La croissance française plus vigoureuse que prévu en 2017

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L'Insee a dans le même temps confirmé que le déficit public de la France a atteint 2,6% du PIB fin 2017, contre 3,4% un an plus tôt.
L'Insee a dans le même temps confirmé que le déficit public de la France a atteint 2,6% du PIB fin 2017, contre 3,4% un an plus tôt. (Crédits : Reuters/Benoit Tessier)
La croissance de l'économie française en 2017 a été relevée de 0,3 point, à 2,3%, un niveau inédit depuis 2007 selon l'Insee.

C'est une bonne nouvelle pour Emmanuel Macron. Le produit intérieur brut (PIB) de la France a finalement augmenté de 2,3% en 2017 (en données CJO, c'est-à-dire corrigées des jours ouvrés) selon une nouvelle évaluation de l'Insee, qui estimait jusqu'ici la croissance à seulement 2%. Si la dépense de consommation des ménages a nettement ralenti (+1% après 2,1% en 2016), l'investissement a continué d'accélérer fortement (+4,5 % après +2,8 % et 1,0 %).

Lire aussi : Croissance : Macron la chance, cela va-t-il durer ?

Légère baisse du ratio de dette publique

Cette révision en hausse de la croissance a pour corollaire une révision en légère baisse du ratio de dette publique (-0,2 point à 96,8%) et "des dépenses, recettes et prélèvements obligatoires" (-0,1 point), souligne l'Insee dans sa "prévision des comptes nationaux" sur 2015-2017. Le déficit public reste toutefois inchangé à 2,6% du PIB. L'Institut national de la statistique et des études économiques confirme aussi la croissance du PIB à 1,2% en données brutes pour 2016 et celle en volume à 1,1% pour l'année 2015.

Dans une première estimation publiée fin janvier, l'Insee avait estimé à 1,9% le rythme de croissance enregistré par la deuxième économie de la zone euro en 2017, avant de revoir ce chiffre à la hausse en février, à 2%. Depuis ses dernières prévisions mi-avril, le gouvernement parie sur une croissance de 2% pour 2018. Un chiffre légèrement supérieur à celui de la Banque de France (1,9%) mais inférieur à ceux de l'OCDE (2,2%) et du FMI (2,1%).

Ralentissement des créations d'emploi

Le secteur privé a enregistré une hausse de 0,3% des créations nettes d'emplois à 57.900 au premier trimestre 2018, soit un léger ralentissement par rapport à la fin de l'année 2017, selon une estimation provisoire de l'Insee publiée mardi 15 mai. Sur un an, l'emploi salarié privé a augmenté de 270.200, soit une hausse de 1,4% pour atteindre 19,34 millions de postes. Au dernier trimestre de l'année 2017 - année qui avait enregistré un record de création de postes (234.500) - la hausse était de 0,4%. L'emploi salarié ralentit dans la construction et l'intérim, relève l'Insee.

Dans la construction, qui était repassée dans le vert en 2017 pour la première fois depuis 2008, l'emploi n'augmente que de 0,6% contre une progression de 1% le trimestre précédent. Sur un an, la construction s'inscrit en hausse de 2,2%. L'industrie enregistre elle aussi un léger repli, avec une légère baisse de 0,1% contre une hausse de 0,2% au trimestre précédent. Les services continuent de tirer les créations d'emplois avec une hausse de 0,5% sur le trimestre, progression identique à celle du trimestre précédent.

De même dans l'intérim, qui ne cesse d'augmenter depuis des mois, la hausse est plus modérée ce trimestre avec +0,3% contre 2% au trimestre précédent. Néanmoins sur un an, l'emploi dans ce secteur reste très dynamique (+8,2%).

Lire aussi : La Banque de France table sur une croissance à 0,3% au second trimestre

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 18/05/2018 à 17:05 :
On attend les avis des grincheux qui trouvent que ça va toujours plus mal, que le capitalisme ruine le peuple, ou encore que c'est "la faute à Macron", etc...
a écrit le 16/05/2018 à 15:12 :
Plus de croissance, DONC plus de recettes fiscales et sociales : DONC ENCORE PLUS DE DEPENSES CIGALE 58% DU PIB. dette 2 200 milliards d'eur.
a écrit le 16/05/2018 à 14:14 :
J'ai envie de dire que ce n'est pas une surprise tellement la croissance de 1,9% (et je ne parle même pas des prévisions) ne semblait pas tellement en phase avec les indicateurs qui eux étaient carrement excellents.
L'année 2018 s'annonce bonne même si la croissance sera certainement un peu plus basse. Ceci évidemment à moins qu'une crise ne surgisse de je ne sais où, ce qui reste assez probable.
a écrit le 16/05/2018 à 14:03 :
le pouvoir d'achat a encore augmenté en 2017. on se demande d'ou vient la polémique sur ce sujet ces derniers mois.
l'investissement des entreprises a poursuivi sa progression. comme mentionné hier dans un commentaire, la publication de l'INSEE indique que la productivité a augmenté nettement plus vite que les salaires réels en 2017. alors que l'on n'a pas arrêté de nous dire que la productivité stagne. on en saura plus le 30 mai, apparemment.

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