Le pacte productif vert, la plus épineuse des réformes à venir

 |   |  1644  mots
Le 21 janvier, Emmanuel Macron recevait 500 dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire à l’Élysée.
Le 21 janvier, Emmanuel Macron recevait 500 dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire à l’Élysée. (Crédits : Yoan Valat/Pool/AFP)
Emmanuel Macron entend baisser la fiscalité sur la production tout en prônant une croissance bas carbone, compte tenu de l’urgence climatique. Un pari risqué dans un environnement budgétaire contraint.

Pacte productif, fiscalité de production, baisse des émissions de CO2... l'exécutif doit s'attaquer à de vastes chantiers dans les prochains mois. Si la plupart des grandes réformes économiques et sociales du quinquennat sont déjà sur les rails, le gouvernement est déterminé à poursuivre son action d'ici à 2022. Le 21 janvier, lors d'un discours à l'Élysée devant 500 patrons d'entreprises de taille intermédiaire (ETI), Emmanuel Macron a réaffirmé sa volonté de ne pas favoriser uniquement les entreprises du CAC 40.

Lire aussi : Macron en opération séduction auprès des patrons d'ETI

« Je souhaite que les ETI, et avec elles les PME de croissance, puissent véritablement à nouveau prendre toute leur place au cœur de notre stratégie et des décisions qui sont aujourd'hui à prendre [...] Elles doivent l'être pour les années à venir, en particulier autour du pacte productif que nous préparons pour le printemps prochain. »

Entre l'accélération de la modernisation de l'appareil productif et la prise en compte de l'urgence climatique, le gouvernement doit faire face à un véritable casse-tête.

Les orientations du pacte productif devraient être annoncées dans les prochaines semaines par le...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/02/2020 à 11:02 :
Tous les scientifiques savent que pour freiner le re réchauffement climatique il convient de freiner la croissance. Les émissions de CO2 n'ont pas diminué sauf en 2008 en raison dune baisse de la croissance. Les candidats qui font assauts de verdure tirent les profits politiques d'engagements qui ne vont rien résoudre et passent la patate chaude aux générations futures.
a écrit le 03/02/2020 à 20:44 :
Cette capacité a ignorer les résultats de chercheurs en économie comme Gaël GIRAUD ou d'autres est incroyable.
Il n'y a pas de croissance verte: la croissance c'est transformer de l'énergie en 1 objet économique (service, objet, infrastructure; ...).
Or selon les lois physiques en vigueur (hélas les science dures n'ont que faire des politiques) , une partie de l'énergie est perdue sous diverses formes comme des déchets (gaz, résidus, ...).
Il n'y a pas de croissance sans impacts, c'est juste faux. Et nous sommes arrivés à un point ou il faudrait réduire nos impacts, et non échanger une manière de détruire l'environnement par une autre.
Les politiques ne comprennent pas le monde phyisque et les problématiques d'énergie ce qui nous mène dans le mur.
Préparez-vous il est déjà trop tard.
a écrit le 03/02/2020 à 15:13 :
C'est assez simple en fait, et ce , grâce au "en même temps" de Jekill / Hide. Comprendre : "Vous entreprises me faites de la belle croissance verte avec pas grand chose mais plein de nouveautés technos, (Macron-Jekill) et moi je hausse les impôts pour compenser les déséconomies d'échelles correspondantes et gaver mon électorat pour 2022". (Macron- Hide) Voilà voilà.
Réponse de le 03/02/2020 à 18:30 :
Le "en même temps" n'est qu'une succession d'injonctions contradictoires. Je me demande s'il n'était pas burn outé d'origine notre Juju. Ne pas dormir la nuit en est un signe.
Il devrait se soigner le pauvre.
a écrit le 03/02/2020 à 14:11 :
des pactes tous azimuts, à partir de réflexions fumeuses, pour des résultats aléatoires. Ce ne sont souvent que des usines à gaz conduisant à réglementations et taxes supplémentaires.
a écrit le 03/02/2020 à 13:12 :
Le budget n'a jamais été aussi large : 56% du PIB en dépense publique. Ne nous faites pas pleurer avec la disette bugétaire, Mr Crocodile!
a écrit le 03/02/2020 à 12:16 :
Qu'il arrête lui aussi avec l'urgence climatique! Il y a bien d'autres problèmes à résoudre. La nature sait se réparer toute seule!
a écrit le 03/02/2020 à 9:07 :
72 Mds d'impots de production pour 30 d'IS! tu m'etonnes qu'on soit un pays foireux. C'est irrecuperable, faut tout remettre a plat mais nos elites republicaines ne savent pas rever, seulement gerer (mal) l'esixtant. Quand a l'ecologie, je vire presque sarkoziste, ça commence a bien faire.
Réponse de le 03/02/2020 à 9:42 :
oui, c'est vrai, laissons nous griller et étouffer en paix...... du moment que la bourse monte
a écrit le 03/02/2020 à 8:49 :
Le problème de ne pas achever les réformes avant d'en commencer d'autres c'est qu'au final on n'y comprend plus rien, toutes ces paroles se mélangent générant une sémantique totalement incompréhensible.

Il se grille pour 2022 c'est une certitude, mais ils vont avoir du mal à trouver un aussi bon serviteur que lui nos mégas riches hein ! Quoi que les "zéros" ne manquent pas en politique c'est vrai...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :