Le gouvernement ne compte pas financer les masques pour les petites entreprises

La ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, veut utiliser l'argent public de manière la plus « efficace » pour aider les petites entreprises. Selon elle, les subventions au cas par cas notamment pour l'achat de masques ne sont pas les meilleures options.
(Crédits : Reuters)

Alors que le gouvernement a décidé de généraliser le port du masque dans les entreprises dès la rentrée, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher a estimé qu'aider financièrement les petites entreprises à acheter des masques pour leurs salariés n'est pas forcément le moyen « le plus efficace » de les soutenir face à la crise sanitaire et économique. « Il ne faut jamais perdre de vue que l'argent public c'est notre argent collectivement, et donc l'enjeu c'est de savoir où il est le plus efficace », a-t-elle affirmé sur France Inter vendredi 21 août.

Comme mesure, elle a notamment cité le fonds de solidarité mis en place pour les très petites entreprises et les indépendants et qui a permis de soutenir 1,7 million d'entreprises. « Je crois que ça, c'est plus efficace que d'aller subventionner au cas par cas des masques dans l'entreprise, alors que cette entreprise peut, peut-être, grâce à son modèle d'activité, se les payer », a indiqué Agnès Pannier-Runacher.

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Le gouvernement a annoncé le 18 août que le masque sera désormais obligatoire en entreprise à partir de la rentrée « dans tous les espaces de travail clos et partagés, comme les salles de réunions, couloirs, vestiaires, open space ». Par ailleurs, dans une note diffusée fin juillet, l'exécutif a appelé les entreprises à se « constituer un stock préventif de masques de protection de dix semaines pour pouvoir faire face à une résurgence potentielle de l'épidémie ».

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Augmenter la production nationale

Le gouvernement veut en parallèle accroître la production nationale de masque. La ministre a annoncé que cinq projets avaient été sélectionnés dans le cadre d'un appel à manifestation d'intérêts lancé en avril pour augmenter la production française de matière première destinée à la fabrication des masques chirurgicaux et FFP2. Cela représente « neuf millions d'euros de soutien public et la création de 110 emplois », a-t-elle indiqué. Il s'agit de produire une matière filtrante appelée "meltblown", utilisée pour la réalisation de ces masques.

Ces cinq entreprises « seront en mesure de produire de la matière première pour 2,2 milliards de masques chirurgicaux et 914 millions de masques » de type FFP « par an », a précisé Bercy à l'AFP, soit environ 60 millions de masques par semaine. Actuellement la production nationale de masques chirurgicaux et FFP2 atteint 50 millions d'unités par semaine, contre 3,5 millions il y a cinq mois, a rappelé la ministre. Le ministère ajoute qu'une vingtaine d'autres projets sont encore en cours d'examen.

Lire aussi : Qui les produit? Qui les porte? Où finissent-ils? Le cycle de vie des masques

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Commentaires 5
à écrit le 02/09/2020 à 16:42
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je suis suédoise mais vien en France depuis nombreuses années ! Je ne reconnais plus cet état policier ! mettre des amendes si on ne porte partlelasque dans les rues!! cest insensé !!! d'accord danslestransportsen commun, dans les taxis, magasins et...

à écrit le 22/08/2020 à 23:02
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TVA impôts direct et tout le monde paie mêmes les pauvres!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

à écrit le 22/08/2020 à 9:53
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On aurait aimé qu'ils aient la même considération pour l'argent public lorsqu'ils ont brûlé des masques pouvant servir (faute de tri et de gestion efficace des stocks) lorsque les soignants en manquaient. Faisons comme en Suisse, supprimons le stat...

à écrit le 22/08/2020 à 9:42
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Ben qu'ils n'en portent pas alors, logique aussi.

à écrit le 21/08/2020 à 15:40
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« Il ne faut jamais perdre de vue que l'argent public c'est notre argent collectivement" LREM se posait moins cette question avec le CICE qui a été pérennisé sans aucun contrôle ou le cadeau fiscal aux plus aisés de 5 milliards /an.

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