Le retour des salariés dans les entreprises s'est accéléré en septembre

70% des salariés ont travaillé sur site en septembre. C'est plus qu'en août (55%) mais aussi qu'en juin (63%). Le télétravail pour ce mois de rentrée n'était que de 12% et le chômage partiel complet de 3%, en recul par rapport aux mois précédents.
(Crédits : POOL New)

La rentrée de septembre a été marquée par un retour un peu plus prononcé des salariés dans les entreprises. C'est ce que révèle l'enquête "Acemo" (activité et conditions d'emploi de la main-d'œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19), publié lundi 26 octobre par la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail.

Cette étude, qui porte sur les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé, montre que 70% des salariés ont travaillé sur site en septembre. Un chiffre en augmentation comparé à fin août (55%), du fait notamment du retour de congés de certains salariés. Mais il est également en hausse par rapport à juin (63%), mois plus comparable à septembre du point de vue des congés. En cause : une baisse de la part de salariés en télétravail et des salariés en chômage partiel complet.

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Le télétravail à la baisse...

12% des salariés étaient en effet en télétravail en septembre - en moyenne un jour donné au cours de la semaine de référence - contre 17% en juin. Pour rappel, pendant le confinement, ce taux avait grimpé jusqu'à 25%, autant sur le mois de mars que d'avril.

La répartition du télétravail en septembre varie selon la taille des entreprises. Il reste important dans les grandes entreprises (18% en moyenne sur une semaine dans les entreprises de 500 salariés ou plus), alors qu'il reflue encore dans les petites (5% dans les entreprises de 10 à 19 salariés).

Le télétravail reste particulièrement fréquent dans les secteurs de l'information et de la communication (46% des salariés en moyenne sur une semaine, après 36% en août), et dans les activités financières et d'assurance (31% après 22%), pour lequel il était déjà plus répandu avant la crise. Il l'est nettement moins dans l'hébergement-restauration, l'enseignement privé, la santé humaine privée, et action sociale et dans la construction (4% après 3% en août pour chaque secteur).

Les chiffres du télétravail seront peut-être supérieurs à partir de ce mois d'octobre puisque, au vu de la dégradation de la situation sanitaire, les entreprises sont invitées à définir un nombre minimal de jours de télétravail par semaine via le protocole sanitaire. Ce dernier ne va toutefois pas jusqu'à donner un objectif hebdomadaire. Le président de la République Emmanuel Macron a notamment préconisé « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où cela est possible, pour « réduire un peu la pression collective ».

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...De même que le chômage partiel

L'enquête de la Dares montre aussi que le chômage partiel, qui a concerné près de 9 millions de salariés en avril, 3,5 millions en juin et 1,3 million en août, est retombé à 1,1 million de salariés en septembre. Cela représente 3% des salariés.

Les quatre secteurs ayant le plus grand nombre de salariés en activité partielle au mois de septembre seraient l'hébergement et la restauration (240.000 salariés), les services aux entreprises (activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien : 230.000 salariés), ainsi que les activités de fabrication « d'autres produits industriels », et les services de transports et d'entreposage (120.000 salariés pour ces deux secteurs).

Les secteurs ayant les plus forts taux de recours à l'activité partielle seraient l'hébergement et la restauration, pour lesquels 22% des salariés auraient été dans cette situation en septembre, suivi par la fabrication de matériel de transport (11%). Enfin, les entreprises de moins de vingt salariés concentreraient 28% des salariés en activité partielle, celles de 250 salariés ou plus en représentant 39 %.

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L'incertitude pèse toujours

L'enquête Acemo indique également que 30% des salariés travaillent toujours dans une entreprise dont l'activité a diminué (après 32% en août et 71% en mai) avec une incertitude qui reste élevée, les entreprises qui ne savent pas dater le retour à la normale représentant 31% des salariés.

En septembre, le secteur qui demeure le plus touché par des arrêts ou des baisses d'activité est l'hébergement-restauration, la situation se dégradant même par rapport au mois précédent (74% dont 24% de baisse d'activité supérieure à 50% et 4% à l'arrêt, après 61% dont 13% de baisse d'activité supérieure à 50% et 8% à l'arrêt en août). Les baisses d'activités supérieures à 50% et les arrêts restent également particulièrement importants dans le secteur des transports (14% après 13% en août et 16% en juillet) et dans celui des « autres activités de service » (11% après 14% en août et 20% en juillet), du fait notamment des arts, spectacles et activités récréatives (24% après 16% en août et 38% en juillet).

À l'inverse, en septembre, le secteur qui accuse le moins de baisse d'activité par rapport à la normale est celui des activités immobilières : 88% des entreprises déclarent que leur activité est restée inchangée ou qu'elle a augmenté en septembre (après 82 % en août et 80% en juillet). L'activité a également bien repris dans le secteur de la construction (86% d'activité inchangée ou qui a augmenté, comme en août, et après 81% en juillet) et dans celui de l'enseignement privé, la santé humaine privée et l'action sociale (83% après 81% en août et 75% en juillet).

Le plus souvent, la réduction d'activité a pour cause une perte de débouchés (80%, comme pour le mois précédent), plutôt que des fermetures administratives (9%, comme en août), un manque de personnel pouvant travailler (7% après 5% en août) ou des difficultés d'approvisionnement (4% après 7% en août).

(Avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 28/10/2020 à 10:38
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Helas mille fois. Avec le con finement qui s'annonce, tout cela ne sera qu'un feu de paille. Seule alternative, la revolte populaire, comme ailleurs ?

le 28/10/2020 à 17:37
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" la révolte populaire, comme ailleurs ? " LREM a compris qu'en mettant le chômage partiel dès le début à une partie des salariés pour éviter le chômage ça éviterait grandement cette situation même si il reste des populations comme les restaurateu...

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