Une baisse des défaillances d'entreprises en trompe l'oeil avant un tsunami ?
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Plus de six mois après les premières mesures drastiques de confinement, la pandémie continue de faire trembler l'économie tricolore. La multiplication des foyers de contamination ont obligé les autorités à prendre de nouvelles mesures pour tenter d'endiguer la propagation dans les grandes métropoles. Face à cette nouvelle vague, le gouvernement a élargi ces dispositifs d'aides aux entreprises pour limiter la casse (élargissement du fonds de solidarité, Prêts garantis par l'Etat renforcés, et report des prélèvements obligatoires). Malgré tout cet arsenal, de nombreuses TPE et PME risquent à nouveau de se retrouver au bord du gouffre d'ici la fin de l'année. Selon de récents calculs de l'OFCE, les entreprises devraient enregistrer des pertes de revenus vertigineuses évaluées à environ 50 milliards d'euros en 2020, soit 44% des pertes nationales estimées à 116 milliards d'euros.
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Malgré cette récession en cours, les chiffres des défaillances d'entreprise ne reflètent pas forcément la situation critique de certaines sociétés. D'après les derniers chiffres du cabinet Altares rendus publics ce jeudi 15 octobre, le nombre de défaillances d'entreprise devrait baisser au cours du troisième trimestre. Elles pourraient ainsi passer de 10.381 au T3 2019 à 6.702 au T3 2020, soit une baisse de 35%. Au final, 36.200 emplois étaient menacés sur la même période l'année dernière contre 26.000 cette année. En réalité, ces chiffres masquent des situations bien plus tendues. A Bercy, l'entourage du ministre de l'Economie Bruno Le Maire a rappelé mardi dernier que "les taux de défaillances représentent souvent les petites entreprises. Les chiffres des défaillances étaient à partir du mois de mars en deça des niveaux enregistrés l'année dernière. Les délais légaux ont été décalés et l'injection de liquidité ont permis d'éviter trop de faillites. Les taux vont à nouveau augmenter. De là à dire qu'il y a une vague, il faut encore attendre quelques semaines".