La durée de remboursement des PGE s'allonge avec le 2ème confinement

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(Crédits : GONZALO FUENTES)
Un quart des entreprises interrogées déclarent ne pas savoir à quelle échéance elles rembourseront leur prêt garanti par l'État, selon un sondage mené par le Medef qui demande aux banques "de faire preuve d'écoute et de souplesse".

Le temps prévu par les entreprises pour rembourser leur prêt garanti par l'Etat (PGE) s'est allongé après le deuxième confinement, selon les résultats d'une enquête publiée mardi par le Medef.

Parmi le millier d'entreprises interrogées en septembre puis en décembre 2020 par l'organisation patronale, la part de celles prévoyant de rembourser leur PGE par anticipation ou à échéance d'un an a reculé de 34% à 28%, alors que cette échéance arrivera en avril pour les premières d'entre elles.

Entre septembre et décembre également, la part de celles envisageant de rembourser leur PGE sur la durée maximale de six ans est passée de 19% à 22%.

Lire aussi : Certaines banques feraient preuve de "frilosité" sur les reports de PGE

Entre deux à cinq ans pour tout rembourser

Un quart déclare vouloir mettre entre deux et cinq ans à effacer cette dette et, "face à un contexte encore incertain, un quart des entreprises déclarent ne pas savoir à quelle échéance elles rembourseront", relève encore le Medef qui demande aux banques "de faire preuve d'écoute et de souplesse".

Toujours entre septembre et décembre, la part des entreprises déclarant avoir consommé plus de 75% de leur PGE est passée de 11% à 19%.

"La crise s'avère plus longue que prévu, notamment pour certains secteurs d'activité particulièrement impactés, et ces PGE ont été un levier indispensable pour éviter les faillites", souligne l'organisation patronale.


Dans la grande majorité des cas toutefois, le PGE ne répond pas à une situation de crise financière aiguë: pour 40% des entreprises, il couvre "un besoin de trésorerie anticipé" et pour 38%, il s'agit d'une "épargne de précaution".

Le prêt ne vient répondre à "un besoin de trésorerie immédiat" que pour 17% des répondants.

La part des entreprises déclarant avoir une situation de trésorerie "solide ou plutôt solide" s'effrite de deux points entre septembre et décembre, passant de 30% à 28%, tandis 41% qualifiaient en décembre leur trésorerie de "normale", en hausse de un point par rapport à septembre.

Les PGE, dont les bénéficiaires sont à 89% des très petites entreprises (TPE) avec un chiffre d'affaires inférieur à 2 millions d'euros, ont été en grande majorité distribués entre avril et mai, et 95% des entreprises qui en ont demandé un l'ont obtenu, selon l'enquête du Medef.

D'après le ministère de l'Economie, plus de 638.000 PGE ont été accordés depuis le début de l'épidémie de Covid-19 pour un montant total dépassant 130 milliards d'euros.

Lire aussi : Le remède normand pour abaisser le taux de létalité du PGE

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Commentaires
a écrit le 13/01/2021 à 10:18 :
franchement continuer a prendre des crédits alors qu'ils seront probablement effacer a la tête du client, c'est un vrai choix que de continuer une activité alors que celle ci est fermée et que la rente est permanente.....

Finalement, il faudra attendre que les entrepreneurs soient ruinés pour voir un mouvement d'ampleur se passer dans la société (lorsqu'ils comprendrons que le consommateur (70% du pib) ne consommera pas !!!

Car il faudrait être dérangé pour ne pas avoir compris que la notion du risque n'existe pas chez ceux qui décident !!!

Et disons le, si l’absolutisme manichéen actuel était l'érudition, cela ne constaterait !

Alors si vous avez un chrome qui devient important (et des gages en retour) comme en économie, plutôt que perdre tout, perdre avec 10% de la valeur est la stratégie en temps de crise.

Car le refinancement permanent des banques fera a mon avis que beaucoup vendrons par épuisement ou endettement, ou sa valeur sera transféré dans les actifs des banques ! (ils en manquent !).

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