En 2016, l'activité mondiale a augmenté à un rythme presque identique à celui des années précédentes : +3,0% après +3,1% en 2015 et +3,4% en 2014.
Dans la zone euro, la reprise s'est confirmée l'année dernière mais son niveau se situait encore un cran en-dessous de celui observé à l'échelle du globe : +1,6% après +1,5%.
Dans le mouvement européen, la croissance française s'est redressée légèrement. Le PIB a progressé de 1,2 % en volume, après +1,1% en 2015. "Il s'agit de la plus forte croissance depuis 2011", rappelle l'Insee en introduction de ses bilans économiques régionaux. On se console comme on peut.
Parmi ces bilans, une des régions se distingue : la Bretagne. Si l'on ne connaît pas précisément le taux de croissance de l'activité, on sait quelles sont les conséquences de celle-ci sur l'emploi, ce qui est, faut-il le rappeler, le plus important.
Sans réelle surprise, compte tenu de la structure du système productif breton, c'est le tertiaire marchand qui tire encore l'essentiel de ces créations avec en un an plus de 6.300 emplois supplémentaires dans les services hors intérim. Elles s'élèvent à 2.100 dans le commerce. Dans l'industrie, l'emploi se redresse également, en particulier dans l'agroalimentaire où 700 emplois supplémentaires ont vu le jour en 2016.
Tous les départements bretons sont concernés par cette reprise de l'emploi, à l'exception des Côtes-d'Armor où il diminue en particulier dans le secteur tertiaire marchand, en raison de la contraction marquée des effectifs salariés de l'intérim au dernier trimestre 2016. Ainsi, le taux de chômage reste quasiment stable dans les Côtes-d'Armor (9%) alors qu'il diminue plus significativement dans les trois autres départements bretons. Le département du Morbihan, pour sa part, connaît une bonne année économique avec, notamment, près de 3.000 emplois créés en 2016 et un taux de chômage en baisse de 0,4 point (9% fin 2016). Dans le même temps, après une année 2015 difficile, le Finistère crée 2.000 emplois avec un taux de chômage s'établissant à 8,8% (-0,4 point). L'Ille-et-Vilaine reste le département moteur de la région, concentrant plus de la moitié des emplois régionaux créés en 2016. Le taux de chômage y atteint 7,8% fin 2016, en baisse de 0,2 point sur un an.
En parallèle, les créations d'entreprises augmentent, notamment les sociétés, le plus souvent créatrices d'emploi. Les nouvelles entreprises sont plus nombreuses dans les principaux secteurs d'activité. La baisse du nombre de demandeurs d'emploi observée au 1er trimestre 2016 s'est confirmée. "Pour la première fois depuis 2007, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A diminue sur un an. La baisse est de 4,7% en 2016. Toutefois, en intégrant les chômeurs ayant exercé une activité réduite (catégories A, B ou C), la baisse s'avère plus limitée (-0,5%)", indique l'Insee.
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A noter, les jeunes sont les principaux bénéficiaires de l'amélioration du marché du travail. Le taux de chômage breton se situe fin 2016 à 8,5% de la population active. Il a baissé de 0,3 point en un an et est inférieur de 1,2 point à celui de la France métropolitaine. À ce titre, la Bretagne figure toujours au deuxième rang des régions les moins touchées par le chômage, derrière les Pays de la Loire.
En Bretagne, comme le précise l'Insee, 6,2% de la population appartient à un foyer allocataire de la prime d'activité, alors que cette part est de 7,4% en moyenne nationale. Comme sur le reste du territoire, pour la première fois depuis la création du RSA, le nombre d'allocataires du RSA socle diminue en Bretagne. Ainsi, la région compte 3,5% des allocataires de France métropolitaine alors qu'elle regroupe 5,1% de sa population. Par ailleurs, le nombre de dossiers de surendettement déposés en Bretagne diminue pour la troisième année consécutive (-12,2% en 2016).
Dans la construction, les signes de rebonds observés en 2015 se sont confirmés, stimulés par la hausse des permis de construire et des mises en chantier. Pourtant, en dépit de cette conjoncture favorable, l'emploi dans ce secteur poursuit sa baisse, à un rythme cependant ralenti, avec près de 400 emplois salariés de moins en 2016. Dans ce secteur, "12.000 emplois ont été détruits depuis 2008 ", précise l'Institut.
Le tourisme est également à la peine. Après deux années d'une croissance soutenue, la fréquentation touristique, mesurée par les nuitées dans les hôtels et les campings, recule de 2,2% en 2016. Selon l'Insee, la hausse des nuitées dans les hôtels, en particulier en basse saison, ne suffit pas à compenser le recul marqué de celles enregistrées dans les campings.
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En revanche, les transports en Bretagne affichent une vitalité certaine avec à la fois une hausse du trafic aérien de voyageurs, une augmentation des immatriculations et une croissance du trafic routier de marchandises.
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