Pour l'instant, la messe semble toujours dite. « Le plus probable est que l'on tombe », confie ce ministre proche de François Bayrou. En cette rentrée, l'étau budgétaire va désormais se resserrer petit à petit sur le gouvernement. Celui-ci va-t-il réussir à ne pas finir broyé par celui-ci comme ce fut le cas, il y a un an, de celui de Michel Barnier ?
Depuis la présentation, le 15 juillet, des orientations arrêtées par le Premier ministre pour réduire le déficit public de 44 milliards d'euros en 2026, rien n'a vraiment évolué. Au cours de l'été, les oppositions n'ont pas bougé d'un iota et agitent toujours la menace de la censure. Pis, le climat s'est un peu plus dégradé.
D'un côté, les syndicats se sont raidis après la lettre de cadrage sur la concertation de l'assurance-chômage et le document d'orientation pour la suppression de deux jours fériés, que leur a adressés le locataire de Matignon. De l'autre, le mouvement « Bloquons tout le 10 septembre » concentre d'ores-et-déjà tous les regards et accentue la pression.
Au sein de l'exécutif, on a néanmoins plutôt lu l'appel de Jean-Luc Mélenchon à rallier celui-ci publié dans La Tribune Dimanche, le 17 août, comme une bonne nouvelle. « C'est le baiser de Judas », estime un ministre, jugeant que la volonté de récupération du leader Insoumis, qui appelle à une « grève générale », va inciter d'autres acteurs à s'en éloigner.