Si les jeunes sont tout particulièrement affectés par la « sex recession » révélée il y a quinze jours par une enquête Ifop (28 % des 18-24 ans admettent ne pas avoir eu de rapport en un an, contre 5 % en 2006, c'est-à-dire cinq fois plus !), les racines de cet état des choses seraient-elles à chercher du côté d'une très mauvaise éducation sentimentale et sexuelle ? Israël Nisand est un homme de science - professeur de gynécologie obstétrique à l'université de Strasbourg -, d'expérience
- il a 73 ans -, et d'engagement - féministe, athée et de gauche. Il se bat pour que l'on parle de sexe dans les écoles, ce qu'il fait régulièrement dans des classes de seconde, de troisième, voire de quatrième. Il publie Parler sexe, un vade-mecum aussi édifiant que glaçant - écrit avec Pauline Delassus, journaliste à La Tribune Dimanche - à l'attention des parents, des enseignants et des adolescents. Pour mettre en garde les premiers, former les deuxièmes et informer les troisièmes.