La Liga espagnole peut-elle concurrencer la Premier League anglaise ?

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La Liga espagnole, avec ses clubs phares, comme le Real de Madrid, peut-elle générer plus de recettes à l'international que la Premier League ?
La Liga espagnole, avec ses clubs phares, comme le Real de Madrid, peut-elle générer plus de recettes à l'international que la Premier League ? (Crédits : TYRONE SIU)
Le président de la LFP espagnole, Javier Tebas, a pris la parole hier lors du Sports Business Summit de Londres pour évoquer les sujets d’actualité concernant le championnat espagnol de Liga BBVA. Le patron du football professionnel ibérique s’est montré très optimiste quant aux perspectives de développement économique de la division une espagnole. Explications…

Lors du Sports Business Summit de Londres, Javier Tebas a pris la parole pour évoquer les différents sujets entourant l'actualité du championnat de Liga. Le président de la LFP espagnole est tout d'abord revenu sur l'annonce du départ de BBVA en tant que sponsor titre de la compétition phare du football espagnol à la fin de l'exercice actuel.

« Pour être honnête, le jour de l'annonce du départ de BBVA, nous avons reçu trois appels téléphoniques provenant de grosses multinationales internationales évoquant leur intérêt pour remplacer notre partenaire. Nous aurons donc bien un contrat de sponsoring titre en Liga la saison prochaine et c'est une bonne nouvelle pour le football espagnol » a ainsi indiqué Javier Tebas.

La stratégie payante de la Premier League

Le président de la LFP a ainsi écarté l'hypothèse de l'arrêt des accords de sponsoring titre, décision adoptée en Premier League suite à l'annonce de Barclays de stopper sa collaboration. Le Board de la Premier League a alors profité de ce retrait pour soustraire les droits de sponsoring titre de son offre afin de revaloriser ses autres partenariats.

Cette option ne convient pas à Javier Tebas et il l'a fait savoir. Etant donné l'intérêt croissant des marchés internationaux pour la Liga BBVA, Javier Tebas compte bien obtenir une offre supérieure aux 25 M€ par an versés par BBVA pour obtenir les droits de sponsoring titre. Néanmoins, le prochain acteur ne devrait pas être une entreprise espagnole. Selon différents médias ibériques, le constructeur automobile Mazda se serait déjà entendu avec la LFP pour signer un accord dès mercredi prochain.

Trois régions prioritaires

Suite au sujet du sponsoring titre, Javier Tebas a ensuite enchaîné sur l'intérêt international croissant des marchés internationaux pour le championnat espagnol. Selon le patron du football professionnel espagnol, la Liga devrait parvenir à générer autant de recettes télévisuelles internationales que la Premier League d'ici trois à quatre saisons. Pour parvenir à un tel objectif, Tebas a défini trois régions prioritaires de développement : la Chine, les Etats-Unis et l'Afrique. D'ailleurs, le Board de la LFP espagnole compte énormément sur cette dernière région. Le LFP a notamment prévu l'ouverture à la fin du mois de nouveaux bureaux à Johannesburg, en Afrique du Sud. Une antenne régionale qui sera située à quelques encablures du siège de SuperSport, groupe de télévision payante qui a dernièrement acquis les droits TV du championnat espagnol pour une vingtaine de pays d'Afrique australe.

La menace du streaming

Si Javier Tebas se montre très optimiste sur l'avenir économique de la Liga BBVA, il a néanmoins conclu sa conférence en évoquant les différents risques pesant sur la Liga BBVA. Si la menace d'un départ du FC Barcelone du championnat lié aux velléités indépendantistes de la Catalogne n'est pas à l'ordre du jour selon le patron de la LFP, il ne néglige pas en revanche le piratage des droits de diffusion TV via le streaming sur le net. La LFP dépense ainsi chaque année 3 M€ en procédures judiciaires et développements techniques pour lutter contre ce phénomène.

Enfin, il a également indiqué que toutes les ligues européennes mènent des actions de lobbying auprès du parlement européen pour éviter la création d'un marché télévisuel unique au sein de l'UE, remettant complètement en cause le processus de vente des droits TV par pays actuellement pratiqué par toutes les compétitions sportives.

Ecofoot.fr

Site spécialisé dans l'actualité foot-business, Ecofoot.fr traite quotidiennement des sujets économiques, marketing, stratégiques et organisationnels liés à l'univers footballistique. De la renégociation de droits TV aux stratégies d'expansion commerciale à l'international, en passant par les changements actionnariaux à la tête des clubs...

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a écrit le 12/10/2015 à 12:10 :
Une ligue n’est pas une junte ! On trouve dans les rapports publiés que la France importerait 2/3 des fraises consommées dans le pays. La fraise française qui serait très chère, il faudrait que tout soit cher ? On relancerait la demande par l’embauche fonctionnaire en faisant du chômage, en détruisant la demande extérieure et par une stagnation des investissements productifs ce qui favoriserait l’import au détriment de l’investissement et de l’innovation, n’est-on pas zinzins alors que l’indice big mac est élevé, n’avons-nous pas une production malthusienne en termes de bien manufacturés dont la production stagnerait depuis un certain nombre d’années. Dans la fraise, on ne ferait pas de fraises royales ou de crevettes impériales, on produirait beaucoup moins que la demande avec un marché mondial florissant ? On produirait en 2013 53 023 tonnes pour une consommation moyenne de 125 000 tonnes. Ne fait-on pas de la demande sans offre. La consommation française aurait augmenté de 50% en 10 ans, ¾ des consommateurs achèteraient des fraises. La fraise française se vendrait très cher à 7 € les 500 g contre 1,90 en provenance d’Espagne. On importerait 60 à 70 000 d’Espagne, en 2011, des cargaisons auraient été détruites à la frontière et on produirait de l’ordre de 45 000 tonnes, le taux de couverture étant relativement faible. Pour un grand pays agricole, n’est-ce pas étrange, on produirait 50 contre 100 en Angleterre, 100 au Maroc, 150 en Italie, 160 en Corée, est-on dans la Corée du Nord ou bien du Sud, 175 au Japon, 175 en Russie, 225 au Mexique, 250 en Egypte, 50 en Ukraine, 150 en Allemagne, 150 en Pologne, 250 en Espagne, 300 en Turquie, 400 aux USA. On produit moins que les autres, est-ce parce que travailler c’est trop dur et qu’on préfère importer plutôt que produire alors que notre balance commerciale serait négative, ou bien les contraintes réglementaires empêchent la production ou alors nous avons un problème de confusion entre l’import et l’export, ou bien c’est un problème de compétence, l’école serait nulle ou bien nous serions rendus paresseux à 604h par habitant, on détruirait l’emploi productif et on ferait des fonctionnaires, sommes-nous au pays de la rente et des planqués administratifs ou bien nous serions rendus bêtes et lents par une administration tentaculaires ou avec un directeur de cantine à l’ancienneté ou sur critère de réseau et sans expérience qui ferait de la malbouffe, le mérite c’est quoi ? Ou alors on privilégierait les investissements dans la pierre improductifs au détriment des investissements productifs comme la R&D, on ferait des infrastructures et des emplois sous-qualifiés ? Les plus gros importateurs seraient la France, l’Allemagne et l’Angleterre. L’import français viendrait aux 2/3 d’Espagne, 13% du Maroc, 6% de Belgique. Le franc ne rendrait-il pas compétitif alors qu’il faudrait baisser l’euro ? La production de fraises dans le monde aurait augmenté entre 2005 et 2008 de 3800 millions de tonnes à 4050. La France serait le deuxième importateur européen avec 93 086 tonnes en 2010 et 20% de réexport. La production européenne serait en 2010 de 1 005 547, n’avons-nous pas une production malthusienne en 6ème position à 46 600 tonnes en 2010 et 275 355 pour l’Espagne, premier producteur européen. Dans la fraise bretonne, on produisait en 1950 le quart de la production nationale on serait à 900 tonnes, on aurait fait un musée de la fraise. On ferait dans le CIGALON et pas dans la CIGALINE pour les français, la fraise non, serait trop bien pour les français, l’Etat empêche-t-il la production de fraises ? Ne devrait-on prendre des mesures protectionnistes ou bien nous avons un souci de compétitivité ? On aurait dans la fraise des questions d’assemblée, par exemple, en 2012 n°0202S du 01/11/2012 p 2429 au JO, est-ce les JO du gras, les cultures de légumes auraient diminué de 30% en 15 ans, les fraises de -39% pour un différentiel de coût horaire. Ne devrions-nous pas revoir notre compétitivité générale qui serait 22ème. Existe-t-il des accords d’assemblée pour affaiblir la production nationale par des normes afin de filer des filières pour créer des importations et des rétro commissions alors qu’on aurait des accords libre échange et des fortunes publiques? Ou bien existe-t-il des intérêts de lobbies qui financeraient des activités politiques, il existerait des pompiers pyromanes ?

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