Le déficit de l'Etat s'est réduit de 4,4 milliards d'euros fin août

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La hausse des recettes fiscales, en ligne avec les prévisions budgétaires, et la baisse des dépenses expliquent cette diminution du déficit, selon Bercy.
La hausse des recettes fiscales, "en ligne avec les prévisions" budgétaires, et la baisse des dépenses expliquent cette diminution du déficit, selon Bercy. (Crédits : Reuters)
Le déficit budgétaire s'est contracté à 89,7 milliards d'euros à la fin du mois d'août, contre 91,4 milliards d'euros à la même période en 2014. Cette réduction s'explique par une baisse des dépenses, selon Bercy.

Pour le mois d'août, le déficit budgétaire s'est réduit de 4,4 milliards d'euros par rapport à la même période l'année précédente, pour s'établir à - 89,7 milliards d'euros. Cette réduction s'explique notamment par la baisse des dépenses, a détaillé Bercy ce vendredi.

Les recettes fiscales en hausse

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont en effet diminué de 4 milliards d'euros par rapport à la même période de 2014, pour atteindre 249,9 milliards d'euros au 31 août. "A périmètre constant, ces dépenses ressortent en baisse de -3,6 % par rapport à fin août 2014", précise le ministère des Finances dans un communiqué.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) sur cette même période ont quant à elles augmenté, passant de 186,1 milliards fin août 2014 à 189,2 milliards fin août 2015. Plus précisément, les recettes fiscales nettes ont augmenté de 1,7 milliard d'euros par rapport à la même période un an auparavant, ce qui permet aux recouvrement d'être "en ligne avec les prévisions" budgétaires.

Traditionnel pic du mois d'août

Concernant le déficit de 89,7 milliards d'euros, supérieur à la prévision de la loi de finances initiale, Bercy assure qu'il s'agit d'un "pic", que connaît traditionnellement l'Etat à la fin du mois d'août.

"Dans la seconde partie de l'année, la perception des impôts locaux et des derniers acomptes d'impôt sur les sociétés conduisent à sa réduction par rapport à ce point haut", explique le communiqué. Dans le détail, les recettes liées à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et celles liées à l'impôt sur le revenu ont connu une hausse identique, de 2,7%.

Celles liées à l'impôt sur les sociétés ont en revanche très fortement baissé (-36,7%), mais en raison de "la montée en charge du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE)", assure le ministère. Le solde des comptes spéciaux s'est pour sa part établi à -28,9 milliards d'euros à fin août contre -26,3 milliards d'euros un an auparavant.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 10/10/2015 à 12:10 :
Je ne sais pas qui vous a donné ces chiffres, mais si pour moi l'orthographe n'est pas mon fort, pour vous il semble que les maths sont pire encore... Si pour vous 89.7 + 4.4 = 91.4 vous présentez pas à question pour un champion...
a écrit le 10/10/2015 à 9:22 :
Ce qu'il faut c'est identifier clairement l'origine de ces 90ge de déficit. Ce n'est pas en reconduisant les règles de globalisation des dépenses et de non affectation aux recettes qu'on va y arriver. On ne résoudra pas la question en attendant désespérément la croissance qui peut-être ne reviendra jamais. Il faut d'une part identifier les dépenses par fonction et établir un chiffre d'affaire pour chacune d'elle en calant les tarifs à l'unité d'œuvre sur ce qu'on constate dans d'autres pays tous opérateurs confondus (exemple : 10500 euros pour l'année-élève du lycée, c'est bien par rapport aux US mais cher par rapport à l'Allemagne ou la Suède...). Une fois traitée toute la production de services (où on trouve en principe la masse salariale et les achats externes) il reste des transferts et des prélèvements (des moins et des plus) dont le solde devra tendre vers zéro (donner moins ou prélever plus). Ce dernier compte dit "de solidarité" peut être réservé aux personnes physiques (inutile de faire des moins et des plus pour les entreprises).
a écrit le 09/10/2015 à 17:28 :
On parle d'affaires de directeurs de cabinets, de tva non payées, la corruption est-elle générale chez les baby-boomers? Ne devrait-on mettre en place des procédures de destitution alors qu'au Guatémala la population se débarrasse des traficants.
Le PIB français serait au niveau des italiens en mesurant la consommation. L'Etat ne fait-il pas des subventions aux riches par les niches en brimant les classes moyennes alors qu'on bouterait le feu aux impôts. Ne devrait-on critiquer la gouvernance pour la faible croissance?
a écrit le 09/10/2015 à 16:39 :
Le déficit se réduit mais on parle de 80 de déficit, aura-t-on des excédents ? Les Allemands ne font-ils pas plus de croissance et des excédents. N’avons-nous pas un problème de compétence aloors que les allemands font plus de croissance et que la vie serait chère en France ? Le chômage jeunes aurait augmenté, les objectifs de l’Etat ne sont-ils pas insuffisants avec une croissance sous la moyenne. Ne fait-on pas dans la république des méchants fonctionnaires qui martyrisent la population, un goulag géant ? Un banquier américain n’inculpe-t-il pas les européens pour leurs maigres résultats. Ne devrait-on œuvrer à la suppression des bourrelets administratifs et des statuts désuets qui sinistrent l’entreprise alors qu’on dit que le bac serait inutile et l’école nulle. L’Etat n’est-il pas contre productif ? On parle de 1000 milliards d’actifs toxiques, ne devrait-on avoir le système en examen, on ferait dans la mutualisation des pertes. Fait-on dans la prime à la destruction ? On parle d’un french bashing, ne sommes-nous pas arrogants. Pour la question des impôts, des maires seraient tapés, aurons-nous aux régionales de vraies fausses baisses d’impôts et de fonctionnaires ? Peut-on laisser une RDA se poser comme modèle mondiale avec un Jabajelski ? Dans les sondages la population serait contre les prix des logements, ne fait-on pas du mauvais travail ? On publie que 300 000 emplois ne seraient pas pourvus est-ce parce que les salaires jeunes sont inférieurs de moitié à nos voisins ? Ne fait-on pas dans la brimade du consommateur ? Ne devrait-on mettre en place un système de retraite pour les actifs alors qu'il existerait des fonds pour les fonctionnaires.
a écrit le 09/10/2015 à 15:01 :
Le déficit se réduit mais il reste élevé. On dit que la croissance est repartie, nous pouvons donc passer aux excédents et rétablir la balance. N’est-on pas mal classés en doing business ou en innovation ? Pour les traités non appliqués, ne fait-on pas du parjure ? En record de faillites, ne devrait-on empêcher l’Etat totalitaire de détruire les entreprises. On défiscalise sur des niches et on écrase les classes moyennes… On pourrait imaginer une protestation avec pour programme un remboursement dette par les boomers, 6 millions de pré-retraites et une suppression des retraites alors que 50% des pauvres auraient moins de 30 ans. Ne marche-t-on pas sur la tête ? On fait des dépenses publiques mais le niveau de vie baisse. Ne devrait-on empêcher l’exportation du modèle fonctionnaire ?
a écrit le 09/10/2015 à 12:39 :
91,4-89,7= 4,4 ! Dormez bonnes gens ou continuez à lire la propagande qui vous explique que 2+2 = la tête à toto :-)
Réponse de le 09/10/2015 à 13:02 :
Je pense qu'il y a eu une faute de frappe et que le déficit à la même période l'année dernière n'était pas "91,4", mais "94,1" : cela donnerait exactement 4,4 milliards d'écart

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