Le rebond de l'économie sera moins fort que prévu. Selon les dernières projections macroéconomiques de la Banque de France publiées ce lundi 14 décembre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore augmenterait de 5% en 2021. Après un printemps désastreux et un été au plus haut, l'activité économique plonge à nouveau en cette fin d'année. La recrudescence du virus à la fin de l'été et les différentes mesures pour endiguer la propagation de cette maladie infectieuse ont plombé les espoirs d'une reprise rapide. Par rapport à juin et septembre (7,4%), les économistes de la Banque ont dégradé de plus de deux points leurs projections de croissance même si le choc en fin d'année est moins brutal qu'au premier trimestre. "L'impact du second confinement a été beaucoup moins sévère que le premier confinement du printemps. L'hébergement et la restauration ont été très touchés lors des deux confinements. Les services à la personne ont été moins affectés qu'au printemps. Enfin, beaucoup de secteurs ont été beaucoup moins frappés comme le bâtiment ou les services aux entreprises. La baisse du PIB au T4 serait de -4%. Sur l'ensemble de l'année, l'activité serait à 9%" a déclaré le directeur des études à la Banque de France, Olivier Garnier, lors d'un point presse ce lundi matin. "Dans le scénario central, notre hypothèse est relativement prudente. Le plein effet des vaccinations se ferait ressentir à la fin de l'année 2021 et le virus serait toujours là en début d'année 2021" a ajouté le gouverneur François Villeroy de Galhau.
Face à toutes ces interrogations, les conjoncturistes ont élaboré trois scénarios. Dans leur scénario central, ils expliquent que le retour au niveau d'avant-crise, c'est à dire celui de fin 2019, ne se fera pas avant la mi-2022. Ils font le pari que les mesures prises à l'automne doivent permettre de maîtriser la progression de l'épidémie jusqu'à la fin de l'année 2020. Mais elle ne seront levées que progressivement pour éviter un nouveau reconfinement.