Le port du masque sera obligatoire en entreprise à la rentrée
Déborah Claude et Bertille Ossey-Woisard (AFP)

La france va proposer le port du masque obligatoire en entreprise
POOL New
Déborah Claude et Bertille Ossey-Woisard (AFP)

La france va proposer le port du masque obligatoire en entreprise
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La rumeur courait depuis quelques jours. Jusqu'à présent recommandé en entreprise quand le mètre de distance n'était pas techniquement possible, le masque va désormais être obligatoire (presque) partout.
Seule exception : le cas du bureau individuel. Le port du masque ne s'y impose pas dès lors qu'il n'y a qu'une personne à l'intérieur, a fait savoir le ministère du Travail dans un communiqué.
présence d'un plexiglas, elle ne dispense pas du port d'un masque, a ajouté par la suite le secrétariat d'État à la Santé au travail.
Des mesures spécifiques, à définir, seront applicables pour l'hébergement des travailleurs saisonniers et les abattoirs, qui se sont révélés des foyers de contamination cet été, a de son côté indiqué à l'AFP, Yvan Ricordeau (CFDT), à l'issue de la réunion. « Des réunions vont commencer la semaine prochaine », a-t-il précisé, se montrant satisfait de la généralisation du port du masque en entreprise. « Pour soutenir l'activité, il faut donner des éléments de sécurité aux salariés », selon lui.
« En entreprise, c'est sûr que c'est une contrainte supplémentaire pour les salariés mais au moins elle est claire et pas insurmontable », a de son côté réagi auprès de l'AFP François Asselin, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), reconnaissant toutefois que cette nouvelle règle n'est « pas souple ». Il s'est interrogé au passage sur le cas des restaurants, ou les clients ne portent pas le masque quand ils mangent y compris en intérieur, ou sur des personnes présentes en plateaux télés. « Il faudra quand même répondre à ces sujets », lors de la redéfinition des différents protocoles, a-t-il pointé.
« Pas opposé » à cette mesure, Fabrice Angéi, de la CGT, s'interroge sur la « qualité des masques ». « Il faut une filière de production au niveau national, avec des masques de qualité qu'on peut contrôler », a-t-il suggéré, auprès de l'AFP. « Les masques, ça ne fait pas tout, il faut aussi travailler sur les questions d'organisation du travail, de télétravail et de réduction du temps de travail », a-t-il ajouté.
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Sur le télétravail justement, son sujet a été évoqué lors de la réunion entre la ministre et les partenaires sociaux. Il « reste recommandé » notamment dans les « zones de circulation active du virus », a redit la ministre. Elle a incité les partenaires à entamer et à accélérer une négociation sur le sujet, comme le souhaitent les syndicats, alors que le patronat y est opposé.
Plusieurs infectiologies ont appelé récemment à la généralisation du port du masque en entreprise pour réduire les risques de contamination, les indicateurs statistiques étant repartis à la hausse. Un collectif des professionnels de santé, C19, a par exemple saisi ce mardi 18 août le Conseil d'État pour rendre le masque obligatoire dans tous les lieux clos, le domicile étant la seule exception à la règle. Dans une tribune publiée en ligne par Libération la semaine dernière, une vingtaine de médecins déplorent que les protocoles pour les lieux de travail « ne prennent pas suffisamment en compte » le risque de propagation du Covid-19 par aérosols (fines gouttelettes en suspension dans l'air expiré par les malades).
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