Les entreprises françaises jouent encore la carte de l'extrême prudence
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Selon la Banque de France, le climat des affaires demeure attentiste, à 96/100, soit sous la moyenne longue période.
Reuters
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Selon la Banque de France, le climat des affaires demeure attentiste, à 96/100, soit sous la moyenne longue période.
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Au cœur de l'été, les points de vigilance restent nombreux pour les chefs d'entreprise français. À commencer par le climat des affaires qui demeure attentiste, à 96/100, soit sous la moyenne longue période. Si cet indicateur mensuel d'incertitude recule légèrement, il reste toutefois élevé, selon la dernière note de conjoncture mensuelle publiée par la Banque de France ce 11 août.
De même, dans l'industrie, le taux d'utilisation des capacités de production s'établit à 75,3 % début août 2025. S'il est en légère hausse par rapport aux 75,2 % relevés de juin, ce niveau reste bien en dessous de sa moyenne de longue période.
Autre signe de cette légère torpeur relevée par l'institution, le « solde d'opinion » sur la trésorerie des entreprises reste inférieur à sa moyenne de long terme dans tous les secteurs industriels, à l'exception de l'aéronautique. « Il est particulièrement bas dans les équipements électriques, la chimie, les machines et équipements, ainsi que dans les produits en caoutchouc ou plastique », note la Banque de France. Elle est aussi « jugée dégradée dans le conseil de gestion et la restauration ».
En cause, des délais de paiement qui continuent de s'étirer dans le temps, fragilisant encore la trésorerie du tissu de PME, comme le soulignent ces 8 500 dirigeants d'entreprise régulièrement interrogés par la Banque de France.
Pour autant, sur ce mois d'août, les entreprises du secteur de l'industrie s'attendent à ce que l'activité continue de progresser à un rythme aussi soutenu qu'en juillet, soit au‑dessus de sa moyenne de long terme, selon la banque centrale. « À la fin juillet, les carnets de commandes dans l'industrie sont jugés un peu moins dégarnis, même si toujours nettement au-dessous de leur moyenne de long terme dans tous les secteurs, hormis l'aéronautique », constate-t-elle.
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En revanche, d'autres secteurs guettent une forme de stagnation de leur activité sur ce mois (services marchands, hébergement, publicité). Elle reculerait même dans le travail temporaire. À cela s'ajoute, pour 18 % des chefs d'entreprise, des difficultés de recrutement, soit une proportion en baisse d'un point par rapport à juin.
De même, si l'incertitude reflue légèrement, elle se maintient toutefois à un niveau élevé dans les secteurs exposés à l'international. En cause, la nouvelle politique douanière imposée par l'administration Trump.
Or, avec un solde commercial négatif, l'économie française ne parvient pas à consolider le moteur des exportations. Sur les six premiers mois de 2025, le déficit a atteint 43 milliards d'euros, soit une dégradation de 4,4 milliards d'euros par rapport au second semestre 2024, selon les chiffres des Douanes début août.
Seule note d'optimisme, l'économie française devrait continuer de progresser au troisième trimestre avec une croissance du Produit intérieur brut (PIB) estimée à 0,3 %, selon les estimations de la Banque de France.
D'après ces anticipations et sur la base d'autres indicateurs, la croissance du PIB au troisième trimestre devrait progresser à un rythme proche de celui observé au trimestre précédent (+0,3 %), après +0,1 % au premier trimestre, indique la Banque de France dans son enquête mensuelle de conjoncture.
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Au deuxième trimestre, la hausse serait donc sensiblement plus élevée que de précédentes prévisions de la Banque de France (+0,1 %). L'activité a notamment été tirée par le secteur des services marchands, en particulier l'hébergement-restauration et les services aux entreprises.
(Avec AFP)
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