES DEGATS DU CREDIT LYONNAIS , D'AREVA , D'EDF ...
A SUPPOSER QUE LE VOTE SOIT FAVORABLE A UN MAINTIEN DE L'ETAT DANS L'ECONOMIE ( A CE SUJET AUCUN ARTICLE DANS LE MONDE OU LE FIGARO SUR CE QUE FONT NOS VOISINS EUROPEENS ) IL FAUT INTERDIRE IMPERATIVEMENT L'ACCES AUX ENARQUES AU CONSEIL D'ADMINISTRATION ET LE RESERVER AUX : PROFESSEURS DE FACULTE , ENSEIGNANT A HEC , MEMBRE DES PROFESSIONS LIBERALES..BREF ARRETER LES ELITES NOCIVES COMME LE PROUVE AUJOURD'HUI LE DEPART DU DIRECTEUR DU TRESOR ...VERS LE PSG NON NON LA BANQUE !!!
a écrit le 18/05/2016 à 16:23 :
Le nucléaire est une énergie du passé.
Des investissements gigantesques, des coûts de fonctionnement énormissimes, des bénéfices qui ne sont pas au rendez-vous, sans parler des accidents qui rendent cette énergie très incertaine... L'Etat va engager des sommes colossales pour sauver EDF et Areva alors que ces entreprises courent à leur perte....
a écrit le 18/05/2016 à 13:26 :
Donc pour sauver un secteur economique moribond mais qu'on refuse de laisser au nom des interets des copains issus de memes promos de l'ENA et de l'ecole des maine, on vend le bien commun et on s'appauvrit.
C'est moi ou ca s'appele bien de la decadence.
Et ils sont bien niais ceux qui pensent que c ava s'arreter la, ca permettra juste de donner quelques annees de sursis a EDF et Areva, c'est tout car les defis a financer vont bine au-dela de 7 milliards (35 M€ pour Bure, 75 M€ pour le demantelement, 50M€ pour la mise en confromité).
Réponse de le 19/05/2016 à 19:03 :
C'est exactement cela Sarkozy l'avait déjà bien pratiqué quand il était au pouvoir, on vend ce qui rapporte de l'argent comme ça on la aujourd'hui et demain ce sera les impôts des citoyens qui compenseront... Dommage qu'il n'y ai aucun choix politique dans ce pays... Vivement le retour de la guillotine ! Finalement elle avait tout de même sont utilité !
a écrit le 18/05/2016 à 11:17 :
Vendre les aéroports c'est très contestable, comme les sociétés d'autoroute, car l'infrastructure est monopolistique par nature et il s'agit d'une formidable rente. Vendre des parts de Renault ou PSA ne pose par contre aucun problème. Le mieux serait aussi de poursuivre la restructuration de l'immobilier public. De nombreux immeubles parisiens de grande valeur pourraient être vendus (et non pas s'il vous plaît transformés en logements sociaux !) car seuls les fonctionnaires de terrain (policiers professeurs, infirmières) sont utiles dans la capitale. Tous les autres peuvent travailler ailleurs, là où le foncier est moins cher, avec la digitalisation et les télécoms.
a écrit le 18/05/2016 à 2:51 :
ils pourraient vendre le chateau de Versailles aux Quataris
a écrit le 18/05/2016 à 0:06 :
héhé bijou de famille EDF et Areva ? Non mais sérieusement, plus personne ne veut investir dans ces boites et leur valorisation e bourse ne vaut plus rien. Areva était en faillite financière il y a moins d'un an et quand à EDF, son management a montré son incapacité a gérer des gros projets internationaux (sans parler des délits d’initiés chez Areva)
pour vendre il faut des acheteurs et personne ne veut de ces sociétés étatiques avec des personnels surpayés, surprotégés et incapables de travailler plus de 32 heures par semaine. Même les chinois CGN n'en veut pas, c'est dire...
Que le contribuable se rassure, le nucléaire français ne vient que de commencer à révéler ses vrais couts et le démantèlement des vieux réacteurs sans parler du stockage des déchets vont tuer cette filière dangereuse et hors de prix. Pourquoi croyez vous qu’EDF fait tout pour ne surtout pas commencer à démanteler un réacteur REP ? tout simplement car le grand public (con-tribuable) se rendrait compte qu'ils n'ont provisionné qu'un tiers du vrai prix. En Allemagne, le gouvernement a saisi cet argent avant qu'il ne s'évapore (mais les politiques ne placent pas leurs copains incapables corrompus a la tête des sociétés publiques, ça change des Proglio, Lauvergeon et cie)
Réponse de le 18/05/2016 à 12:21 :
EDF et en général les groupes français comme Vinci sont au contraire connus pour savoir gérer mieux que d'autres les très grands projets internationaux. C'est cette qualité qui a laissé Areva vouloir le faire à son tour sans la structure nécessaire et avec un ambitieux commandement contestable qui fait l'objet d'une prise en compte par la Justice. La valorisation de EDF ne correspond pas à sa capacité internationale que personne en remet en question mais à la charge des engagements qu'il lui est demandé d'accomplir comme du flou quant au produit à venir pour ces derniers (s'agissant des investissements anglais). EDF n'est pas à vendre à un groupe étranger! Il est possible et souhaitable qu'il fusionne avec un groupe français, TOTAL, mais pour des raisons stratégiques. Par ailleurs la provision du démantèlement des centrales est bien supérieure à celle tout autre pays et se trouve proportionnelle au temps de réalisation. La question est que la rénovation des centrales est possible pour les porter en toute sécurité à 60 ou 70 ans comme il est fait ailleurs. Notons que l'Allemagne qui est encore majoritairement au charbon se trouve dans une situation autrement plus difficile, devant payer des fortunes de taxe carbone dont elle tente de repousser les échéances. EON par exemple, après avoir vendu de nombreux actifs est obligé de se scinder en deux et voit son chiffre baisser de 160 à une estimation de 50 milliards sur l'exercice en cours. Pour RWE qui a des ventes de 60% en charbon, c'est la déroute qui l'oblige également à se couper en deux. La France est très loin de ces problèmes allemands.
Réponse de le 19/05/2016 à 0:20 :
Yakafokon...éclairez nous encore de votre lumière et de votre science du jeu de mots.
Si autant de clichés dans un même texte produisait de l'énergie, nous pourrions certes nous passer du nucléaire, peut être même du soleil.
a écrit le 17/05/2016 à 20:49 :
Il serait très intéressant de mettre en place une COMMISSION D ENQUÊTE indépendante face à toute cette gabegie financière notamment sur AREVA et EDF et que les français puissent connaitre la vérité ! C'est tellement facile de de dépenser l'argent qu'on a pas....et de dilapider le patrimoine de l'état !
Réponse de le 22/05/2016 à 13:21 :
Facile en effet la langue de bois de nos gouvernants, la dérégulation fictive du marché de l'éléctricité par les subventions énormes données au énergies intermittentes dont on a pas besoin en France est de l'ordre de Mds par an,
le comble c'est en plus le prix de l'éléctricité de la base (seule fournie par le nucléaire en particulier est de fai en dessous des prix de revient ) et ce que dit pas l'Etat c'est que la CSPE ne compense pas les subventions que doit payer EDF il rest encore 4mds d'euros à payer, quand voulez vous arretez la cabegie et le pillage par l'Europe de la France avec le soutien des écolos et du Gouvernement en place... la machine à piller sera difficile à arrêter maintenant que la plupart de nos fleurons sont passés à l'ennemi . Le fautifs sont dans tous les camps mais principalement les verts faux écolos sainte nitouche mais vrais profiteurs et destructeurs de notre nation.BRAVO
a écrit le 17/05/2016 à 18:59 :
Il a qu a ponctionner le CE d edf , blinde aux as!!!!!!! Pour commencer......
a écrit le 17/05/2016 à 18:58 :
supprimons le sénat et diminuons l'assemblée nationale , réduisons le train de vie des anciens présidents et premiers ministres ainsi les économies pour les français pourront êtres conséquentes ; bizarre qu'aucun candidat ne le propose !
Réponse de le 18/05/2016 à 2:54 :
C'est symbolique et c'est peanuts par rapport aux besoins. Quant au sénat c'est une chambre respectable dont le rôle devrait au contraire être renforcé et le pouvoir rendu égal à celui de l'assemblée nationale.
Réponse de le 18/05/2016 à 11:03 :
@bruno_bd

"Quant au sénat c'est une chambre respectable dont le rôle devrait au contraire être renforcé et le pouvoir rendu égal à celui de l'assemblée nationale".

Tiens, quand celui-ci était à gauche ,tous le monde voulait le supprimer.
Réponse de le 18/05/2016 à 17:12 :
@lachose : pas moi en tout cas. Rationaliser les assemblées, oui. Réduire le nombre de députés et de sénateurs de moitié, oui. Ceci étant les travaux sénatoriaux sont souvent de très grande qualité (que le sénat soit de droite ou de gauche d'ailleurs) grâce à la plus grande sérénité qui règne dans cette chambre. Quant aux anciens présidents, nous n'en avons que 3 en fonction, dont 2 qui ne devraient plus coûter au pays très longtemps. A l'aune des économies réalisables, la solution est donc de réélire Sarkozy ou Hollande...
a écrit le 17/05/2016 à 18:53 :
La sortie de l'Etat du capital de Renault serait une excellente nouvelle pour Renault.
Réponse de le 18/05/2016 à 7:05 :
très juste... d'autant que la prise de contrôle de Mitsubishi fait définitivement basculer le centre de gravité de l'alliance Renault-Nissan vers le Japon et l'état français y devient marginal... bien joué, Carlos Ghosn !
a écrit le 17/05/2016 à 18:34 :
Et oui, la situation, tout le monde la connait: pour faire simple, les participations dans les sociétés cotées représentent désormais des clopinettes (60 milliards comme rappelé dans cet excellent article), et en face, 2000 milliards de dettes. Rajoutons une donnée simple: le patrimoine économique National, et regardons certaines de ses lignes comme Numéraires et Dépôts, Titres e Créances, Actions.. et on constate que les passifs sont systématiquement plus importants que les actifs. Nous sommes bien en faillite (M.Fillon dans un éclair très bref de lucidité l'avait remarqué en son temps), et l'état stratège n'a pas un radis pour sauver les entreprises des plus importantes de notre pays..
Réponse de le 18/05/2016 à 7:15 :
Il y a aussi des entreprises non cotées qui pourraient être privatisées, en bloc ou par appartements : la Poste (où la vente de la banque Postale voire des activités colis pourrait rapporter pas mal même s'il n'y a pas grand chose à tirer de l'activité courrier, condamnée à terme), la SNCF qui pourrait être privatisée par ligne sur le modèle britannique, de même que la RATP. On pourrait aussi céder à bon prix le réseau autoroutier (et non plus seulement les sociétés concessionnaires). ; le réseau autoroutier non concédé pourrait l'être. Bref, on pourrait arriver à vue de nez à 100-150 milliards.
Réponse de le 18/05/2016 à 7:21 :
C'est nécessaire... aussi ! Mais apparemment on ne s'y résoudra que quand nous serons coincés comme la Grèce et quand la vieille rombière ruinée qu'est devenue la France n'aura plus de bijoux de famille à vendre pour assurer ses fins de mois. Et comme la situation interdit de sabrer dans la police, l'armée et l'administration pénitentiaire qu'il faudrait plutôt renforcer, c'est donc dans l'éducation nationale, qui a de loin les bataillons les plus importants de fonctionnaires d'état, qu'il faudra tailler.
Réponse de le 18/05/2016 à 11:10 :
"Nous sommes bien en faillite (M.Fillon dans un éclair très bref de lucidité l'avait remarqué en son temps)"

D'ou le bouclier fiscal !

Les premiers résultats, sont assez édifiants: 2398 contribuables ont bénéficié de cette restitution. 2398 contribuables qui se partagent 121 107 041 euros. Soit en moyenne, un chèque de 50 000 euros par personne. Les dossiers viennent majoritairement de contribuables parisiens, puis de la région PACA, du Languedoc Roussillon et du Nord pas de Calais.A l’époque de la création du premier bouclier à 60%, le gouvernement ciblait une grande partie des 335 000 contribuables assujettis à l’ISF (Impôt sur la fortune.)
Réponse de le 18/05/2016 à 11:53 :
Ne mélangez pas tout, @BH. Tous les pays modernes ont une dette, un passif comme vous dites, cela ne signifie pas qu'ils sont en faillite, pas plus que la France. Et, si tout le monde était en faillite, cela voudrait dire que personne ne l'est puisque tout est relatif et proportionnel, surtout le monétaire. Fillon est donc un bon démagogue cynique, essayant de prendre les français pour des imbéciles, rien d'autre. Avoir une dette, notons le au passage correspond à du crédit qui correspond à une garantie concrète d'activité et d'actifs. Une dette/crédit importante revient à l'assurance de garanties conséquentes. Par ailleurs un état n'est surtout pas à confondre avec une ménagère ou une entreprise, sa comptabilité n'a pas les même ressorts. Les participations de l'Etat sont un héritage du passé, puisqu'à un moment il y a eut nationalisation. Le pays réduit au fil du temps ses participations dans une gestion des ressources et des projets. Ces actifs ne sont pas constitués pour ni chargés de compenser la dette. L'intérêt et la bonne gestion nationale de la France suppose que l'on évite toute idéologie déplacée qui ruine les efforts communs, ni que l'on dégrade inutilement son image. Par ailleurs si les grandes entreprises du pays sont parfois à restructurer, comme je l'indique pour EDF, il s'agit d'un processus classique qui ne suppose en rien qu'elles seraient "à sauver". Il s'agit de stratégie, et non pas de panique.
a écrit le 17/05/2016 à 18:15 :
Ses bijous de famille, ce gouvernement, il y a longtemps qu'il les a perdu!
a écrit le 17/05/2016 à 17:55 :
les socialistes sont des specialistes pour investir dans des canards boiteux
ce qui est malheureux dans le cadre des entreprises citees, c'est que c'est l'etat lui meme qui les a transfomes en pot de pus, avant de decouvrir avec stupeur et stupefaction des effets des politiques de l'etat stratege ultra neo keynesien
a écrit le 17/05/2016 à 17:16 :
Ferait mieux de sabrer dans la masse salariale de la fonction publique .
Réponse de le 18/05/2016 à 15:29 :
Oui tout à fait d'accord en diminuant significativement leur nombre dans les missions non régaliennes (qui obèrent les régaliennes...) car c'est le plus gros problème du pays
a écrit le 17/05/2016 à 16:31 :
Quand on gère comme des cochons, on finit par en tuer, pour survivre.
a écrit le 17/05/2016 à 16:27 :
Il est évident que l'activité de EDF est en phase terminale. L'électrification de la France est terminée depuis longtemps et l'entreprise passe son temps, beaucoup de temps, à installer et entretenir du nucléaire, non parce qu'elle y croit ou que cela serait nécessaire mais parce le processus reste sa dernière activité réelle. On laisse donc faire tous les acteurs de la pyramide qui chapeaute la filière atomique sans souci de rentabilité si ce n'est un alignement sur la tarification pétrolière. Pas question d'être performant pour les acteurs économiques français mais seulement pour ses propres préoccupations salariales. On met bien ici ou là en avant le principe des énergies vertes qui seraient un nouvel espace à conquérir, mais le coeur n'y est pas. Chez EDF on voudrait que rien ne bouge et que la soupe continu a être chaude. Si le groupe s'est trouvé dans quelques stratégies européennes, c'est uniquement parce qu'il y a été convié et non par ambition de développement. Il n'a d'ailleurs de cesse de se lancer dans des opérations longues qui portent l'examen des métiers à plus tard en légitimant son utilité. Il s'en est trouvé bien puisque l'augmentation mirifique des prix du pétrole lui a évité une faillite qui serait arrivée sinon depuis longtemps. On a vu ce même état d'esprit chez Areva où ce qui semble avoir gêné dans la croissance miraculeuse c'est que des événements exogènes viennent en troubler le modèle. Cet énervement perceptible se base sur la croyance que tout est possible et que rien ne peut faire cesser la routine. GDF et TOTAL, avec des parcours différents se situent bien plus dans la compétition où rien n'est acquis. Le gouvernement, après avoir à réduire le train de vie fastueux des chapeaux de la filière atomique devra s'employer à l'intégrer à son principal client qu'est EDF puis, progressivement à intégrer cette structure à TOTAL pour en faire un bloc performant. On voit d'ailleurs ce dernier se dimensionner pour passer du statut de pétrolier à celui d'énergéticien très diversifié (avec la reprise de Saft et différentes et multiples cessions par exemple). c'est donc à très court terme que l'état refinance. Il était bien temps de réagir.

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