La Banque de France table sur une croissance à 0,3% au second trimestre

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Dans les services, l’indice du climat des affaires s’établit à 102 en avril, après 103 en mars.
Dans les services, l’indice du climat des affaires s’établit à 102 en avril, après 103 en mars. (Crédits : Photo by Alex Kotliarskyi on Unsplash)
La croissance de l'économie française devrait se stabiliser à 0,3% au deuxième trimestre, prévoit la Banque de France dans sa première estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture pour avril.

Les prévisionnistes de la Banque de France se révèlent prudents. Selon l'institution bancaire, le produit intérieur brut de la France devrait augmenter de 0,3% au deuxième trimestre, soit le même taux qu'au premier trimestre d'après une première estimation publiée ce lundi 14 mai. Ces résultats sont concordants avec les premières estimations de l'Insee pour le premier trimestre. L'institut de statistiques français a annoncé récemment que la croissance sur les trois premiers mois de l'année pourrait s'élever à 0,3%. Pour le second trimestre, les économistes de l'organisme public prévoient 0,4% de croissance. Sur l'année, l'acquis de croissance est évalué à 1,2%.

Lire aussi : Coup de frein pour le PIB français au premier trimestre, qui retombe à 0,3%

Une croissance moins soutenue dans les services

Selon les chefs d'entreprise interrogés par la Banque de France, la production industrielle a en effet "un peu" accéléré en avril, à la faveur d'une dynamique bien orientée dans les secteurs de la chimie, de l'aéronautique et des équipements électriques. Mais d'après les chefs d'entreprise interrogés, l'activité devrait se stabiliser en mai.

L'activité des services, dans laquelle les effectifs ont continué d'augmenter "assez rapidement", a quant à elle progressé "à nouveau vivement", notamment dans le conseil, l'ingénierie et la publicité. Mais les entrepreneurs s'attendent à une croissance moins soutenue en mai.

Le bâtiment, enfin, a connu une évolution "dynamique", dans le gros oeuvre particulièrement. Mais là encore, les chefs d'entreprise tablent sur une progression de l'activité "de moindre ampleur en mai", souligne l'institution monétaire.

Une croissance à 1,9% sur l'année

"Ce rythme un peu plus lent pourrait être influencé par le calendrier des vacances exceptionnelles en mai", a souligné le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d'une conférence consacrée à la politique monétaire.

"À ce stade, les nouvelles commandes restent bien orientées et ne signalent pas de changement de tendance", a ajouté le gouverneur.

Sur l'ensemble de 2018, l'institution monétaire table pour l'heure sur une hausse du PIB de 1,9%, en raison des bons résultats enregistrés l'an dernier (2% de croissance), qui se répercutent mécaniquement sur ceux de l'année en cours.

Dans ses dernières prévisions mi-avril, le gouvernement disait parier sur une croissance de 2% cette année. Un chiffre légèrement supérieur à celui de la Banque de France (1,9%) mais inférieur à ceux de l'OCDE (2,2%) et du FMI (2,1%).

Lire aussi : Croissance : Macron la chance, cela va-t-il durer ?

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 16/05/2018 à 22:27 :
ça ne dépassera pas les 1,4% cette année
progression de 0,4% par rapport à l’ère Hollande.
a écrit le 14/05/2018 à 19:49 :
Cocorico? si nous parlions plutôt d'un heureuse variation saisonnière tout simplement.
a écrit le 14/05/2018 à 16:33 :
On est sur un palier de croissance, il y a urgence à réduire la dépense publique, vite vite
a écrit le 14/05/2018 à 16:04 :
Le feu de joie est déjà terminé. Il est évident que les rafales de pseudo-réformes "macroniennes" n'ont eu aucun effet sur la conjoncture internationale; nos voisins européens ont montré plus de bons sens, comme le montrent leurs résultats. Vivement le prochain quinquennat! Encore quatre ans!... Verront-nous un jour l'homme providentiel qui restaurera les finances publiques et la grandeur de la France? Il y a de quoi désespérer.
a écrit le 14/05/2018 à 13:31 :
On voit bien que ce ne sont pas avec des résultats aussi médiocres que l'économie va vivre le changement dont elle aurait besoin.

A force de détruire les outils de production et la force de travail incarnée par les salariés mais résumée par les comptables des financiers au détestable et stupide "cout du travail", il est évident que nous ne pouvons, comme d'habitude, que générer de la croissance pour les seuls riches. Principe oligarchique s'il en est.

Heureusement qu'une éclaircie pointe peut-être son nez en Italie... même si on ne voit pas ce que la finance ne peut pas se payer au final.

Nous sommes condamnés à être exposés sans arrêt à la bêtise des possédants.

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