La baisse du pouvoir d'achat pourrait freiner la croissance

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Les dépenses d'investissement des ménages pourraient ralentir comme le suggère la stabilisation des ventes de logements neufs observée ces derniers mois indique l'Insee.
Les dépenses d'investissement des ménages pourraient ralentir "comme le suggère la stabilisation des ventes de logements neufs observée ces derniers mois" indique l'Insee. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
La hausse de la fiscalité sur le carburant et le tabac pourrait peser sur le pouvoir d'achat des Français au cours du premier semestre 2018, selon les dernières prévisions de l'Insee.

La reprise montre déjà quelques signes de faiblesse. Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee publiée ce mardi 20 mars, la prévision de croissance pour le premier trimestre 2018 est légèrement revue à la baisse par rapport aux dernières projections de décembre dernier (+0,4% contre 0,5% prévu initialement). Alors que 2017 a signé le retour d'une croissance française solide (2%, son plus haut niveau depuis 2011), l'activité pourrait connaître quelques signes d'essoufflement en ce début d'année. Ce ralentissement intervient dans un contexte de grogne sociale où le gouvernement multiplie les réformes et les foyers de contestation se propagent.

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Ralentissement de la croissance

Le rythme de croissance du PIB pourrait ralentir au cours des six premiers mois de l'année 2018. Depuis le début de l'année, certains indicateurs de confiance ont cessé de progresser comme dans l'industrie et le commerce de détails. D'autres indicateurs relatifs aux services, au bâtiment et au commerce de gros se sont même repliés tout en restant à des niveaux supérieurs à leur moyenne de long terme. En février dernier, le climat des affaires a atteint 109 contre 106 en décembre dernier.

| Lire aussi : Climat des affaires : l'industrie et les services en repli

Le pouvoir d'achat pourrait marquer le pas

Pour expliquer cette baisse des prévisions, les économistes de l'Insee indiquent que le pouvoir d'achat des Français pourrait marquer le pas au cours du premier trimestre. Ce ralentissement serait en grande partie lié à un regain de l'inflation et une pression fiscale accrue. La hausse de la fiscalité sur le tabac et les carburants intervenue au cours du premier trimestre pourrait ainsi avoir un impact sur le porte-monnaie des Français et la consommation des ménages. Si le gouvernement s'est employé à mener une stratégie de communication en faveur du pouvoir d'achat au cours des dernières semaines, il semble que le calendrier des réformes mis en oeuvre par l'exécutif soit défavorable à la consommation des ménages.

Selon l'institut de statistiques, les ménages pourraient également freiner leur dépenses d'investissement au cours du premier trimestre, comme le suggère la stabilisation des ventes de logements neufs observée ces derniers mois. La fin d'année pourrait être plus favorable compte tenu du calendrier de mise en oeuvre des réformes notamment sur la suppression progressive de la taxe d'habitation. Mais les prévisions relatives à la consommation des ménages "restent dépendantes de la manière dont ces derniers anticipent l'évolution de leur pouvoir d'achat".

| Lire aussi : Pouvoir d'achat : les Français déçus par Macron

L'investissement des entreprises accélère

L'investissement des entreprises non financières a accéléré en 2017 (4,4% après 3,4% en 2016). Selon l'Insee, les entreprises ont affiché des taux d'investissement inédits depuis 40 ans (22,4%) et cette tendance devrait se poursuivre dans les mois à venir.

"Après sa vive croissance en fin d'année 2017 (+1,6 % après +1,1 % au troisième trimestre), l'investissement resterait solide (+1,1 % au premier trimestre puis +1,2 % au deuxième) en réponse aux tensions persistantes sur l'appareil productif."

Les chefs d'entreprise devraient continuer à profiter de la hausse du taux de CICE de 6% à 7% (au titre de l'année 2017 versé en 2018). Les marges des entreprises à la fin du deuxième trimestre 2018 devrait être proche de leur niveau moyen de 2017 (31,8% pour les sociétés non financières).

| Lire aussi : Taux de marge, délais de paiement, investissements... tout connaître sur les entreprises françaises

Des perspectives favorables pour l'emploi

En 2017, l'économie française a connu une sérieuse embellie sur le front de l'emploi avec 257.000 de postes dans le secteur marchand et 277.700 emplois en tout dans le privé. Pour 2018, les perspectives restent favorables avec des enquêtes de conjoncture et un climat de l'emploi qui restent stables à 109 depuis décembre. Au cours du premier semestre, l'emploi salarié marchand accélérerait  (+129.000) contre 124.000 pour le dernier semestre 2017. Il resterait à des niveaux proches du premier semestre de l'année dernière (133.000).

Dans le tertiaire marchand, les créations d'emploi resteraient toujours robustes (+113.000) représentant l'essentiel de la hausse. Parmi elles, l'intérim progresserait encore au cours des six premiers mois de l'année (+20.000) poursuivant ainsi sa tendance de long terme. L'industrie pourrait à nouveau créer des emplois (+6.000 créations nettes, comme au second semestre 2017).

| Lire aussi : Emploi : l'intérim est en plein boom

Dans le secteur non marchand, l'emploi salarié devrait baisser au moins jusqu'en juin prochain (-13.000) suite à la diminution du nombre de bénéficiaires de contrats aidés. Au total, l'emploi progresserait de 113.000 postes durant le premier semestre 2018 contre 133.000 sur la même période, un an auparavant.

| Lire aussi : Fin des contrats aidés : quel impact sur l'emploi ?

Stabilisation du chômage

Le taux de chômage a fortement baissé au cours de l'année 2017 passant de 10% à 8,9% au sens du Bureau international du travail (BIT). Selon les spécialistes de l'Insee, le taux de chômage resterait inchangé au premier semestre 2018 à 8,9% de la population active, en baisse de 0,5 point sur un an.

| Lire aussi : Le taux de chômage repasse sous la barre des 9%

Les économistes de l'organisme public restent toutefois prudents sur leur scénario même à court terme. En effet, cette prévision est "susceptible d'être affectée par les incertitudes politiques qui subsistent de part et d'autre de l'Atlantique. Le retour éventuel de tensions inflationnistes pourrait aussi conduire à plus d'incertitude sur l'évolution de la politique monétaire américaine et la manière dont elle est accueillie par les marchés".

| Lire aussi : Économie mondiale : la reprise est-elle durable ?

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Commentaires
a écrit le 22/03/2018 à 12:45 :
Je suis retraité et une retraite suffisante pour moi en théorie sauf que me restent sur les bras deux enfants que je dois aider à bout de bras car cette société n'a pas été capable de leur donner un métier et un emploi.
C'est la première fois depuis 1952 que je goûte au parfum amer de la misère ne sachant pas combien durera mon petit pécule avant de frapper à la porte des resto du coeur.
a écrit le 21/03/2018 à 17:12 :
C'est un devoir pour ne pas dire une lutte des retraités de freiner la croissance. Ils en ont les moyens et le gouvernement en subira les conséquences. Car les seniors eux faisaient tourner l'économie. C'est le seul moyen de faire pression sur notre Président avant qu'il nous rabaisse au niveau des retraités Grecques.
Réponse de le 22/03/2018 à 7:58 :
En gros vous préconisez de saborder l’économie du pays ? C'est n'importe quoi !
C'est quoi l’intérêt, faire monter les extrêmes ?
Les retraites des retraités actuels sont payées par les actifs et si les actifs ne sont pas suffisamment payés ils arrêteront de financer les retraités.
Réponse de le 22/03/2018 à 13:24 :
@velkavatar : non, c'est assez censé au contraire. Quand vous êtes mécontents (et y'en a en ce moment !), vous pouvez faire quoi ? Manifester dans les rues ? Le Gouvernement s'en fout ; il va attendre que vous vous épuisiez, les casseurs vont arrivés, puis les forces de l'ordre et puis c'est fini ! Faire grève ? Seuls les fonctionnaires en ont (peut-être) un peu les moyens. Par contre, quand vous faites "grève" de la consommation, là personne peut vous mettre en taule. Et ça, c'est la seule chose qui pourrait sérieusement ébranler Macron : mettre la croissance en péril !
Mais pour ça, il faut être un peu plus malin, courageux et solidaire que le citoyen français actuellement. Si seulement 20% d'entre-eux avaient d'un coup reporter leur achat de voiture, appartement, smartphone et gros achat au mois de septembre, à la veille d'une probable reprise, les lois Travail ne seraient sûrement pas passées aussi facilement.
Ça s'appelle de la résistance passive !!
Réponse de le 23/03/2018 à 16:43 :
je répondrais ceci en accord avec pemmore
nous simple citoyen qui souhaiteraient que les politiques se souviennent qu ils sont élus pour le peuple ET NON pour leurs intéréts ou ceux de leurs amis comme c le cas depuis bien trop longtemps AMEN
Réponse de le 25/03/2018 à 11:32 :
Vous savez, les Grecs (et dans un moindre degré les Portugais et les Espagnols) furent les premières victimes-cobayes de cette attaque néolibérale contre les droits des travailleurs et l'Etat-providence.
Les peuples européens n'y ont vu que du feu et ils ont laissé faire, parfois en devenant des véritables complices des bourreaux costumés.
Maintenant c'est tout simplement leur tour...
a écrit le 21/03/2018 à 16:59 :
si la croissance repart, nous avons tous a y gagnier , mais ont nous avons tous deja entendue que ont allaies voir le bout du tunnel , que cela ne prend plus , desormez chaqu un vas devoir revoir ses bujets ,comme le gouvernement ?pars ses reformes veux essaiyez de faire , moi je redit qu il faut leurs laisse du tempt , il ssont capable de revoir leur programes si nous manifestons notre mecontentement de tempt en tempt, c est pour cela que je decendrais dans la rue LE JEUDI 22MARS PARS SOLIDARITEZ???
a écrit le 21/03/2018 à 14:03 :
En soi c est pas une mauvaise nouvelle. l industrie francaise n est de toute facon pas capable de repondre a une demande accrue. donc une hausse de la consommation signifie une hausse des importations. IL faut d abord redresser l industrie francaise et ca prend au moins 10 ans (en admettant qu on le veuille).

Pour le reste, si on veut redonner du pouvoir d achat il y a un truc tres simple a faire. Faire chuter les prix de l immobilier qui plombent les actifs. Ca va faire hurler les boomer retraites et multiproprietaires mais c est une bonne nouvelle poru les autres. L Etat peut le faire assez simplement:

1) arret des subvention de type PTZ et Pinel

2) interdiction des credits de plus de 15 ans (ou taxation massive des banques les produisant au choix)

3) loyer fictif ajoute a l IR pour les proprietaires comme en Suisse
Réponse de le 21/03/2018 à 17:13 :
@cd: le loyer fictif est une spoliation, si on est propriétaire, c'est qu'on a remboursé des emprunts pendant de longues années, et non été une cigale. Il faut être totalement dénué de bon sens pour émettre ce type d'idée. La France devient collectiviste et aura bientôt le "succès" de l'ex URSS
Réponse de le 21/03/2018 à 18:11 :
@cd. Loyer fictif = vol. J'ai rarement vu une telle ineptie.L'acte de propriété ne se trouve pas dans une pochette surprise.C'est le fruit du travail pour rembourser les emprunts.La pluspart des gens paye leur logement .
Peu sont fils ou filles de...ou ont un oncle en Amérique.
Si acheter votre logement ne vous interesse pas ou n'en avez pas le courage ,je vous conseille plus de réflexion ,ça ne fait pas de mal.
a écrit le 21/03/2018 à 13:55 :
Dans cet article, si on se donne la peine de lire plus que le titre, on lit que l'investissement est à son plus haut depuis 40 ans! Rien que ça. Comme dit, le dicton les investissements d'aujourd'hui sont les emplois de demain, alors un mini trou d'air sur la conso osef. Pour accompagner ce formidable mouvement, il faut réussir la réforme de l'apprentissage et de la formation professionnelle ainsi que sa mise en place.

Que le gouvernement continue, il est sur la bonne voie pour redresser le pays. Les râleurs permanents et autres blasés changeront jamais de discours, inutile de perdre du temps à les écouter.
Réponse de le 23/03/2018 à 14:46 :
"Anti troll blasé"

C'est bien mon gars ! T'as des combats importants dans la vie toi au moins hein... ^^
Réponse de le 25/03/2018 à 11:40 :
"les investissements d'aujourd'hui sont les emplois de demain":
Oui, naturellement, à une condition près: qu'il ait des clients solvables, c'est à dire disposant d'un pouvoir d'achat conséquent. Car on ne peut pas se baser seulement sur les exportations: d' une part si tout le monde se met à exporter, qui va importer? De l'autre, même les exemples réussis (Allemagne, Chine, Japon) tremblent devant toute menace de chute du pouvoir d'achat de leurs clients ou de guerre commerciale.
Il faut se souvenir que, en 2008, la France a mieux tenu face à la crise que l'Allemagne exportatrice.
a écrit le 21/03/2018 à 13:05 :
l'année 2018 sera l'année des déceptions , les français moyens et les précaires vont continuer de s'appauvrir .
a écrit le 21/03/2018 à 11:03 :
Macron, son gouvernement et tous ceux qui gravitent autour vivent dans une bulle. Hors du concret et de la vie quotidienne de millions de Français qui prennent de plein fouet hausses de la fiscalité et hausses de tous les éléments de la vie quotidienne, alors que les revenus stagnent. Le choix est de consommer à peu près autant de saletés chinoises à bas prix (bilan négatif pour le commerce extérieur de la France) ou moins de produits plus locaux plus chers (donc pas de croissance). Pas sûr qu'un énarque puisse comprendre cela.
Réponse de le 25/03/2018 à 11:44 :
"Macron, son gouvernement et tous ceux qui gravitent autour vivent dans une bulle. "
mais non, pourquoi affirmez-vous cela? Son ministre ne vient-il pas de calculer avec une très grandeprécision le nombre des SDf parisiens à 50?
Ils vivent plongés au coeur de la société et de ses préoccupations.
a écrit le 21/03/2018 à 10:17 :
On parlait deja de ras le bol fiscal sous Hollande mais là il faut l'appeler comment ?
a écrit le 21/03/2018 à 10:13 :
.0... puisque le freluquet a dit qu'on était gagnant !
a écrit le 21/03/2018 à 9:29 :
ça fait trente ans que je travaille et ça fait trente ans que les cotisations sociales, taxes et impôts n'ont pas cessé d'augmenter. Quand j'ai commencé je payait 16% de mon salaire brut de cotisations sociales maintenant je suis à 25%. Au début les salaires augmentaient correctement mais depuis une dizaine d'années les augmentations de salaire sont de plus en plus faibles voir inexistantes. Lorsque nos politiques auront compris qui serait temps d’arrêter d'augmenter le taux des prélèvements obligatoires qui sont actuellement d'environ 57 % de la richesse nationale. Encore si le pays n'avait pas une dette de plus 2000 milliards € et que les comptes étaient à l’équilibre on pourrait comprendre .
Réponse de le 21/03/2018 à 9:57 :
" Encore si le pays n'avait pas une dette de plus 2000 milliards € et que les comptes étaient à l’équilibre on pourrait comprendre "

Totalement paradoxal ce que vous dites là, c'est justement à cause de la dette qu'il y a augmentation des prélèvements hein.

Vous savez que vous commentez sur un site économique là hein ? Vous êtes pas sur un site touristique, faites attention à ne pas trop mélanger vos pseudos quand même hein...
Réponse de le 21/03/2018 à 10:14 :
" Lorsque nos politiques auront compris " .... comptez la dessus et buvez de l'eau !
Réponse de le 21/03/2018 à 11:19 :
@tbrlub vous avez mille fois raison.Les politiques savent ce qui se passe.Simplement nous sommes dans une société clientéliste:on ne peut en sortir que par un choc économique ou un choc politique dans le mauvais sens
Réponse de le 21/03/2018 à 12:43 :
@ tbrlub

Tant que l'État Français sera incapable d'avoir un budget équilibré année après année, et tant qu'il sera incapable de financer ses dépenses par des recettes, les déficits augmenteront et la France continuera inexorablement à s'endetter tant qu'il y aura des prêteurs sur les marchés, et il y en aura... tant que la France demeure dans l'UE et dans la Zone Euro.

Depuis plus de 30 ans, avez-vous vu un seul gouvernement essayer de maîtriser les dépenses dans ce pays ? Avez-vous entendu un seul de ces politiciens annoncé son intention de s'attaquer au déficit budgétaire ? Surtout quand on cri victoire en passant de 3% à 2,7% de déficit... et que déjà on veut faire sauter la caisse de la ''cagnotte''... sinistre et lamentable.

Comment rendre crédible le cri du cœur de Macron qui, en se bombant le torse se cogne le poitrail du poings et déclare solennel ''France is back''... quand ses interlocuteurs du G20 le regarde en voulant dire ''arrête de faire des discours creux et met toi au travail''... La France a toujours été jugé par ses actions... mais on a beau dire... ça parle beaucoup trop dans ce pays.
a écrit le 21/03/2018 à 8:50 :
Il ne faut pas dire "pourrait" freiner, le mal est fait, avec cette avalanche de taxes,impôts lois liberticides en cascades qui sont à chaque fois un grain de sable mis dans chacun dans les rouages de l'économie.
a écrit le 21/03/2018 à 8:50 :
Merci pour cette vérité, avouez qu'il faut en attendre des articles et des articles pour lire enfin ce que nous vivons réellement, parce que les articles ultra enthousiastes nous annonçant le retour de la prospérité et de la croissance depuis 10 ans ça on n'en manque pas !

"Le taux de chômage a fortement baissé au cours de l'année 2017 passant de 10% à 8,9% au sens du Bureau international du travail (BIT)"

ET nous savons tous que cela est du surtout à une augmentation des radiations de pôle emploi, et ces contrôles sévères qu'impose l'état nous démontre que c'est la sa principale mesure contre le chômage, virer les chômeurs des stats.

Au secours.
a écrit le 21/03/2018 à 7:41 :
Notre raisonnement en matière d'économie est faux. Il faut tenir compte du role de l'énergie. Voir la note n°6 du CAE. C'est urgent!
a écrit le 21/03/2018 à 7:10 :
La révolution Macron nous fait passer d'une société de consommation mortifère a une société de production vertueuse.Ceux qui sont actifs et qui produisent sont en train de prendre le pouvoir,n'en déplaise aux poids morts de la société
a écrit le 20/03/2018 à 23:33 :
Deux erreurs majeures pourraient faire basculer les bons débuts du mandat Macron : les prélèvements obligatoires ne baissent pas et le tout punitif mine les ménages, en particulier celles et ceux qui prennent leur voiture pour aller bosser... On va encore les encourager à rester à la niche ! Dans ma région, les accidents repartent à la hausse... parce que les gens doivent toujours courir plus pour gagner un tout petit peu plus, sinon autant, voire moins. Dommage. Ce n'est vraiment pas ce dont on a besoin aujourd'hui.
a écrit le 20/03/2018 à 21:59 :
Hollande a ramé pendant 5 ans pour réparer les hausses d'impôts du début de quinquennat.
Macron commet les mêmes erreurs.
Baisse de pouvoir d'achat des retraités, des fonctionnaires voilà comment on grippe la croissance quand on sait que la consommation est un élément essentiel de cette croissance.
Les grèves et le malaise social vont aussi y participer à la baisse de la croissance.
a écrit le 20/03/2018 à 21:37 :
Macron une honte ?
a écrit le 20/03/2018 à 21:22 :
Macron l homme du pouvoir d achat macron president de la précarité c est mieux ?
a écrit le 20/03/2018 à 21:19 :
c est ce que pensent tous les Retraités ! il suffit de lire la presse régionale . tous concernés
a écrit le 20/03/2018 à 21:08 :
Les retraités sont des consommateurs comme les autres , et il y a des millions de retraités qui vont réduire leurs dépense par réaction avec un effet démultiplicateur
Réponse de le 21/03/2018 à 13:56 :
d un autre cote, si les actifs sont moins taxé ca pourrait etre positif non seulement soicalement (les retraites sont en moyenne plus riche que les actifs) mais aussi economiquement (au lieu de financer des voyages, thalasso ou remplir le livret A)
a écrit le 20/03/2018 à 21:05 :
Macron president du pouvoir d achat non president de la précarité ? President des riches la ok
a écrit le 20/03/2018 à 20:44 :
Le taux des prélèvements obligatoires, 57 % est un frein à la croissance. Macron vient d'augmenter la CSG, il pénalise les retraités mais pas seulement, tout augmente , taxes, impôts locaux, assurances, transports etc..... les classes moyennes sont laminées, pas étonnant, que la croissance soit faiblarde depuis des années.
a écrit le 20/03/2018 à 20:07 :
Je peux vous dire qu'en tant que retraité je vais m'en occuper de la croissance de la France. Zéro dépenses superflues, mon argent je le garde bien au chaud. Au pire j'irai le dépenser en vacances à l'étranger. Et dans mes relations j'ai un grand nombre de retraités qui agissent de même et qui coupent leurs dépenses superflues. Ils nous reste deux armes, nos dépenses et notre carte d’électeur. La chasse au Macron est ouverte.
Réponse de le 20/03/2018 à 22:26 :
Bravo, belle mentalité. Après avoir pillé la France pendant les belles années de croissance soutenue en mettant en place un État Providence totalement délirant (=avoir vécu au dessus de vos moyens et mis les générations futures durablement dans la mouise), voilà que vous crachez dans la soupe. Les jeune travailleurs qui connaissent un taux de pauvreté deux fois supérieur à celui des retraités (et qui payent votre retraite...) apprécieront que vous donniez vos sous et donc du travail à l’étranger.

Ma foi vous emporterez probablement votre rancune et votre ingratitude dans la tombe...mais pas votre fric !
Réponse de le 21/03/2018 à 8:01 :
Laustralien22 vote avec ses pieds... vu l'élection volée de 2017 qui a empêché un véritable choix, il a raison.
a écrit le 20/03/2018 à 20:03 :
les mêmes erreurs que Hollande l élève les répète. je roule 60000 km par an et la hausse des taxes officiellement écolo me prends 500 euro en année pleine. et macron se veut l homme des travailleurs. un pur prototype des grandes écoles type Juppé Fabius.. ..avec le résultat que l on connait
a écrit le 20/03/2018 à 19:56 :
voila un moyen de pression formidable sur le gouvernement et les entreprises:
que les déçus, mécontents, retraités, fonctionnaires et assimilés, fassent la grève de la consommation quotidienne et exceptionnelle voire par marque ...ça devrait concerner 5 à 10 millions de personnes adultes et là on verrait si ces catégories ne sont pas utiles au privé.... ou à l ' économie mais bon ça c ' est un scénario de bd...quoique héhé
a écrit le 20/03/2018 à 19:54 :
Le matraquage fiscal sur le gaz et les carburants a été massif. La hausse de 8ct d'€ de la fiscalité sur le gazole est le plus fort coup de pouce fiscal jamais enregistré sur des carburants en France (même Sarkozy en 1993, avec un coup de pouce de 42ct de Franc sur l'essence, soit 6,4ct d'€), n'avait pas osé faire pire. Résultat pratique, la France partage avec le Royaume-Uni et la Suède le triste podium des gazoles les plus chers en Europe. Alors même que les moteurs diesel Euro 6 sont désormais très propres et dégagent peu de CO2.
a écrit le 20/03/2018 à 19:33 :
La hausse du pouvoir d'achat j'imagine que c'est "globalement", une fois le chômage réduit, beaucoup plus de gens ayant un revenu, donc plus d'argent en stock.
La hausse de la fiscalité sur les carburants en 2018, ça c'est fait pour compenser les baisses de cotisations sur les salaires (pour donner plus de pouvoir d'achat), un changement d'assiette. J'ai fait le plein fin décembre et suis pas encore à 1/2, j'ignore donc les nouveaux prix (je fais des demi-pleins, pour ne pas descendre sous 1/2, ça évite les soucis surtout en Laponie).
Pour améliorer son pouvoir d'achat des fumeurs, arrêter de fumer fait bondir les sommes disponibles ! Enfin ça dépend des usages. Parfois de quoi se payer un voyage.
En 2019, les gens vont voir leur IRPP sur les revenus 2018 rester dans leur poche, l'impôt 2019 sera prélevé en 2019, année "blanche" en stock (utile pour boucher le trou de prélèvement, le moi de janvier verra 1/12 de l'IRPP prélevé, ce qui reste bouchera 12 trous, mais en 2020, ça sera terminé, plus de stock du tout).
Attendons octobre pour voir le taux de baisse de la TH.
Réponse de le 21/03/2018 à 6:44 :
aujourd'hui les taxes sur le gas oil est totalement délirante et cela ne compense rien : la feuille de paie n'a vu aucune augmentation !!! les impôts ont fortement augmenté et cela se verra très vite dans une consommation qui est faussement prise dans le PIB : nos ponctionnaires sont bien des escrocs qui prennent la consommation dans le PIB surtout quand cet argent pare en CHine ou en Allemagne !!!
Réponse de le 21/03/2018 à 8:09 :
On peut ramener de Pologne 40 certouches de cigarettes soit 40 paquets ; chaque paquet y coûte 5 € de moins qu'en France, soit 200€ de bonus. On peut trouver des vols pour la Pologne à moins de 40€ aller/retour... Fumeurs, vous savez ce qui vous reste à faire.
a écrit le 20/03/2018 à 19:23 :
Je suis un petit citoyen pas forcément sans moyen mais mécontent de ce pouvoir jupitérien qui se moque de la ruralité qui méprise les anciens et qui n' a qu'un regard pédant pour les ouvriers employés et un discours bien loin de la réalité pour l'handicap. En fait un exécutif qui ne pense que pour une partie de la population mais certainement pas pour les 66 ou 67 millions de citoyens, alors avec mon très très petit pouvoir j'ai décidé de ne plus consommer pire je me suis mis à revoir tous mes contrats assurances, banques, téléphonie, énergie et systématiquement je sanctionne. Oui les tous tous petits ont un grand pouvoir celui de ne pas consommer ou à minima quelques mois suffiront pour que le pouvoir et ses élus LREM cessent de mépriser une grande partie de notre pays. Je note que dans le registre mépris l'exécutif n'est pas en reste pour ceux qui nous ont grandement aidés à nous défaire de Daesh, les kurdes laissés à l'abandon devant les troupes turques une honte pour notre pays. La real politique est elle le droit de donner aux turcs le droit de tuer peut-être des femmes et des enfants de nos alliés.
Réponse de le 21/03/2018 à 8:52 :
+1 J ajoute à votre commentaire Macron faisant la leçon de démocratie à mr Poutine :une honte pour nous nantais mais ce n est pas le sujet du jour . Macron c est les francais les uns contre les autres .Je n ai toujours pas compris pourquoi baisser la retraite de quelqu' un qui touche 1500e pour le augmenter le salarié qui touche la même chose . La baisse de la taxe d habitation est encore une mesure d aparteid fiscal : quel propriétaire peut croire une seconde que cette baisse ne sera pas compensée par l explosion des taxes foncieres?
a écrit le 20/03/2018 à 19:10 :
Mais non, Emmanuel a redonné du pouvoir d'achat....mais Macron le reprend d'une autre main....et puis c'est pour la santé de la pietaille laborieuse qui fume trop et qui roule dans des voitures diesel pourries😂😎
a écrit le 20/03/2018 à 18:55 :
le tabac !!!!! la belle affaire !!!! parlez plutôt de la hausse de la CSG pour les retraités nantis à 1400 euros !!! ça, ça va faire mal en baisse de consommation !!!
a écrit le 20/03/2018 à 18:52 :
Tiens donc, les machins officiels commencent à se rendre compte que la hausse de la fiscalité, sans compter toutes les autres (assurances, péages, mutuelles, ...) ont une influence sur le pouvoir d'achat. Mon porte-monnaie s'en est aperçu depuis longtemps
a écrit le 20/03/2018 à 18:44 :
C'est ce que je me disais en rentrant. J'ai l'impression de bosser pour me nourrir et là boum je vois que le café a pris 5%.
a écrit le 20/03/2018 à 18:38 :
depuis la hausse de la CSG j'ai baissé mes dépenses d'un montant supérieur à cette hausse en prévision des prochaines mauvaises surprises et visiblement je ne suis pas le seul
a écrit le 20/03/2018 à 18:34 :
"Les chefs d'entreprise devraient continuer à profiter de la hausse du taux de CICE de 6% à 7% (au titre de l'année 2017 versé en 2018)".

Toujours sans aucun contrôle, je suppose
Réponse de le 20/03/2018 à 19:35 :
Ben non c'est inconditionnel. Aux USA les patrons ont bien dit que la baisse des impôts que Trump a décidé, ça irait aux actionnaires, peut-être 6% maxi aux salaires, et encore ...... Investir c'est pas un bon placement. ... Même dans la production d'alu et d'acier.
Réponse de le 21/03/2018 à 8:13 :
le CICE a été maladroitement présenté par Hollande comme une ristourne alors qu'il s'agit en fait d'un trop perçu évident. Il doit être transformé en une baisse définitive et inconditionnelle de cotisations patronales, et bien entendu fortement augmenté. On ne s'en sortira jamais en France tant que nous aurons des coûts salariaux supérieurs à ceux de l'Espagne, qui a des productions très comparables.
Réponse de le 25/03/2018 à 11:54 :
"Toujours sans aucun contrôle, je suppose "

Mais ca va pas non? Contrôler les chefs d'entreprise? Mais vous les prenmez pour qui? Pour des vulgaires chômeurs?
Qu'est-ce qu'on verra d'autre mon Dieu avec tous ces gauchistes aveuglés par leur idéologie archaique! Vous allez bientôt proposer de mettre fin à l'optimisation fiscale et aux paradis fiscaux, les deux grands piliers de la civilisation occidentale et de la démocratie!
a écrit le 20/03/2018 à 18:06 :
ce que l on donne a l état on ne le consomme pas ! j ai pas un porte monnaie extensible
Réponse de le 20/03/2018 à 18:47 :
Ce que l'on donne a l'Etat est donné a l'UE qui vous le rend avec des étoiles d'or sur fond bleue a condition que vous soyez servile a son dogme!
Réponse de le 21/03/2018 à 13:56 :
@Bah : La contribution nette de la France à l'UE est d'une vingtaine de milliards, à rapporter à une dépense publique française de l'ordre de 1300 milliards... Autrement dit 1,5% de celle-ci...

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