Patrick Martin pourrait se montrer "offensif", selon un proche dans son discours d’ouverture de la Rencontre des entrepreneurs de France ce mercredi.
Reuters
Les patrons organisent ce mercredi et jeudi leur rentrée à Roland-Garros dans un climat d’instabilité politique depuis l’annonce de François Bayrou de solliciter la confiance du Parlement.
Jusqu'au dernier moment, il devrait peaufiner son discours. Ce mercredi, en début d'après-midi, le patron du Medef, Patrick Martin, ouvrira la 7e édition de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF2025). Deux jours après que le Premier ministre, François Bayrou, a annoncé sa volonté de solliciter la confiance du Parlement le 8 septembre. Une manœuvre politique qui laisse craindre au patronat un automne (budgétaire) chaotique. « Si le gouvernement tombe, rien n'aura été réglé. Au contraire, cela ne pourra qu'empirer », a-t-il lâché dans un entretien aux Echos mardi soir.
Pour cette rentrée, l'organisation patronale a innové : exit la pelouse de l'hippodrome de Longchamp, place à la terre battue de Roland Garros. Plus de 10 000 visiteurs, 120 intervenants et 500 journalistes sont attendus à ce grand raout.
Depuis le court Philippe-Chatrier, Patrick Martin pourrait se montrer « offensif », selon un proche. Avec dans l'idée de remotiver ses troupes. Tout l'été, le « patron des patrons » a alerté dans la presse sur le décrochage économique de la France. « Les chiffres se suivent et se ressemblent : la France n'a plus de croissance, le marché de l'emploi se dégrade et va continuer de se dégrader. Et, peut-être plus préoccupant : l'investissement des entreprises baisse de façon continue depuis deux ans et demi », a-t-il tancé, mi-juillet, dans le Journal du Dimanche.
Et ce, même si les chiffres de l'activité économique ne sont pas si mauvais. Dans son enquête mensuelle de conjoncture publiée le 11 août, la Banque de France estime que le « PIB continuerait de croître au troisième trimestre sur un rythme proche de celui du trimestre précédent (+0,3 %, selon la première estimation de l'Insee ». De quoi conforter la prévision de croissance du gouvernement qui s'établit à +0,7 % pour 2025.
Chez Isospace qui réalise des aménagements de bureaux, de commerces et d'hôtels (30 millions d'euros de chiffres d'affaires, 100 personnes) « l'activité a bien repris depuis le début du printemps », indique Philippe Savajols, le président de la société. « En matière de prises de commandes, on est dans les mêmes temps de passage que l'année dernière », souligne le dirigeant.
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