La popularité de Macron chute aussi chez les chefs d'entreprise

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Ces résultats sont étonnants car l'appréciation de l'action du président de la République à l'égard des entreprises est globalement bonne.
Ces résultats sont étonnants car l'appréciation de l'action du président de la République à l'égard des entreprises est globalement bonne. (Crédits : POOL New)
Tout juste plus de un dirigeant sur deux se déclare satisfait de l'action du président de la République, alors qu'il emportait une très large adhésion avant l'été (75%), selon "La grande consultation" réalisée par Opinion Way pour CCI France/La Tribune/Europe 1.

Comme avec l'ensemble des Français, la cote de popularité d'Emmanuel Macron a pris un sacré coup durant l'été chez les entrepreneurs. Interrogés en septembre dans le cadre de "La grande consultation" par Opinion Way pour CCI France/La Tribune/Europe 1*, les 607 dirigeants d'entreprise sont un peu plus de un sur deux (52%) à se déclarer satisfait de son action, soit une chute de 23 points depuis le début de la période estivale.

Septembre sonne la fin de l'euphorie collective. En cette période de rentrée, l'indicateur de l'optimisme chute de 112 à 97, soit le score le plus bas depuis le début du baromètre. Les dirigeants d'entreprise se déclarent avant tout inquiets (37%, +9 points) et méfiants (33%, +5 points). Le sentiment que "c'était mieux hier" prédomine (43%, +10 points) au détriment de la confiance en l'avenir : 28% estiment que "ce sera mieux demain", soit une chute de 7 points depuis juin.

Ce désenchantement touche surtout les dirigeants d'entreprise de moins de 10 salariés. Chez ces derniers, l'indicateur de l'optimisme enregistre une très forte baisse (-17 points) passant de 112 à 95 par rapport à la vague précédente. Toutes tailles d'entreprise confondues, les dirigeants se sentent de plus en plus inquiets et méfiants.

Des dirigeants préoccupés par la situation de leurs salariés ?

Ces résultats sont étonnants, car l'appréciation de l'action du président de la République à l'égard des entreprises est globalement bonne. Une grande majorité des chefs d'entreprise (78%) estiment, par exemple, que le projet de contrats de chantier est une bonne chose, notamment les dirigeants des secteurs de l'industrie (80%), de la construction (83%) et surtout du commerce (85%). Idem pour le plafonnement des indemnités prud'homales, plébiscité par plus des deux tiers (68%). Seule la vente des participations de l'Etat dans certaines entreprises ne les satisfait pas, plus de la moitié y sont défavorables surtout chez les dirigeants de très petites entreprises (de 0 à 9 salariés).

De la même manière, les trois-quarts des dirigeants adhèrent au projet de créer un poste de médiateur entre les directeurs des URSSAF et les entreprises, 59% approuvent la mesure de simplification réglementaire. Pour mémoire, au 1er septembre, "toute nouvelle norme réglementaire doit être compensée par la suppression ou, en cas d'impossibilité avérée, la simplification d'au moins deux normes existantes" avait annoncé le Premier ministre Edouard Philippe fin juillet.

En réalité, ce qui préoccupe les chefs d'entreprise c'est la situation de leurs salariés. Si près des deux-tiers (65%) se sentent privilégiés par la politique économique du gouvernement, seuls 6% d'entre eux ont le sentiment que les salariés sont davantage favorisés. L'état d'esprit des dirigeants refléterait-il alors une empathie de leur part à l'égard des salariés et de leur situation ?

Quoi qu'il en soit, cette place avantageuse les rend sereins concernant leur propre sort : 68% des dirigeants continuent de se dire confiants lorsqu'ils pensent à l'avenir de leur entreprise à court terme (-1 point).

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Opinion Way, CCI France, La Tribune, La grande consultation des entrepreneurs,,

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Commentaires
a écrit le 23/09/2017 à 0:04 :
Bonjour, je me permets de faire une remarque du domaine du développement personnel, domaine qui permet d'atteindre l'abondance dans divers secteurs.

Les personnes qui connaissent l'abondance ne se demandent si demain sera mieux ou si hier c'était moins bien, ils travaillent avant tout pour atteindre leur objectif.

On se perd en conjectures en essayant de percevoir comment la politique va permettre de près ou de loin d'améliorer la situation des entrepreneurs.

Un entrepreneur qui réussit s'adaptera toujours à son marché pour permettre une bonne évolution de son entreprise.

Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire le point sur un an, ne pas faire de bilan. Je dis que ce qui est important, c'est ses objectifs, s'y tenir, les atteindre, quels que soient les problèmes rencontrés.

Cordialement,

José
a écrit le 21/09/2017 à 20:02 :
Derrière les improvisations et imperfections, on entrevoit l’objectif. Mais pas la confiance, ce qui est dommageable pour la suite.
Rien d’étonnant à la baisse de popularité, puisque les réformes menées ne sont pas toujours agréables ou justifiées, pédagogiquement parlant. Quoi que, dans « justifier » il y a la notion de rendre juste, ce qui n’est pas évident jusque là. Sans jouer les marchands de tapis, des contreparties sur la formation ou la sécurisation auraient été les bienvenues envers les plus défavorisés. Dont des travailleurs déjà forts malmenés et insécurisés par la compétition mondiale et pour lesquels la recherche de flexibilité et d’adaptabilité est louable. Par contre l’équilibre des rapports entre partenaires sociaux et économie de marché ne va pas de soi. Pour preuve, le président Hollande s’en est certainement rendu compte avec le CICE et le pacte de responsabilité qui , s’ils avaient généré un million d’emplois, lui auraient permis un second mandat.
En ce qui concerne les objectifs pour le pays ceux qui ont lu ou écouté l’économiste Philippe Aghion (sur Inter ce matin) peuvent entrevoir le sens, la vision et les objectifs à long terme. Les bonnes intentions et l’honnêteté qui motive le propos sont indiscutables, visant le progrès social, l’éducation, la santé…
Malheureusement entre la théorie de l’économie et la pratique il y a un énorme gouffre, sinon nous serions déjà dans une société parfaite et égalitaire. Ce ne sont pas les théories divergentes qui manquent entre Keynes, Marx, Smith, Ricardo, Tobin, Stiglitz, Krugman, ou Thomas Piketty…? Cela fait des siècles que l’on procède par la méthode d’apprentissage par l’erreur, par à-coups, rapports de force, conflits et autres crises économiques.

Alors quelle méthode et quelle théories appliquer pour allier équilibre financier, juste répartition des richesses produites, économie ouverte, progressisme et progressivité ?

Des réformes sont indispensables, tout le monde en est conscient, reste que pour cela il faut que le gouvernement conserve son crédit.
a écrit le 21/09/2017 à 17:44 :
Ce sondage, valable du reste, dit une chose et son contraire. Macron doit poursuivre avec ténacité et fermeté durant 5 ans.
a écrit le 21/09/2017 à 17:16 :
Il a été élu , maintenant il avance a marche forcée pour les réformes, sur ! que cela secoue le cocotier de tous ceux qui se sont arrangés pour que la France soit dans un état pitoyable et que surtout on ne touche pas a leur cocooning . Pour les dramaturges...Il a dit sur CNN que les sondages de popularité ne l' ébranlait aucunement...En gros c' est ce que la France attend depuis longtemps .
Réponse de le 21/09/2017 à 18:07 :
Généralement ceux qui veulent ces reformes en particulier la loi travail ne sont pas concerné par elle ,est-ce ton cas ?
a écrit le 21/09/2017 à 15:07 :
Les petits chefs d'entreprise qui savent ce qu'est la force de travail parce quand elle n'est pas là elle a conscience du sort de ces travailleurs et du problème que cela représente, sont des patrons insoumis, ils ne le savent pas encore a nous de les éclairés
a écrit le 21/09/2017 à 13:32 :
La fonction publique est le fléau antisocial évident à travers ces syndicats croupion qui font leur miel des aides sociales comme pour la formation . Cogne Macron !
Réponse de le 21/09/2017 à 14:34 :
On se défoule common peut...
a écrit le 21/09/2017 à 11:11 :
alors que l'on n'arrête pas de leur faire des cadeaux.
pas crédibles nos "chefs d'entreprise" frileux et grincheux.
Réponse de le 21/09/2017 à 14:41 :
ah bon des cadeaux pourriez vous me dire lesquelles? je ne parle pas des multinational mais des pme car là j'ai beaucoup de mal a voir les cadeaux que j'ai reçu ?
Réponse de le 21/09/2017 à 16:52 :
@ameno

"j'ai beaucoup de mal a voir les cadeaux que j'ai reçu ? "

Pas les autres apparemment :

Si près des deux-tiers (65%) se sentent privilégiés par la politique économique du gouvernement, seuls 6% d'entre eux ont le sentiment que les salariés sont davantage favorisés.

Sinon, tu as de l’empathie pour tes salariés ?
Réponse de le 22/09/2017 à 11:41 :
+1:Qu'ils remboursent le CICE puisqu'ils n'ont pas crée d'emplois!
a écrit le 21/09/2017 à 10:33 :
Du vent et de la com. Quoi de concret ? Un peu moins de ci (réglementations, quoi que ...), plus de çà (taxes et impôts), pimenté d'incantations et de gesticulations à l'étranger. Un mélange de Hollande et de soumission aux financiers, rien pour améliorer significativement le quotidien des Français. Et j'oubliais la stigmatisation des classes moyennes et des retraités.
a écrit le 21/09/2017 à 10:20 :
Bon on a compris que la Tribune a décidé de nous faire rentrer dans le crâne que Macron n'est pas populaire.
Mais qui est populaire en faisant bouger les lignes?
Réponse de le 21/09/2017 à 13:01 :
Ça dépends dans quelle sens vous voulez les faire bouger. En réalisant le programme du CNR De Gaulle n'a rien perdu en popularité, bien au contraire. Pour ceux qui veulent faire marcher ... en arrière, ça se passe un peu moins bien. Logique.
Réponse de le 21/09/2017 à 16:23 :
Quelle ligne te concerne ?
a écrit le 21/09/2017 à 10:03 :
Mr Macron a été désigné élu pour appliquer les directives de Bruxelles, et il servira de fusible a plus ou moins long terme!
Réponse de le 21/09/2017 à 13:04 :
Cela fait pas mal d'années que les gouvernement servent de fusible pour le MEDEF. Tant que les mécontents votent, ils n'occupent pas les usines... Et vogue la galère... ou champagne ! (ça dépend pour qui).
a écrit le 21/09/2017 à 9:15 :
La popularité de Mr Macron chute surtout dans les journaux. Qui servent de tribune à tous les conservateurs assis sur leurs rentes, qui ont un peu à perdre (ou à rendre) avec les réformes, et qui ne veulent surtout rien donner.
Et des conservateurs, il y en a autant à droite qu'à gauche : Les Républicains (mon oeil!), le FN, les Insoumis, la CGT-CFDT, SUD, etc..., etc... : des gens qui ressemblent à la bonne société de l'Ancien Régime, qui a tout fait pour que la révolution fiche le pays par terre. Et elle avec.
a écrit le 21/09/2017 à 9:15 :
La popularité de Macron chute aussi chez les chefs d'entreprise

L'élection de macron repose sur un piètre 18 % du corps électoral, son élection a tous les attributs d'une farce ;

Les petits patrons très mécontents n'ont rien à voir avec le CAC 40 et le MEDEF qui ont financé Macron.

Les petits patrons n'attendent rien de Macron.

Après avoir été dérangés chez eux par les candidats en campagne électorale,

a juste retour, les Français vont se rendre dans les permanences des Députés LREM et leurs subalterne "compatibles" pour leur causer du pays

La France ne va pas échapper à une élection anticipée.
Réponse de le 21/09/2017 à 10:23 :
"les Français vont se rendre dans les permanences des Députés LREM et leurs subalterne "compatibles" pour leur causer du pays"

Faudrait déja les trouver :
Le raz-de-marée de La République en marche (LREM) aux élections législatives de juin 2017 a bien profité à la juriste Blandine Brocard. Cette ancienne adjointe aux sports et aux loisirs de la commune de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (3 100 habitants), dans le Rhône, a largement supplanté son rival Les Républicains (LR) Philippe Cochet, avec un score sans appel de 58,19% contre 41,81%. Mais après l’euphorie de la victoire, ses administrés ont déchanté. Absente de sa circonscription et de l’hémicycle, Blandine Brocard est devenue quasiment invisible.Lors de sa campagne, Blandine Brocard affirmait dans Le Progrès : «Je ne ferai pas l'erreur d'être déconnectée des réalités.»

Or son fil Twitter s’est assoupi le 15 juin, ainsi que son compte Facebook, en veille depuis le soir de la victoire aux législatives le 18 juin. Pas de permanence ni de bureau, pas de réponse aux emails... Un article du site d'actualités locales Lyonmag a compilé les plaintes de ses électeurs. «Personne n’a vu Blandine depuis trois mois ; elle ne répond pas aux mails, elle n’a ni collaborateur ni permanence sur le terrain», note un marcheur interviewé par le média régional. Elle a toutefois été vue à une réunion dans la ville de Caluire, le 10 septembre.
Réponse de le 21/09/2017 à 16:55 :
Les candidats aux élections sont venus en groupes arrogants à nos domiciles, du matin au soir et du Lundi au Dimanche

les citoyens peuvent aller chez les Députés LREM LR UDI dans les mêmes conditions, pour leur signifier FERMEMENT que le bordel en marche, ca suffit

mêmes droits POUR TOUS !!!
a écrit le 21/09/2017 à 8:46 :
"L'état d'esprit des dirigeants refléterait-il alors une empathie de leur part à l'égard des salariés et de leur situation ?"

Je vois le cas dans des PME autour de chez nous, les patrons qui ont une dizaine de salariés en moyenne ont réussi à en trouver des bons qui déjà font des concessions parce qui dit travaille à la campagne dit petits salaires, pas ou peu de primes, vacances minimales, les gars acceptent déjà des conditions plutôt draconiennes et les patrons savent ce que ça coûte déjà à leurs employés mais bon c'est le prix à payer pour pas aller bosser trop loin de chez soi, sommes toute une entente tacite.

Il est évident que si ses salariés qui déjà font des sacrifices se trouvent encore plus en difficulté c'est tout un équilibre social qui va s'écrouler parce qu'on ne peut pas demander plus à des gens qui déjà donnent plus sans prendre le risque qu'ils partent préférant faire une heure de route pour trouver de meilleurs conditions de travail.

Entre les comptables néolibéraux qui nous imposent cette économie démente et la réalité du terrain c'est bien souvent le grand canyon.

Nous sommes prêt pour l'autogestion car c'est une forme d'autogestion qui est en place, je connais une PME qui tourne bien dans une petite ville de 5000 habitants, dans laquelle le patron se verse 1500 euros de salaire trouvant son épanouissement dans le fait de pouvoir permettre à 12 personnes de son village de travailler.

Alors les prêtres néolibéraux vous en pensez quoi ?
Réponse de le 21/09/2017 à 11:39 :
Me sens pas concerné par votre interpellation en fin de commentaire, mais je vous réponds:
Si les salariés de chez vous et leurs patrons ont trouvé une façon de fonctionner, d'abord je ne vois pas ce que les nouvelles lois changeront pour eux, ensuite vous démontrez que ça fait sens de laisser les négo dans l'entreprise. Donc au fond vous êtes pour les nouvelles lois, mais par principe vous êtes contre. C'est votre droit...
De plus, vous illustrez également que la dialectique de lutte des classes est désuette sur le terrain, comme le montre il me semble aussi ce sondage (pour peu qu'on le prenne au sérieux...).
Réponse de le 21/09/2017 à 14:06 :
"Me sens pas concerné par votre interpellation en fin de commentaire, mais je vous réponds"

Vous avez raison moi aussi j'aime bien commencer mes commentaires par une bonne blague c'est toujours plus agréable quand le lecteur commence par rire.

"Donc au fond vous êtes pour les nouvelles lois, mais par principe vous êtes contre."

Non et c'est ça qui vous tétanise avec moi, votre incapacité d’approcher ma façon de penser, je ne suis ni pour ni contre, quand je parle de pensée binaire grégaire ce serait bien que vous m'écoutiez et compreniez définitivement , ça fait trois ans que vous tombez systématiquement à côté sémantiquement franchement cela ne vous remet pas à vous votre propre façon de penser profondément en question ?

Bref j'analyse tout simplement ce qu'il se passe à aucun moment je dis que c'est bien ou c'est mal, je dis juste que ça se passe comme ça, sur un site d'information on a besoin de faits pas des impressions forcements subjectives de celui qui les apporte.

"De plus, vous illustrez également que la dialectique de lutte des classes est désuette sur le terrain, comme le montre il me semble aussi ce sondage"

La lutte des classes désuettes ? Ah bon voilà autre chose....

"Oui il y a bien une lutte des classes mais c'est ma classe celle des riches qui la fait et nous gagnons." W Buffet

Mais vous allez certainement me dire que Buffet est un dangereux syndicaliste proche de martinez et de l'alliance bolivarienne donc non ? Donc vous pouvez constater que la lutte des classes est bel et bien une réalité seulement enterrée par les prêtres néolibéraux afin de faire taire les contestataires.

Bref je vous demande de penser et vous m'avez encore fait une belle messe, c'est très gentil à vous mais c'est inutile car je suis athée mon père.
a écrit le 21/09/2017 à 8:33 :
Le titre dément le fond de l'article. Comme souvent. Le pessimisme ça fait vendre.
La prochaine fois espérons qu'il voteront pour Martine.
a écrit le 21/09/2017 à 8:09 :
Le problème Macron, c'est qu'on navigue dans le brouillard et que sans crédibilité solide, la confiance n'est pas possible :-)

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