Le chômage repart à la hausse

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Cette timide remontée intervient alors que les nouvelles règles de l'assurance-chômage sont entrées en vigueur depuis le premier novembre dernier.
Cette timide remontée intervient alors que les nouvelles règles de l'assurance-chômage sont entrées en vigueur depuis le premier novembre dernier. (Crédits : Charles Platiau)
Le taux de chômage a augmenté de 0,1 point au troisième trimestre pour s'établir à 8,6% de la population active en France entière (hors Mayotte), selon les chiffres publiés par l'Insee jeudi. Si cette hausse est relativement légère, les autres indicateurs illustrent une détérioration du marché du travail.

Les effets du ralentissement économique commencent à se faire ressentir sur le marché du travail. Selon les derniers chiffres communiqués par l'Insee ce jeudi 14 novembre, le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) est en légère hausse (+0,1) au troisième trimestre. Il s'établit désormais 8,6% de la population active contre 8,5% au second trimestre. Sur un an, le taux de chômage est inférieur de 0,5 point à son niveau du troisième trimestre 2018. La France compte désormais 2,5 millions de chômeurs, soit 10.000 de plus sur un trimestre.

Cette timide remontée intervient alors que les nouvelles règles de l'assurance-chômage sont entrées en vigueur depuis le premier novembre dernier. Elles prévoient entre autres un allongement de la durée nécessaire de cotisation pour pouvoir toucher des allocations.

> Lire aussi : Assurance-chômage : le gouvernement s'apprête à appliquer sa réforme explosive

Légère hausse chez les plus de 50 ans

Dans le détail, cette hausse du taux de chômage s'explique par une légère remontée chez les plus de 50 ans, passant de 6,3% à 6,4% entre le second et le troisième trimestre. La remontée est particulièrement marquée chez les hommes de cette tranche d'âge avec une hausse de 0,3 point sur un trimestre. Chez les femmes, il est stable pour cette catégorie.

Pour les jeunes, les chiffres sont plus favorables. Le taux de chômage pour les 15-24 ans est passé de 19,3% à 19,1% entre les deux trimestres, baissant de 0,2 point. Ils sont tout de même 539.000 à être frappés par ce phénomène, rappelant que cette catégorie continue de connaître de sérieuses difficultés pour s'insérer dans l'emploi.

> Lire aussi : Emploi : une insertion plus chaotique pour des jeunes plus diplômés

Le taux d'activité en baisse

La moins bonne santé de l'emploi en France s'observe également sur la moindre participation de la population active au marché du travail. Ainsi, le taux d'activité (*) des 15-64 ans a baissé de 0,3 point sur le trimestre, passant de 71,6% à 71,3%. Sur un an, il diminue de 0,7 point. Cette inflexion concerne toutes les catégories d'âge. Elle est cependant plus marquée chez les 25-49 ans, le cœur de la population active (87,8% au T2 contre 87,4% au T3). Cette baisse est également visible chez les jeunes, passant de 36,8% à 36,6%. Enfin, la diminution est très légère pour les 50-64 ans, passant de 66,7% à 66,6%.

Outre le taux d'activité, le taux d'emploi (**) connaît également une inflexion. Le taux d'emploi est passé de 65,5% à 65,2% sur la période étudiée. La chute est particulièrement marquée pour les personnes à temps complet, passant de 54,2% à 53,8%. En parallèle, le taux d'emploi à temps partiel se stabilise sur le trimestre à 11,3%.

Le halo du chômage accélère

Le halo du chômage a bondi de 27.000 personnes entre le second et le troisième trimestre. Il concerne tout de même 1,6 million de personnes sur le territoire français. Cette catégorie méconnue regroupe les personnes qui ne sont même plus inscrites à Pôle emploi, soit parce qu'elles ne recherchent pas d'emploi par découragement, soit parce qu'ils ne sont pas disponibles rapidement pour travailler ou n'y trouvent pas un intérêt financier.

Moins de créations d'emplois en perspective

Si l'économie française affiche de meilleurs résultats que la plupart de ses voisins européens, les économistes anticipent un coup de frein de l'activité l'année prochaine. Ce ralentissement aurait des répercussions majeures sur le nombre d'emplois crées. Les économistes de l'observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoient une chute brutale des créations d'emplois à partir de l'année prochaine.

"Les créations d'emplois dans le secteur marchand connaîtraient une croissance moins soutenue que sur la période 2017-2018 (260 000 en glissement annuel en 2019, 82 000 en 2020 et 92 000 en 2021 après 286 000 en moyenne sur la période 2017- 2018) du fait d'une croissance de l'activité marchande moins dynamique".

(*) Le taux d'emploi est défini comme la part des personnes ayant un emploi parmi les personnes âgées de 15 à 64 ans, exprimée en pourcentage.

(**) Le taux d'activité est le rapport entre le nombre d'actifs (actifs occupés et chômeurs) et l'ensemble de la population correspondante selon la définition de l'Insee.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2019 à 21:39 :
Moi je vais vous dire pourquoi cette hausse de chômage,, ils vous enlever 7 mois de chômage en plein hiver et vous envoie un dossier rsa surtout que vous êtes la seule à nourrire votre famille, voilas la hausse, c'est la vrai galère, j'aimerais bien trouver du travail au coin de la rue 😠😠😠😠😠 y les sais saisonnier qui vivent sur place
a écrit le 19/11/2019 à 22:50 :
Le pire reste cette erreur monumentale de fortement diminuer les allocations chômage en fonction de la durée de son travail. Cela va au contraire créer un trou béant dans les finances publiques ! Déjà, pour avoir passé un week-end en réunion de famille suite à un décès, et abordant le sujet, plusieurs personnes à qui j'ai parlé dont deux d'entre eux en particulier, de ce sujet si brûlant, ne vont pas se gêner d'aller chercher l'argent là où il faut.
Si plus possible de bénéficier des allocations chômage, que feront-ils ? Ils toucheront le RSA, tout simplement, quitte à frauder en ne déclarant pas leur concubinage (les 2 sont en couples, mais non mariés ni pacsés, donc inscrit dans aucun registre civil permettant de savoir qu'ils sont réellement en couple). Sachant que le RSA n'est pas limité dans le temps comme les allocations chômage, cela risque d'engendrer une augmentation considérable du nombre de personnes qui seront au RSA, et alourdir les budgets des départements déjà étranglés. Pire encore, ceux qui sont en couple sans le déclarer et qui finiront pas se complaire dans ce système, faute d'intérêt financier à trouver du travail. Grave erreur cher gouvernement. En voulant faire des économies, on va juste réussir à faire exploser le halo du chômage, les fraudes, et les chômeurs très longues durée. Bravo, un grand bravo !
Réponse de le 20/11/2019 à 12:30 :
Oui, c'est aussi le but du gouvernement, il n'est pas de créer l'emploi, mais de faire de façon a ce que les assedics se débarrasse du problème, l'état aussi puisque les chiffres montrerons que les catégories donnant indemnisation baissera. Et il affirmera que le chômage a baissé! pendant ce temps le cice sera la vache a lait gratuit permettant d'enrichir les plus riches.

Et couplé avec les apl pour ce mois ci, la totale !
a écrit le 19/11/2019 à 22:49 :
Le pire reste cette erreur monumentale de fortement diminuer les allocations chômage en fonction de la durée de son travail. Cela va au contraire créer un trou béant dans les finances publiques ! Déjà, pour avoir passé un week-end en réunion de famille suite à un décès, et abordant le sujet, plusieurs personnes à qui j'ai parlé dont deux d'entre eux en particulier, de ce sujet si brûlant, ne vont pas se gêner d'aller chercher l'argent là où il faut.
Si plus possible de bénéficier des allocations chômage, que feront-ils ? Ils toucheront le RSA, tout simplement, quitte à frauder en ne déclarant pas leur concubinage (les 2 sont en couples, mais non mariés ni pacsés, donc inscrit dans aucun registre civil leur permettant de savoir qu'ils sont réellement en couple). Sachant que le RSA n'est pas limité dans le temps comme les allocations chômage, cela risque d'engendrer une augmentation considérable du nombre de personnes qui seront au RSA, et alourdir les budgets des départements déjà étranglés. Pire encore, ceux qui sont en couple sans le déclarer et qui finiront pas se complaire dans ce système, faut d'intérêt financier à trouver du travail. Grave erreur cher gouvernement. En voulant faire des économies, on va juste réussir à faire exploser le halo du chômage, les fraudes, et les chômeurs très longues durée. Bravo, un grand bravo !
a écrit le 19/11/2019 à 10:39 :
Pourquoi, devons nous être surpris? Logique !!! on ne peut mener une politique économique sans création de valeur et espérer avoir l'inverse.

Tout ces politiques par logique consiste a construire dans le temps, et comme nous pouvons constater qu'il y aura de fait dans les temps avenir 134 000 contrats aidés disparaissant, vous espérez qu'il peut en être autrement?

Difficile de virtualiser les chômeurs, mais facile de les accabler par ceux la même qui mettent une drh au poste de ministre du travail.......

Après heureusement qu'il y a les chaînes d'infos pour construire un récit invitant des amis sans contradicteurs, cela donne l'impression que macron fait autre chose qu'un capitalisme de rente.

La rente de ses coreligionnaires scolastiques et des groupes économiques. Et si créer de l'emploi c'est supposer transférer les capitaux vers les multinationales en espérant qu'elles ne licenciera pas, par la robotisation déjà nous avions bien compris qu'avec 750 millions d'euros par le cice, carrefour l'utiliserait pour faire la transition robotique......

Alors faire croire qu'il y aurait de la politique économique, alors qu'en réalité il transfert la richesse collective vers la richesse individuelle, dans ce sens, un euro reste un euro.

Par contre au vue du fait de ce qui va se passer dans les semaines a venir, nous verrons si le tourbillons économique qu'il sème, macron, produira sur l'économie et donc le chômage.

Mais voulant aussi fait disparaître les outils de mesure, casser le thermomètre n'a jamais empêché la température de monter ou descendre.....
a écrit le 15/11/2019 à 16:29 :
Attention je vais rapidement virer au désagréable...
a écrit le 15/11/2019 à 16:28 :
Puisque je ne peux pas répondre au troll vous virez mon commentaire de base, vous ne l'instrumentalisez pas, merci.
a écrit le 15/11/2019 à 16:26 :
Puisque je ne peux pas répondre au troll vous virez mon commentaire de base, vous ne l'instrumentalisez pas, merci.
a écrit le 15/11/2019 à 12:35 :
Je ne connais pas le détail de tout ni ne prend avis, ce que je vois, partout dans nos pays de loire des propositions d'embauche sur le bord de nos routes petites ou grandes, avec parfois des promesses de cdi, dans des tas de métiers et ces annonces n'évoluent pas.
Le fonctionnement de pôle emploi est incohérent, on est à une époque ou tout le monde est capable de tout faire sinon Leroy Merlin, casto, bricomachin seraient fermés, certains ont le culot de refuser un taf pour un travail qu'on fait chez soi.
Perso dans les années 70 période de boulot à tous les coins de rue malgré mon BTS, attendant une offre j'ai posé du papier peint, un truc à la portée de tout le monde.
a écrit le 15/11/2019 à 8:22 :
Est ce qu ‘internet résout tous les problèmes de services aux publics ?
La modernisation a supprimé trop de postes
Les applications en ligne n’épongent pas les problématiques des populations.
A méditer
Réponse de le 15/11/2019 à 9:27 :
"Est ce qu ‘internet résout tous les problèmes de services aux publics ?"


C'est un cas qui illustre les limites de la dématérialisation des démarches administratives. Le Progrès rapporte la situation d'un retraité de 87 ans vivant dans le Jura. L'octogénaire souhaitait régler son impôt sur le revenu par chèque, car il ne possède pas internet, d'ordinateur ni de téléphone portable. Un chèque qui lui a été retourné par courrier par la direction générale des Finances publiques qui lui a demandé de régulariser sa situation... en ligne ! Le retraité, ressortissant suisse, réside à Pagney dans le Jura. Il n'avait pas assez de liquidités sur son compte bancaire pour que son impôt sur le revenu lui soit prélevé directement selon Le Progrès.

Dans l'impossibilité de payer son impôt sur internet, l'administration lui a donc proposé de se rendre à près de 30 kilomètres de son domicile. Nouveau problème, car l'octogénaire n'a pas de permis ni de véhicule. "Je suis donc coincé pour une simple somme de 154 euros", s'est désolé le retraité auprès du quotidien régional. "La situation m'énerve. Ce n'est pas normal qu'une personne âgée, qui n'a pas d'ordinateur, qui a des difficultés à se déplacer, ne puisse pas payer par chèque et qu'elle soit obligée de faire 35 km pour aller à Dole. Les impôts ne peuvent pas accepter le chèque, parce que c'est la loi, mais si la loi n'est pas bonne, il faut la changer !", s'indigne le maire de la commune du retraité, Michel Ganet.Octobre 2019
a écrit le 15/11/2019 à 3:47 :
"La France compte desormais 2,5 millions de chom...." C'est une blague ?
a écrit le 14/11/2019 à 19:10 :
Même en changeant les méthodes de comptages, les publications trimestrielles plutot que mensuelle, le chomage ne baisse pas en France. Encore un échec Macron
Réponse de le 15/11/2019 à 8:34 :
N’importe qui aurait eu le même résultat
Nous sommes tributaire de l’tech, internet , sans internet , il y’a chômage technique programmé ou pas...
La modernisation a donne toutes les cartes aux Elites by by démocratie sociale...
a écrit le 14/11/2019 à 18:56 :
ont nous avaient bien dit baisse grâce à macron !!!! les licenciments industriels à gogo les saisonniers fini ! retour à la case départ ; comment tout ça va finir !! droit dans le mur: certains se la coule douce au soleil caraÏbe
a écrit le 14/11/2019 à 17:56 :
Macron vient de passer deux ans à desserrer tous les freins au licenciement.

La conjoncture devenant grise, les boites vont licencier en masse et les chômeurs dont les conditions d'indemnisation viennent d'êtres encore durcies, vont se retrouver à poil et dans les rues.

La tête de Jupiter terminera sur une pique et ce sera totalement de sa faute. Il a pourtant été averti de ce qui allait se passer avec le mouvement des gilets jaunes.
a écrit le 14/11/2019 à 17:18 :
Le taux de chômage a augmenté de 0,1 point au troisième trimestre

il convient de redéfinir ce qu'est un emploi :

Un EMPLOI c'est un travail stable semaine ^près semaine, mois après mois, plein temps 35 heures min par semaine, rémunéré à hauteur de la difficulté des taches à accomplir ;

tout ce qui n'est pas dans le cadre précité, ca doit être qualifié de mendicité, d'esclavage nouveau, et de violence sociale caractérisées ;

il est devenu indispensable de fusionner les chômeurs classe A, B et C dans une seule classe A.

L'Insee et Pole Exploit sont sous le joug de la Macronie, dans toutes les familles il y 1 ou plusieurs membre de la famile qui galère soit en tant que demandeur d'emploi SANS EMPLOI,

et plusieurs généralement qui travaillent dans la plus totale précarité, dans la misère ;

Un pays qui prétends être une puissance mondiale
ne peut plus tolérer la misère, ne peut plus tolérer la précarité,
ne peut plus tolérer les sans logis,
ne peut plus tolérer une armée en déconfiture,
ne peut plus tolérer des hôpitaux et des services de santé en général en décrépitude,
ne peut plus tolérer des déserts médicaux,
ne peut plus tolérer des personnes âgées en souffrance dans les établissements spécialisés, ou dans l'isolement dans les campagnes désertifiées,
ne peut plus tolérer des agriculteurs qui se suicident par dépits,
ne peut plus tolérer des policiers et crs qui mutilent et éborgnent des citoyens contribuables

le bordel la chienlit CA SUFFIT
a écrit le 14/11/2019 à 15:46 :
J'ai un ami qui est obligé de démissionner de son travail, 39h payées au smic, parce que lui coutant 150 euros de déplacement par mois faisant qu'il est trop juste en fin de mois, heureusement une boite embauche près de chez lui mais dure physiquement il ne sait pas s'il pourra tenir d'autant qu'il ne peut pas se payer de mutuelle.

Tout va bien les gars là haut hein ne vous en faites pas vous pouvez continuer de vous contempler le nombril et vous trouver géniaux !
Réponse de le 14/11/2019 à 18:56 :
La mutuelle d'entreprise est obligatoire pour les salariés depuis 2016, financé à minimum 50% par l'employeur. Votre ami doit demander à être admis dans celle de sa boite. (à moins qu'il soit indépendant, ce qui ne semble pas être le cas).

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