Le comité d'alerte de Bercy indiffère les élus locaux
César Armand
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Le maire d’Issoudun André Laignel (ici en janvier 2019 au côté d’Emmanuel Macron).
Ludovic Marin / AFP
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Le maire d’Issoudun André Laignel (ici en janvier 2019 au côté d’Emmanuel Macron).
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C'est la dernière trouvaille de Bercy pour tenter de lutter contre le déficit public : la création d'un comité d'alerte pour couvrir tous les champs de la dépense publique, à savoir l'État, les collectivités territoriales, la protection sociale et les opérateurs de l'État. Autour de la table, « des membres du gouvernement, des représentants des collectivités territoriales et des caisses de sécurité sociale ».
Interrogés par La Tribune ce mardi après-midi, les principaux concernés n'ont « pas été informés », a fait savoir le premier vice-président délégué (PS) de l'Association des maires de France, André Laignel, président du comité des finances locales, un organe administratif et politique qui « a pour objet principal la défense des intérêts financiers des collectivités locales et permet d'harmoniser leur position avec celle de l'État ».
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Et ce, alors même que ledit comité d'alerte doit se réunir trois fois par an. « Historiquement, on regarde l'état du budget en juin ou en juillet, mais c'est trop tard », a déclaré, hier, la ministre Amélie de Montchalin, qui préparera, sauf surprise, le budget 2026. « Connaissez-vous beaucoup de communes capables d'estimer au trimestre leurs dépenses ? » s'est interrogé, aujourd'hui, André Laignel, édile d'Issoudun (Indre).
César Armand