La réforme des APL entrera en vigueur en janvier 2021, annonce la ministre du Logement
AFP

Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement.
Reuters
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Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement.
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La réforme des APL, qui doit permettre leur calcul en temps réel par rapport aux revenus, entrera en vigueur le 1er janvier 2021, après avoir été repoussée à plusieurs reprises, a annoncé lundi la ministre du Logement Emmanuelle Wargon dans Le Parisien.
A l'heure actuelle, les APL (aides personnalisées au logement) sont calculées sur les revenus remontant à deux ans. "Le nouveau mode de calcul ajuste les aides en fonction des revenus "en temps réel". Si ceux-ci augmentent, les aides baissent. Si les revenus diminuent, les allocations croissent", a-t-elle rappelé.
Concrètement, "un célibataire qui gagnait 1.000 euros mensuels en 2019, puis 1.100 euros en 2020, verra ses APL baisser progressivement et sur un an de 77 à 44 euros mensuels. A l'inverse, un salarié qui connaît une période de chômage partiel d'avril à août 2020 verra ses APL augmenter d'environ 30 euros par mois", a-t-elle illustré.
Cette réforme devait initialement entrer en vigueur début 2019, le gouvernement comptant dessus pour économiser environ un milliard d'euros. Mais elle a été décalée à plusieurs reprises à cause des difficultés à la mettre en œuvre.
La dernière date fixée par le gouvernement était le 1er avril, mais elle a été encore repoussée en raison de la crise du coronavirus. Le gouvernement n'avait alors pas fixé de nouvelle date. Le gouvernement s'attend à "ce qu'un nombre plus élevé de bénéficiaires voient leur APL augmenter", a encore dit Mme Wargon, "ce qui réduira fortement les économies liées à la réforme".
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Quant aux étudiants, "nous allons passer à un forfait", a ajouté la ministre du Logement, ce qui sera "avantageux pour ceux qui travaillent à mi-temps, par exemple".
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Cette réforme est, par ailleurs, distincte de la baisse de 5 euros par mois des APL, décidée au début du quinquennat d'Emmanuel Macron, à l'origine d'une polémique relayée par l'opposition et des associations.
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