La rupture, désormais officielle, entre Manuel Valls et le PS

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Manuel Valls a quitté sa formation politique d'origine et devrait être apparenté à la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale.
Manuel Valls a quitté sa formation politique d'origine et devrait être apparenté à la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale. (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
Cette fois, la rupture est nette: Manuel Valls rend sa carte du PS et continue de draguer la majorité présidentielle. L'ancien Premier ministre et député de l'Essonne entend siéger à l'Assemblée nationale dans le groupe de La République en Marche. Des sources parlementaires ont indiqué qu'il serait "apparenté" au groupe sans en être un membre à part entière.

"Je quitte le Parti socialiste...ou le Parti socialiste me quitte". Manuel Valls s'est montré on ne peut plus clair, ce mardi matin, au micro de RTL. L'ancien Premier ministre a souhaité mettre fin aux dernières ambiguïtés dans l'espoir de rejoindre la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale. Suite à sa déclaration, des sources parlementaires ont confié à Reuters que la candidature de Manuel Valls serait "apparentée" au groupe La République en Marche (LREM) ce qui l'en mais ne lui reconnaît pas le statut de membre à part entière.

"Je veux siéger dans la majorité par cohérence. Une partie de ma vie politique s'achève", a-t-il poursuivi. Le député de l'Essonne a été réélu en s'auto-proclamant "candidat de la majorité présidentielle" alors qu'il n'avait pas reçu officiellement l'étiquette du chef de l'Etat. La République en Marche avait fait le choix cependant de ne pas présenter de candidat face à lui.

"Je voterai la confiance au gouvernement"

Quelques jours après les résultats des législatives, le Parti socialiste a d'ores et déjà décidé que son groupe parlementaire, composé d'une trentaine de députés, n'allait pas voter la confiance du gouvernement. Un argument supplémentaire pour justifier le départ de Manuel Valls:

"Je ne siégerai pas dans un groupe où il y aurait des ambiguïtés et où l'on ne voterait pas la confiance au gouvernement. Moi, je voterai la confiance au gouvernement le 4 juillet prochain", a ajouté l'ancien Premier ministre sur RTL.

(vidéo Digiteka)

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 29/06/2017 à 9:04 :
Candidate dans la 1re circonscription de l'Essonne face à Manuel Valls, Farida Amrani n'a toujours pas reconnu sa défaite aux élections législatives, dénonçant depuis l'annonce des résultats des irrégularités. Le mercredi 28 juin, celle qui concourrait sous les couleurs de la France insoumise est allée déposé un recours au Conseil constitutionnel accompagnée de son suppléant Ulysse Rabaté et de son avocat Hervé Tourniquet.La syndicaliste disposait d'un délai de 10 jours pour constituer un dossier et rassembler un maximum de preuves. Parmi les "éléments" qu'elle a en sa possession, une photo montrant "des signatures au crayon à papier" qui sont "recouvertes à l'encre" a été publiée à titre d'exemple sur son compte Twitter. Une situation qui a été constatée "plus d'une fois", selon l'avocat.
a écrit le 28/06/2017 à 14:30 :
Aujourd'hui:

Farida Amrani, la candidate de la France insoumise, qui a perdu au second tour face à Manuel Valls à près de 100 voix, dépose son recours au conseil constitutionnel. Elle conteste la victoire de l'ancien Premier ministre depuis dix jours.
a écrit le 27/06/2017 à 20:14 :
On reproche souvent aux professionnels de la politique d'avoir des égos qui leur font parfois passer l'intérêt général au second plan.
On leur reconnait, aussi souvent, une grande combativité et une grande constance.

Certains trouvent, là, des atouts pour 'réussir' en politique, en décrochant des maroquins prestigieux leur permettront d'agir sur les affaires de la Nation selon leurs obédiences -ou leurs partis- d'appartenance ou simplement selon leurs convictions.

Alors, au nom de quoi celui-ci, successful car ancien premier Ministre de la République, serait-il exempt de ces atouts essentiels ? L'ego est donc là ..., quelque part.
Dès lors, comment expliquer l'acharnement qu'il met depuis plusieurs mois et, plus encore, depuis quelques semaines à intégrer le club des élus [les vainqueurs d'aujourd'hui] malgré les nombreux refus, parfois frais, qui lui ont opposés ?
Si peu de dignité !
Si peu de dignité !
Avec si peu de dignité comment peut-on encore prétendre à des hautes fonctions de la République ?

Équation difficile à résoudre à moins qu'il ne s'agisse de postures :
Posture de l'un pour faire amende honorable au vu d'un passif certain
et
Posture du club pour ne pas donner l'impression de valider une certaine continuité avec le gouvernement sortant, notamment, tout en laissant la porte ouverte.
Car, après tout, un ancien premier Ministre on lui trouvera bien quelque chose d'utile à faire ! ... Mais est-ce là un si bon calcul ? L'avenir le dira.
a écrit le 27/06/2017 à 18:46 :
Ah bon, il était au PS, première nouvelle.
a écrit le 27/06/2017 à 18:02 :
C'est logique, on se demandait même ce qu'il faisait au PS.
Mais n'est il pas de droite ?
On peut se demander quelles valeurs il peut encore porter ?
En surcompensant la faiblesse de Hollande il a précipité la déroute du PS, faisant parfois passer un parti social pour une succursale de l’extrême droite. Même travers que Sarkozy lors de sa phase de dérive droitière extrême.
Autre ressemblance, son habitude de toujours vouloir en découdre.
C'est pourtant sur l’équilibre et les compromis que l'on fonde des sociétés pérennes et non sur les conflits.
a écrit le 27/06/2017 à 15:56 :
pour quelle raison le groupe en marche vas t'il eberge un traite
qui a toujours fayote pour avoir le pouvoir
allant jusqu' a saborder le ps
en apliquant une politique de droite extreme
ayant recourt a des article comme le 49.3
pour eviter le dialogues et imposer sa dictature
ce qu'il a fait avec le ps il le refera avec les autres
a écrit le 27/06/2017 à 12:23 :
Manuel Valls est un homme exceptionnel qui a plusieurs avenirs plus dans son profil et sa vrai nature ;

1er avenir possible dans la France dont en réalité il a une extrême détestation pour les Français : que Valls fonde avec Wauquiez un parti de droite extrême assumée en laissant le Front National au Centre droit ...

2ème avenir possible : que Valls postule en Istrael sa 2ème patrie dans le parti fondamentaliste pour le conforter et lui apporter tout son autoritarisme le plus brutal et guerrier assumé

3ème avenir possible : que Valls rejoigne le parti d'extrême droite espagnole sa 1ère patrie pour devenir le ministre espagnol de la guerre
a écrit le 27/06/2017 à 12:02 :
De vrais caméléons sans vergogne ces socialistes, ils se font élire par des gogos de gauche et à la première okaze quittent le Titanic socialiste ,qu'ils ont eux mêmes contribué à saborder ...! pour aller vers le radeaux des médusés en marche...5 ans de guignolade commence , reste à mesurer cette fois encore ,le montant de l'ardoise finale;...
a écrit le 27/06/2017 à 12:01 :
De vrais caméléons sans vergogne ces socialistes, ils se font élièrent par des gogos de gauche et à la première okaze quittent le Titanic socialiste ,qu'ils ont eux mêmes contribué à saborder ...! pour aller vers le radeaux des médusés en marche...5 ans de guignolade commence , reste à mesurer cette fois encore ,le montant de l'ardoise finale;...
a écrit le 27/06/2017 à 11:53 :
le prince du mensonge et de la traitrise jette le masque, c'est au moins plus de clarté dans le débat politique. Cela facilitera le combat pour sauver ce qui reste de démocratie dans notre douce France.
a écrit le 27/06/2017 à 11:51 :
la trahison prospere en politique.. il parait que le pouvoir rend fou(relevé dans la presse
)
a écrit le 27/06/2017 à 11:14 :
On se demande surtout ce qu'il faisait dans un parti centriste alors qu'il est de droite affirmé. Les partis politique c'est devenu vraiment n'importe quoi, vous me direz tant que les médias valident leurs délires...
a écrit le 27/06/2017 à 9:57 :
Un bon choix de la part de M.Valls même si ses relations avec le Président 'ont pas été les meilleures.
Il aurait pu être un "Emmanuel Macron" en son temps, il n'est pas allé au bout de sa démarche, manque de carrure? trop tôt...
Il sera plus utile à En Marche que se morfondre sur la descente aux enfers du Parti Socialiste.
E.Macron a fait éclater le ron ron politique, le système UPS a explosé.
C'est lui l'anti-système et non le parti de J. L.Mélenchon qui n'est que l'extrême gauche radicale qu'on connaît depuis fort longtemps et qui se gargarise de mots, concepts creux n'amenant que la haine des citoyens entre eux, si vous enlevez le formidable tribun, il ne reste que la haine.
Réponse de le 27/06/2017 à 11:21 :
C'est une blague ?
Réponse de le 27/06/2017 à 11:54 :
Entièrement d'accord avec vous, quant à M. Mélenchon à part critiquer il ne propose absolument rien de réaliste et cela dure depuis 40 ans.

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