Le nombre de demandeurs d'emploi inférieur à son niveau d'avant-crise

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a baissé de 6% au cours du troisième trimestre pour s'établir à 3,3 millions d'inscrits. Sur un an, la baisse en catégorie A est de -9,7%, tandis qu'elle est de -3,6% pour les catégories A, B et C.

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Au troisième trimestre, 766.100 personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de rechercher un emploi.
Au troisième trimestre, 766.100 personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de rechercher un emploi. (Crédits : Reuters)

Après la reprise économique entamée au mois de juin, le nombre de chômeurs (catégorie A) a enregistré une baisse de 5,5% au troisième trimestre en France (hors Mayotte) par rapport au trimestre précédent, soit 206.000 inscrits en moins, à 3,3 millions, selon les chiffres du ministère du Travail publiés mercredi. En incluant l'activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi est en baisse de 1,9% et s'établit à 5,57 millions, selon la Direction des statistiques (Dares).

Le nombre de chômeurs en catégorie A se situe ainsi juste en dessous de son niveau d'avant-crise, avec 5.200 demandeurs d'emploi en moins par rapport au 4e trimestre 2019. Pour les catégories A, B et C, il reste supérieur à son niveau d'avant-crise (+124.100). Sur un an, la baisse en catégorie A est de -9,7%, tandis qu'elle est de -3,6% pour les catégories A, B et C.

Une baisse dans toutes les régions et chez les jeunes

La baisse en catégorie A concerne toutes les régions et est plus forte chez les jeunes de moins de 25 ans au 3e trimestre (-8,4% en France métropolitaine) que pour les autres tranches d'âge (-5,9% pour les 25-49 ans et -4,1% pour les 50 ans et plus).

Sur le front du chômage longue durée, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits depuis un an ou plus diminue de 3,3% au 3e trimestre (-0,4% sur un an), à 2,92 millions (catégories A, B et C). La proportion des demandeurs d'emploi de longue durée repasse sous la barre des 50% à 49,8%. Les derniers résultats trimestriels publiés fin juillet avaient fait état d'une baisse plus modérée du chômage au 2e trimestre (-1,3% en catégorie A).

Les embauches à un pic historique

Les chiffres du troisième trimestre viennent confirmer d'autres indicateurs favorables publiés récemment. Le nombre de déclarations d'embauche de plus d'un mois (hors intérim) a notamment continué de progresser sur un rythme soutenu au troisième trimestre (+11,4%), a indiqué l'Urssaf récemment.

Les embauches de plus d'un mois (2,44 millions de déclarations) atteignent ainsi au 3e trimestre "un nouveau pic historique, supérieur de 12,8% au précédent point haut enregistré au dernier trimestre 2019, juste avant le déclenchement de la crise (2,17 millions)", souligne l'Urssaf Caisse nationale (ex-Acoss).

L'augmentation, qui fait suite à une hausse de 16,6% au deuxième trimestre, concerne les CDD de plus d'un mois (+12,8% après +12,5%) et les CDI (+9,9% après +21%). Sur le seul mois de septembre, le nombre de déclarations d'embauche de plus d'un mois hors intérim atteint 839.416, après environ 830.000 le mois précédent, des niveaux inédits depuis 2006.

Les déclarations d'embauche de plus d'un mois progressent dans les trois grands secteurs au 3e trimestre: +12,3% dans le tertiaire, +8,7 % dans l'industrie et +6,4% dans le BTP, précise l'Urssaf. Sur un an, elles augmentent fortement dans l'industrie (+25,9%) et dans le tertiaire (+18,3%) et sont quasiment stables dans la construction (-0,4%).

(Avec AFP)

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Commentaires 5
à écrit le 28/10/2021 à 19:32
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On n’a pas retrouvé le PIB qu’avant COVID et on a une baisse significative du chômage, si vous avez des explications à ce phénomène pouvez vous m’expliquer une telle situation pour dissiper ma grande interrogation

à écrit le 28/10/2021 à 11:18
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Peut-on considérer comme une crise les choix délibérés de notre gouvernement?

à écrit le 28/10/2021 à 10:13
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Il convient de revoir la définition d'1 emploi ; Pole Exploit sort de la catégorie A les inscrits qui déclarent quelques heures par mois, ce qui est purement scandaleux et arrogant méprisant"en même temps" ; UN EMPLOI REEL c'est au minimum 23 heures ...

à écrit le 28/10/2021 à 8:11
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Euh, laquelle de crise? Moi j'ai l'impression que ça fait plus de 40 ans qu'on me parle de crise.

le 29/10/2021 à 15:57
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C'est pour faire peur aux nouvelles générations qui arrivent , nous, on est blasé par ce discours.

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