Le gouvernement "dans la continuité" du Front populaire selon Valls

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Le Premier ministre a évoqué des avancées depuis 2012 pour l'éducation, pour la reconnaissance des droits des salariés, pour le pouvoir d'achat des familles modestes, pour l'accès à la santé, contre la précarité, pour la solidarité avec les plus fragiles.
Le Premier ministre a évoqué des avancées depuis 2012 "pour l'éducation, pour la reconnaissance des droits des salariés, pour le pouvoir d'achat des familles modestes, pour l'accès à la santé, contre la précarité, pour la solidarité avec les plus fragiles". (Crédits : REUTERS/Robert Pratta)
A l'occasion des 80 ans des accords de Matignon, le Premier ministre Manuel Valls a fait le lien entre les mesures emblématiques adoptées par le Front populaire en 1936, et les actions de son gouvernement.

La grogne sociale est encore forte en France à l'occasion des 80 ans des accords de Matignon. Alors qu'une partie de la gauche continue de lutter contre le projet de loi Travail, le Premier ministre Manuel Valls estime que l'action de l'exécutif et ses réformes s'inscrivent dans la continuité du Front populaire de 1936.

"Bien sûr, l'époque est différente et le monde a surtout changé mais nous continuons à être inspirés par ce mouvement et les réformes que nous menons s'inscrivent dans la continuité des avancées que le pays a connues en 1936" a assuré Manuel Valls.

S'exprimant à l'occasion de l'anniversaire de ces accords, quand Léon Blum était chef du gouvernement, le Premier ministre a cité les congés payés et la semaine de 40 heures comme mesures emblématiques du Front populaire.

Il a ensuite évoqué des avancées depuis 2012 "pour l'éducation, pour la reconnaissance des droits des salariés, pour le pouvoir d'achat des familles modestes, pour l'accès à la santé, contre la précarité, pour la solidarité avec les plus fragiles".

>> Aller plus loin Que reste-t-il des accords de Matignon signés il y a 80 ans ?

Mémoire historique biaisée

Cette date anniversaire a également été l'occasion pour le président de la République François Hollande de ressortir une citation de Maurice Thorez, déclarant dans une interview à La Voix du Nord : "Il y a un moment où, selon une formule célèbre, il faut savoir arrêter une grève." Citation toutefois incomplète puisque celui qui était alors secrétaire général du PCF avait lancé après la signature des accords de Matignon :"Il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue."

Un biais que la CGT n'a pas manqué de rappeler dans un communiqué en fustigeant "la stratégie de radicalisation et de refus du dialogue du gouvernement et du patronat". Et de lister les grèves dans de "nombreux secteurs", allant des raffineries aux cheminots en passant par l'énergie ou encore le traitement des ordures, ainsi que dans des secteurs privés comme l'agroalimentaire (Nestlé, Haribo), métaux (Peugeot) ou la grande distribution (Intermarché, Leclerc).

     Lire aussi : A la SNCF, la grève se poursuit

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 08/06/2016 à 11:48 :
Bruxelles n'a rien a voir la dedans mais plutot la competition international qui décide et des salaires qui ont baissé dans toute l'Europe même en Allemagne sauf en France, si on veut garder nos entreprise en France il faudra réformer encore plus !
a écrit le 08/06/2016 à 11:45 :
Cette loi suffit pas besoin de plus veant de la droite, quand au cadres qui vtent a droite qu'ils ne viennent pas se plaindre de bosser 50 h pour le même prix !
Réponse de le 08/06/2016 à 12:12 :
Quoiqu'en dise ce contributeur, beaucoup de gens quelque soit leur vote sont motivés pour travailler sans compter le temps qu'ils y passent !
a écrit le 08/06/2016 à 10:46 :
Et voilà qu'ils nous font du sarko : "Au plus c'est gros, au plus ça passe."...
a écrit le 08/06/2016 à 9:51 :
Maintenant que l'on va "rentrer" dans le dur de la grève, on verra bien qui va lacher l'affaire le premier...
bon courage à Plouf et Chocolat !
a écrit le 08/06/2016 à 7:54 :
Tant que tout gouvernement sera assujettie aux ordres de Bruxelles, il ne pourra revendiquer quoi que ce soit, si ce n'est qu'être un simple rouage de la mise en place d'un dogme!
a écrit le 07/06/2016 à 19:55 :
Ces types là ne savent que communiquer.... c'est a dire travestir la vérité ! Voilà l'objectif de la communication (pour faire passer les couleuvres...)
a écrit le 07/06/2016 à 19:15 :
Non Valls blablate tel un bonimenteur ;

ce que les français constatent, c'est que le gouvernement Valls est dans la continuité du pire gouvernement Sarkozy-Fillon ;

in finé, Valls-Sarkozy sont dans la renaissance du pétainisme de la guerre économique et du rétablissement de l'esclavage nouveau, la régression sociale, le déclin total et l'effondrement de la Nation Française.
Réponse de le 08/06/2016 à 9:25 :
Exactement!Les propos de Monsieur Valls sont monstrueusement indécents.Aussi choquants que Sarkosy se prévalant de Léon Blum. Sauf que Monsieur Valls se prétend "de gauche".Je pense qu'il y a là un machiavélique calcul électoral: la droite classique fera pire concernant la loi travail et durcira les mesures, donc ayez peur et ne votez pas pour elle.Ainsi le PS sera face au Front national au 2eme tour, et il y aura un vote républicain en faveur de Monsieur Hollande.Vous entendra-t-on, Monsieur, clamer à nouveau que vous aimez les gens, que votre ennemi c'est la finance,qu'avec votre loi travail vous luttez contre la précarité, pour l'emploi et protégez les plus fragiles? Dites-le et les Français vous croiront, je le crois quand je vois que leur premier ennemi ce n'est pas vous, Monsieur, mais les Syndicats!

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