Twitter a failli se lancer dans le business de la pornographie
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Le siège de Twitter à San Francisco.
Stephen Lam
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Twitter a été tenté par le marché du porno, mais a été contraint de remiser son projet au placard, selon des révélations du quotidien américain The Verge. Au printemps 2022, peu avant l'offensive d'Elon Musk, le réseau social aurait sérieusement songé à monétiser les contenus sexuels, déjà présents en nombre sur sa plateforme. L'idée : proposer aux créatrices et créateurs de contenus pour adulte de proposer leurs photos et vidéos en contrepartie d'un d'abonnement, sur lequel Twitter prendrait une commission. Nom du projet : Adult Content Monetization (ACM).
Sauf que l'audit interne ne s'est pas passé comme prévu. L'équipe en charge a émis un avis défavorable en raison du manque d'outils de la plateforme pour détecter les contenus non consensuels, et notamment la pédopornographie. Le réseau social a donc remisé au placard l'ACM en mai 2022. Il lui aurait pourtant permis de tester un nouveau canal de financement particulièrement lucratif..
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Avec le projet ACM, Twitter serait devenu un concurrent direct de Onlyfans, le porte-étendard du nouveau marché de l'érotique et de la pornographie, qui profite d'une faible concurrence (mym, fansly...). Tout comme la télévision a vu l'apparition de YouTube, le monde du porno a vu celle de Onlyfans : une plateforme où les « modèles » gèrent eux-mêmes leurs business, de la production de photos, vidéos et messages, à leur promotion. N'importe qui peut s'y lancer, et d'ailleurs, plusieurs stars ont franchi le pas (avec des contenus plus ou moins dénudés) comme la rappeuse Bhad Babbie ou l'actrice Bella Thorne.
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