Loi travail : le texte du Sénat anticipe ce que ferait la droite en 2017

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La majorité sénatoriale de droite compte profondément réécrire le projet de loi Travail. Ceci préfigure ce que serait le programme de la droite en 2017 si elle revenait aux affaires.
La majorité sénatoriale de droite compte profondément réécrire le projet de loi Travail. Ceci préfigure ce que serait le programme de la droite en 2017 si elle revenait aux affaires. (Crédits : REUTERS/Benoit Tessier)
Fin des 35 heures, plafonds aux prud'hommes, licenciements économiques simplifiés... Les sénateurs "Les Républicains" vont considérablement durcir le projet de loi Travail... dans le sens du programme de leurs candidats à la primaire. Un épouvantail à agiter par Manuel Valls face aux opposants au texte El Khomri.

Et si, à son corps défendant, le Sénat devenait l'allié objectif du gouvernement dans son mano à mano avec les opposants au projet de loi Travail? La Haute Assemblée, majoritairement de droite, s'apprête en effet à examiner à son tour ce très controversé texte à compter du 13 juin. Déjà quatre cents amendements ont été adoptés par la commission des affaires sociales.

Et, c'est le moins que l'on puisse dire, ils tendent à considérablement "durcir" le texte, allant même beaucoup plus loin dans la réforme du code du travail que ce que proposait la première version du projet gouvernemental, avant que Manuel Valls décide de "l'adoucir" à la mi mars. Les syndicats en guerre contre l'actuel projet El Khomri auront intérêt à bien lire  - c'est en tout cas le souhait du premier ministre - le projet de loi tel qu'il sortira du Sénat fin juin. En effet, si cette version sénatoriale de réforme du code du travail n'a aucune chance d'être reprise et adoptée par l'Assemblée nationale en juillet, en revanche, elle préfigure assez exactement ce qu'une majorité de droite déciderait si elle revenait aux affaires en 2017 à la suite de l'élection présidentielle et, surtout, des élections législatives.

D'ailleurs, Gérard Larcher, président "Les Républicains" (LR) du Sénat avait été très clair en déclarant: "On va revenir a minima à la version initiale de la loi El Khomri (...). La première version nous allait très bien". Revue de détails

Le fameux article 2, qui donne la primauté à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en matière de temps de travail serait conservé par les sénateurs. "Nous conservons la philosophie de l'article 2 car nous sommes à l'origine de cette philosophie", explique Jean-Baptiste Lemoyne (LR), l'un des rapporteurs du texte au Sénat.

La fin de la durée légale de 35 heures

Il n'empêche qu'un amendement propose pas moins de supprimer la référence aux 35 heures comme durée légale du travail hebdomadaire, c'est-à-dire le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. De fait, cet amendement prévoit que  "la durée de référence du travail effectif des salariés est fixée par accord collectif ».

"Cela veut dire qu'une branche ou une entreprise pourra dire que sa durée de référence est de 37 heures ou 34 heures. (...) Chaque branche ou entreprise arrête sa durée de référence qui est pris en compte pour le déclenchement des heures supplémentaires » explique Jean-Baptiste Lemoyne. Mais, en l'absence d'accord de branche ou d'entreprise fixant une durée de référence, l'amendement prévoit qu'une disposition supplétive s'appliquerait fixant la durée de référence du travail à 39 heures hebdomadaires ou 1790 heures en cas d'annualisation du temps de travail.. C'est exactement ce que prévoit le programme d'Alain Juppé en la matière.

Concernant le taux de bonification des heures supplémentaires, le Sénat conserverait, a priori, les règles actuellement en vigueur. Le taux de majoration des heures supplémentaires resterait de droit de 25% mais un accord collectif pourra le fixer entre 10 et 25%. Reste pour le Sénat à trancher si un un accord d'entreprise pourrait proposer un taux de bonification inférieur à celui prévu par un accord de branche... C'est toute la question.

Un plafond pour les dommages et intérêts accordés par les prud'hommes

"On réintroduit le plafond aux prud'hommes car il y a un besoin de lisibilité et de sécurité. Il y a des entreprises qui peuvent se trouver le couteau sous la gorge car elles doivent débourser 15 ou 20.000 euros. Il faut essayer de lever les freins psychologiques à l'embauche en CDI" estime le rapporteur. Le texte sénatorial reviendrait ainsi sur ce point à la première version du projet de loi El Khomri qui prévoyait, en effet, un plafond pour les indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif. Mais, notamment à la demande de la CFDT, ce plafond avait finalement "sauté" dans la seconde version du texte.

C'est un point qui cristallise tous les débats. Pourtant, il est extrêmement rare que les conseils de prud'hommes accordent des indemnités supérieures à huit ou neuf mois de salaire. En réalité, pour les praticiens du droit habitués à la justice prud'homale, le vrai débat porte davantage sur le fait de savoir si les planchers des indemnités prud'homales prévus par le code du travail seraient conservés. Dans la première mouture du projet El Khomri, ces minima avaient sauté...

Doublement des seuils sociaux

Plusieurs amendements de sénateurs "Les Républicains" tendent à doubler les actuels seuils sociaux. Ainsi, la mise en place de délégués du personnel ne pourrait se faire que lorsque qu'une entreprise dépasse les vingt salariés, contre dix aujourd'hui. Idem pour le comité d'entreprise et les délégués syndicaux qui pourrait être institués dans les entreprises dépassant cent  salariés, contre cinquante actuellement...

A noter, disposition un peu oubliée, que la loi Rebsamen de l'été 2015 sur le dialogue social a déjà "gelé" pour trois ans les conséquences pour une entreprise du franchissement d'un seuil social.

Périmètre d'appréciation de la validité des licenciements économiques

C'est un autre point dur du projet de loi travail actuel. A quel niveau apprécier la "santé" économique d'une entreprise française qui appartient à un groupe international? Au niveau national, ou en tenant aussi compte de la situation des autres filiales présentes à l'étranger ? Les sénateurs veulent revenir à la version initiale du texte qui prévoyait de se limiter au seul périmètre national. Mais après le passage du texte en commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale, le gouvernement avait finalement fait machine arrière en revenant aux dispositions actuelles du code du travail: c'est le périmètre international qui doit compter. Et ce pour éviter les situations ou une filiale française est artificiellement "chargée". Un cas de figure rare mais très symbolique.

A noter que les sénateurs défendent le principe des accords dits "offensifs" qui permettent pendant un temps donné d'augmenter le temps de travail sans augmentation pour permettre à une entreprise de remporter un nouveau marché, par exemple.

Référendum d'entreprise dans les PME

Là aussi, il s'agit de l'un des points les plus controversés de la loi. Les sénateurs souhaitent que dans les entreprises de moins de 50 salariés, il y ait une instance représentative du personnel avec laquelle l'employeur puisse négocier. A défaut, le chef d'entreprise pourrait valider un accord, sur sa proposition, après consultation des salariés et validation par une majorité des deux tiers.

Si l'on comprend bien les sénateurs "LR", les syndicats n'auraient plus le monopole de la négociation collective dans les entreprises. Cette négociation pourrait se faire avec le comité d'entreprise (s'il existe, puisque les même sénateurs "LR" veulent également remonter le seuil pour son existence) ou avec les délégués du personnel. le mandatement syndical ne serait même plus obligatoire. Et, en l'absence de toute instance, l'employeur pourrait soumettre un texte unilatéralement rédigé au vote des salariés. Texte qui n'aurait réellement valeur d'accord que si les 2/3 des salariés l'approuvent... Là aussi, des dispositions drastiques qui tendent à marginaliser le fait syndical que l'on retrouve dans les programmes des candidats à la primaire de droite. Chez François Fillon et Hervé Mariton notamment.

Lorsqu'il y a des syndicats dans l'entreprise,  les sénateurs "LR" réfutent une disposition de l'actuel projet El Khomri qui propose que seuls les accord signés  - en dehors de la controversée proposition de référendum dont pourraient disposer les syndicats minoritaires - par des syndicats représentant au moins 50% des salariés soient validés. Les sénateurs veulent rester à la règle actuelle qui permet la validation d'un accord s'il est signé par des syndicats représentant 30% de salariés et si il n'a pas fait l'objet du droit d'opposition de la part des syndicats majoritaires.

Un épouvantail à agiter par Manuel Valls

D'autres dispositions reviennent aussi sur l'apprentissage (qui pourrait être autorisé dès 14 ans) ou le temps partiel... Sans parler d'autres amendements qui sont également attendus en séance publique. Mais une chose demeure certaine, le texte sénatorial va bien plus loin que les différentes versions du projet de loi El Khomri. Manuel Valls pourra dire merci à la droite sénatoriale. Le premier ministre va en effet pouvoir agiter comme un épouvantail le texte du Sénat et entonner le refrain: "réfléchissez bien, entre ce que je vous propose et ce qui vous attend en 2017, vous choisissez quoi?" Même s'il n'est pas certain que cela suffise à calmer les opposants les plus farouches au projet de loi El Khomri.

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a écrit le 09/06/2016 à 8:01 :
Enfin des réactions saines, peut-être que l'article a permis, enfin,d'ouvrir les yeux à certains aveugles !!! c'est Bruxelles qui nous impose cette loi scélérate.la Belgique aussi se soulève contre la loi Peteers. D'une certaine manière, je peux m'en "ficher" de cette loi, étant retraité, mais je pense aux plus jeunes. Cette loi favorise la concurrence franco-française entre PME , favorisant le nivellement par le bas des salaires au profit des entreprises donneuses d'ordre d'où, à terme, des faillites et un renforcement du chômage. ceux qui voient la discussion à l'intérieur de l'entreprise comme une bonne chose, n'ont jamais dû travailler à l'intérieur d'une PME. Cela fera perdre de la productivité par la généralisation de la parlotte que certains trouve déjà trop importante actuellement. C'est la naissance du lèche-bottisme à grande échelle.
Le problème du système actuel réside dans les abus de certains (salariés comme patrons), en quoi la nouvelle mouture du code du travail n'aura pas d'effets pervers qui n'apparaissent pas à première vue? Mais, faisons confiance à nos gouvernants- Enastes, professeurs, médecins,hauts fonctionnaires etc..... qui connaissent parfaitement la vie dans nos PME pour faire les bons choix pour les autres!!!!
a écrit le 06/06/2016 à 18:13 :
si gerard larchet a le temps car son activite principale est d aller au restaurant
a écrit le 06/06/2016 à 18:01 :
Si les SALLES de Prière dans les PME de 50 personnes persistent comme dans le projet El Khonery il n'y a pas de raison pour les français de soutenir cette loi qu'elle soit de droite ou de gauche car elle est faite pour les maghrébins et orientaux au détriment des travailleurs locaux. (--On peut s'étonner que la presse et les organes d'information n'en aient jamais fait état pas plus que les représentants du Peuple--)
a écrit le 06/06/2016 à 14:03 :
Psychodrame national depuis 15 ans autour des 35 h ... incapacité à imposer la sélection à l'entrée de l'université ... ISF.

Le seul programme qui pourrait marcher : s'inspirer de nos voisins suisses
a écrit le 06/06/2016 à 13:05 :
Pourquoi diable conserver une durée de référence du temps de travail ? Les heures sup peuvent être définies comme celles dépassant le nombre d'heures contractualisées (un peu comme un forfait téléphonique). Le seul enjeu qui resterait au niveau des branches c'est une négociation sur les salaires horaires par métier.
a écrit le 06/06/2016 à 11:53 :
Pas de problème on les débarquera tout de meme
a écrit le 06/06/2016 à 11:28 :
Anticiper la mise en application des directives de Bruxelles comme un petit soldat au garde a vous, les doigts sur la couture du pantalon! De simples larbins!
a écrit le 05/06/2016 à 23:32 :
Je veux pas travailler 39 h je préfère laisser ces 4 h supp a un chomeur je voterais donc Hollande pour son dernier mandat puisque il parait qu'avec les autres ce sera pareil !
Réponse de le 06/06/2016 à 15:28 :
Surtout que moins on travaille et plus on est au productif quand on travaille.
a écrit le 04/06/2016 à 12:04 :
Le Sénat, c'est pas le truc de vieux payés à ne rien faire sur les deniers de la république et qui se sont octroyés des avantages inimaginables (salaires, primes, retraites, remboursements de frais sans facture ...) et qui demandent aux simples gens de se serrer la ceinture ??? "Le Sénat - Un Paradis pour des parlementaires fantômes", d'Yvan Stefanovitch".
a écrit le 04/06/2016 à 9:47 :
"'il n'est pas certain que cela suffise à calmer les opposants les plus farouches au projet de loi El Khomri."
les opposants diront non à une feuille blanche. C'est le principe qui les fâche. Ils veulent faire comme pour le CPE, annuler et pas modifier. Leur lutte est pour le retrait total.
Annoncer dès le début que la loi sera, si besoin, poussée par le 49-3, était-ce une maladresse ou du réalisme (pas votable faute de bonnes volontés, voire de discutions & palabres préparatoires avec les syndicats, explications avant de présenter la loi) ?
a écrit le 04/06/2016 à 9:34 :
Finalement, je me demande s'il ne conviendrait pas que chacun vote pour soi.
a écrit le 04/06/2016 à 9:31 :
J'ai le sentiment que je ne voterais ni pour la droite ni pour la gauche, encore moins pour le centre.
a écrit le 04/06/2016 à 8:07 :
vivement 2017 ?
cela dit je suis ok pour les changements de seuils dans les entreprises car c'est un vrai frein à l'emploi tant les syndicats français sont totalement à la rue en terme de propositions constructives. Je suis également pour le dialogue intra- entreprises pour les mêmes raisons et rappel que les 4 millions de pme /tpe , dont je fais parti, n'ont pas les revenus des patrons du cac 40, ni de C.Ghosn (qui a dépouillé/spolié la france et l'entreprise Renault au profit de nissan et dacia). Un entrepreneur a intérêt à maitriser ses équipes de production et éviter le turn over excessif. Quid du travail détaché ? il faut aussi simplifier les barêmes des prud'homme car aujourd'hui c'est le jachpot : A Aix en provence , cours d'appel, des indemnités atteignent 400 k€ ! cela dit le prochain gouvernement aura-t-il le courage d'appliquer son programme ?
Réponse de le 06/06/2016 à 15:35 :
Le dialogue intra entreprise est une utopie. Peut être dans une PMI, ou tout le monde connait quotidiennement le patron, a contrario dans une plus grande entreprise ou le salarié aura affaire à un insignifiant DRH ( métier totalement inutile par ailleurs) et de quel poids seront les arguments du salarié ! Arrivera t on encore a des situations humiliantes comme les fameuses renions annuelles d'évaluation ?
Non la meilleur solution est non de sortir de la loi le rapport dans l'entreprise, mais légiférer sur la durée maximum du travail, les contrats autorisés et ceux interdits, spécifier le salaire minimum, garder la souplesse des RTT, sécuriser le repos autour du WE pour ceux qui pensent a leur famille,.....La spécificité des accords de branches doivent être conservées avec une plus grandes souplesse pour les entreprises avec des syndicats responsables des intérêts des salariés qu'ils défendent, et non pas des syndicats aux comportants de caractériels ou certains qui sont inféodés au néolibéralisme comme Madame Cotta devenu la présidente du siècle, et Monsieur Thibault devenu haut cadre de l'organisation mondialiste BIT.
Si la loi ne protège pas à ces minimums les salariés, nous aurons droit sous peu aux contrats 0 heures de l'Angleterre consécutifs de la politique de l'épicière Tatcher, icône du sieur Fillon
a écrit le 03/06/2016 à 23:05 :
toutes les personnes qui font gréve devraient conserver les acquis sociaux et pour les
autres ont leurs supprime tous!
Réponse de le 04/06/2016 à 12:07 :
100% d'accord ! Que ceux qui se planquent en regardant les autres se battre ne bénéficient pas des avantages, ni eux ni leurs enfants !!!!
a écrit le 03/06/2016 à 22:38 :
Ah oui moi aussi je suis pour un grand coup de balai comme 80 % des français : plus de sénateurs qui pantouflent, coûtent chers à la collectivité et ne pensent qu'à s'asseoir, comme sur un tas d'or, à leurs trop nombreux privilèges. Quand on a vécu toute sa vie aux frais de la République, on ne donne surtout pas de conseils aux autres.
a écrit le 03/06/2016 à 19:17 :
L'accord d'entreprise le plus intéressant deviendra celui avec très peu d'heures fixes, 20 heures par exemple. Le salarié sera ainsi payé principalement en heures supplémentaires.
Réponse de le 04/06/2016 à 8:48 :
Moins vous creuserez d'écart de coût entre l'heure sup et l'heure de CDI, plus vous vous rapprocherez du contrat à zéro heure anglais qui est le nirvana pour l'employeur. Ceux qui parlent de retour aux 39 heures n'ont rien compris au besoin des entreprises qui est de ne payer les gens (pas trop cher) que lorsqu'il y a du travail à leur donner...
a écrit le 03/06/2016 à 18:20 :
c'est vrai que les réformes sont nécessaires ; à commencer par la vie politique de ce pays en faisant des économies : suppression du sénat , diminution du nombre de députés et autres élus ; après cela ils auront un peu plus de crédibilité pour s'attaquer aux lois de ce pays
a écrit le 03/06/2016 à 17:15 :
on a toujours dit comme le disait degaulleque le senat coute cher a l etat et ne sert a rien, hollande aurais du s en debaraser ,il l avais promis???
Réponse de le 03/06/2016 à 17:40 :
Tout coute cher. Mais notre histoire c'est le bicamérisme ressemblant à ce qui existe dans d'autres démocraties proches. À suivre certains commentaires, on se porterait mieux en dictature !!
Réponse de le 03/06/2016 à 21:55 :
Le bicaméramisme est une concession fait en 1871 aux conservateurs anti-républicains. C'est d'ailleurs toujours leur arme favorite.
Il faudrait s'en débarasser. Par contre, il faudrait rendre obligatoire le référendum lorsque des lois importantes comme celle sur le droit du travail ou des changements de première importance au niveau international comme le traité transatlantique.
a écrit le 03/06/2016 à 17:08 :
Ca va, on a donc 1 ans pour peaufiner la lutte !!!! Quand je pense qu'il y a des salariés qui vote à droite ... Inimaginable comment les gens peuvent agir contre leur propres intérêts !
Réponse de le 03/06/2016 à 17:35 :
+1. Le peuple préfère s'entretuer que d'exiger le rapatriement des sommes gigantesques placées dans les paradis fiscaux.
Réponse de le 03/06/2016 à 17:48 :
... sont les français ! :(((
Réponse de le 03/06/2016 à 19:17 :
En votant PS, soit disant à gauche, c'est pareil ! Ici, c'est juste un jeux politicien ! alors pourquoi voter ?
Réponse de le 03/06/2016 à 21:52 :
Mieux vaut être un veau qui gueule qu'un mouton (comme ailleurs en occident) qui suit sans rien dire.
a écrit le 03/06/2016 à 17:02 :
voilà pourquoi tout le monde devrait etre dans la rue pour défendre nos droits sociaux acquis durement par nos anciens. C'est une honte que personne ne se bouge. Tout le monde compte sur l'autre pour réagir, mais sera bien comptant si celui ci arrive à sauvegarder un peu de nos acquis. Dans ce pays il n'y en a plus que pour les nantis, nos élus les patrons du cac 40 tout cela sous la dictature de Bruxelles et des Etats Unis.
Bonnes gens ne venez pas pleurer quand la loi sera votez, c'est maintenant qu'il faut vous bouger !!!
Réponse de le 03/06/2016 à 18:25 :
@sylvrim, bonsoir, votre commentaire demande à être étayé car bouger pour qui? la SNCF, la RATP, l’EDF les entreprises sans risques pour les planqués ou les aiguilleurs du ciel et les pilotes d’AF deux catégories qui ne vont pas faire pleurer sous les chaumières. Une CGT qui se moque bien des salariés preuve beaucoup de salariés sont affectés par les inondations et que font les repus SNCF de la CGT ils « emmerdent » les salariés par leur grève qui d‘ailleurs n’a rien à voir avec la loi El KHOMIRI mais plus pour garder leur statut de planqué, statut renouvelé grassement par le gouvernement, Un exécutif qui gouverne avec un pantalon au niveau des chevilles .
Le fait que le gouvernement est baissé pantalon ne pourra empêcher la concurrence d’imposer à la CGT de forcer un peu sur les rails et nous pouvons déjà prédire que la SNCF deviendra comme son ancienne filiale la SNCM un navire ivre non un train en limite de déraillement permanent en terme financier. Un canard boiteux qui ira de galère en galère et la concurrence prendra la majorité de la clientèle sans forcer avec comme commerciaux de haut vol la CGT et SUD . Enfin souvenons d’Aulnay et de Continental les camarades!!!!! de la CGT ont jeté à Pole Emploi des centaines de salariés mais pas pour les deux grandes gueules de ce syndicat, pour un toujours salarié de PSA et pour l’autre planqué dans les burlingues de la CGT. Alors descendre pour défendre les planqués qui sont bien loin de penser à ceux qui aujourd’hui sont en galère NON MERCI. Il vaut faire confiance à son employeur avec qui les relations sont en général correctes et qui respecte le salarié la différence avec certains syndicats, en premier lieu la CGT, qui royalement se moquent bien des galères qu’ils imposent aux travailleurs
Réponse de le 03/06/2016 à 22:32 :
Vous inversez tout. Ceux sont les fonctionnaires de la SNCF, RATP... qui se battent pour les intérêts de tous les autres. Car oui vous avez raison c'est moins risqué pour eux de faire valoir nos droits (rien que cette phrase devrait vous faire réfléchir). Merci à eux de nous défendre et ils méritent tout notre soutien. pour ceux qui se prennent pour Carlos ghosn, parce qu'ils ont réussi à créer leur entreprise (et j'ai du respect aussi pour les entrepreneurs) cette loi n'est pas en votre faveur car elle va créer une situation de concurrence déloyale entre votre PME et les grands groupes qui pourront flexibiliser leur main d'oeuvre à outrance contrairement à vous (ils ont leur service juridique et leurs syndicats maisons que vous n'avez pas). Cette loi n'est pas faites pour créer des emplois ou favoriser les PME. Elle est faite pour diminuer la masse salariale des gds groupes (Coût et nombre), et que Carlos ghosn et ses potes dépassent les 20 millions d € l'an prochain sur le dos des 99% d'autres, salariés ou "petits" patrons.
Réponse de le 03/06/2016 à 22:44 :
@Réponse à droite et CGT : NON, on ne peut pas s'en remettre à son employeur car sa vocation est de faire du fric, pas de jouer aux assistantes sociales ... Il n'y a qu'à voir en Indes, en Chine ou ailleurs ... C'était valable dans le temps, avec les petites entreprises familiales paternaliste mais sûrement plus maintenant où le salarié doit répondre à une nécessaire rentabilité ... Donc, on a compris, les syndicats vous emm.... mais sans eux, nous savons tous que nos conditions de travail seraient terribles et rien que pour cela, nous les soutenons !!!
Réponse de le 04/06/2016 à 7:45 :
Il y en a qui n'attendent pas que les autres se bougent pour eux mais qui attendent que les autres se calment.
La majorité silencieuse qui ne va pas dans la rue n'est pas forcément contre le texte et attend qu'il soit annulé.
Certains pensent plus à la France et aux besoins du pays qu'aux ''acquis'' et sa propre situation. Le monde bouge, l'économie évolue, nous on ne sait jamais s'entendre. Les rapports sont forcément conflictuels, jamais de consensus.. Au moins le référendum dans les entreprises permettrait peut être de faire évoluer les méthodes révolutionnaires des syndicats.
Les Français se sentent tellement solidaires moi je les trouve hautement individualistes.
Bonne lutte
Réponse de le 04/06/2016 à 9:56 :
les acquis historiques, un jour, ne pourront plus être tenus, payés, maintenus dans leur entièreté mais ça sera via une catastrophe (emprunter, emprunter pour payer les gens, les retraites, avec des taux faibles, ça "passe" mais dès qu'ils vont remonter, aïe aïe). Chez nous tout passe par des "chocs", la lutte des classes empêche de trouver des compromis, l'un doit vaincre l'autre à plate couture, et vice versa. C'est du catch, pas des négociations de gentlemen.
Quand la SNCF fera faillite, on aura les compagnies étrangères, moins subventionnées donc avec billets plus chers (comme chez nos voisins). Peu importe la compagnie, les acteurs, il faut la sécurité et que ça roule, c'est tout. Train bleu, jaune, vert, détail une fois assis dedans.
Réponse de le 05/06/2016 à 6:03 :
Je suis syndiqué et je me suis toujours battu pour le mieux-disant social.Je souhaite qu'on aligne le privé sur le public et non l'inverse!
a écrit le 03/06/2016 à 16:57 :
Au moins c'est clair, je voterais Hollande, j'ai pas envi de bosser 39 h je préfère laisser ces 4 h a un chomeur qui a besoin de bosser, il y en a suffisamment comme ça !
Réponse de le 03/06/2016 à 18:31 :
Ne rêvez pas, l'Europe est derrière Hollande et croire qu'il n'y aura pas d'autres changements c'est se mettre la tête dans le sable.
Réponse de le 03/06/2016 à 18:53 :
Et Hollande est aux ordres voir les
RECOMMANDATION DU CONSEIL
concernant le programme national de réforme de la France pour 2015
mais les journalistes n'en font pas l'écho...
ça me rappelle un certain référendum.
Réponse de le 04/06/2016 à 8:57 :
L'important n'est pas la durée du travail mais le salaire horaire. La droite et les employeurs ne vous proposeraient pas de travailler 39h contractualisées si les salaires horaires ne baissaient pas dans le même temps de 10%. Organisons donc un système où on ne discute en central que des planchers de salaire horaire par grade et abandonnons la notion de durée légale. Ce sera beaucoup plus intelligent.
a écrit le 03/06/2016 à 16:47 :
Bien sûr qu'il faut réformer.

Ceci étant, que ce soit la droite, comme la gauche, la crédibilité n'est pas là.

D'une part, parce que les propositions faites, ici et là, sont élaborer avec et pour les grands groupe/firmes et non pas avec et pour les TPE/PME alors qu'elles sont les principales forces et employeurs français. De plus, il y a un tel décalage avec les besoins/réalités des TPE/PME/artisans que les propositions actuelles (tous partis) n'ont rien de constructives et pragmatiques. Ajouté au fait, qu'il y a encore et toujours une course à celui qui pondra le plus de lois indigestes et incompréhensives.

D'autre part, pour qu'une réforme soit audible et crédible, il faudrait aussi que la réforme englobe les technocrates, politiciens ainsi que tous statuts et régimes spéciaux. Il n'est pas possible d'imposer des mesures tout en protégeant ses avantages.

Les temps ont changé, les pratiques doivent également changer à tous niveaux !
a écrit le 03/06/2016 à 16:38 :
C'est la surenchère , les patrons sont-ils assez nombreux pour faire pencher la balance d'une élection. Il y a d'autres politiques possibles pour le pays en choisissant pour une fois en dehors des partis institutionnels qui ont ruiné le pays et encore ils voudraient nous promettre des lendemains qui chantent , il y a vraiment plus de doute sur leurs capacités.
a écrit le 03/06/2016 à 15:57 :
Pas très malin ! Ca nous donne l'occasion de nous préparer ...
a écrit le 03/06/2016 à 15:43 :
vous vous plaignez de hollande mais vous allez tous le regretter une fois la droite revenu aux affaire
fin des 35 h retour à 39 h sans majoration d'Hs
retraite à 65 ans voir 67 ans
recul de tous les droits sociaux

etc etc....
réflichissez bien avant de mettre votre bulletin de vote en 2017 car sinon ....
Réponse de le 03/06/2016 à 16:58 :
entre la peste et le choléra, difficile de choisir...
Réponse de le 03/06/2016 à 18:32 :
au moins ça a le mérite d'éclairer l'électeur pour 2017 !
Réponse de le 03/06/2016 à 22:49 :
La surenchère de la droite hyperdécomplexée qui nous promet désormais "du sang et des larmes" vient notamment du fait que ce gouvernement a ouvert la boîte de Pandore en imposant une loi aux salarié/es et aux partenaires sociaux sans concertation et en stigmatisant ceux qui se sont sentis bafoués et ont osé l'exprimer. Une immense erreur de communication dont la droite se délecte aujourd'hui. Pour les électeurs de gauche ceci restera marqué au fer rouge.
Réponse de le 04/06/2016 à 9:06 :
Pour la retraite l'âge moyen de départ devra augmenter de toute façon pour des raisons démographiques (quand vous prenez un pourcentage constant des personnes les plus âgées dans la surface définie par la pyramide des âges, la limite basse augmente comme l'espérance de vie). Sinon vous acceptez que les gens puissent partir avec une retraite indigente. La seule chose que puisse faire la gauche c'est augmenter l'âge de départ des cols blancs pour faire partir plus tôt les gens ayant effectué des travaux pénibles...
a écrit le 03/06/2016 à 15:20 :
Voilà qui va remettre l'église au milieu du village, parce que voir tout ce mélodrame pour un pauvre petit article 2 à peine libéral, et au même moment un Juppé bien plus libéral caracoler à 65% d'opinions favorables laisse pantois !
Réponse de le 04/06/2016 à 9:14 :
Le terme "libéral" n'est pas approprié. Il faut parler plutôt de droite et gauche. Un libéral supprime la notion d'âge légal (les gens toucheront la retraite correspondant à ce qu'ils auront cotisé à l'âge où ils décideront de partir selon un abaque proche de celui du viager), un libéral supprime aussi la notion de durée légale du travail, etc...A part quelques exceptions (Madelin par exemple) la droite française n'est absolument pas libérale et surtout pas Juppé.
Réponse de le 04/06/2016 à 12:09 :
Les politiciens ne sont peut être pas libéraux au sens du terme mais en tous les cas, la politique qui leur est imposé de Bruxelles l'est !
a écrit le 03/06/2016 à 14:47 :
le matador ne peux pas rentrer chez lui pour faire la pluie et le beau temps ou dans le pays natal de sa femme?
Réponse de le 03/06/2016 à 16:55 :
commentaire tres constructif...
Réponse de le 03/06/2016 à 17:36 :
Heureusement qu'il est d'origine espagnol. Je ne préfère même pas imaginer le post s'il avait eu une origine encore plus au sud... :(

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