Les Français se réconcilient (un peu) avec l’économie

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Les Français restent pessimistes sur la situation économique en France pour les douze prochains mois. Mais, selon un sondage Kantar Public- Banque de France, 26% estiment que les choses vont s'améliorer, soit un doublement en un an.
Les Français restent pessimistes sur la situation économique en France pour les douze prochains mois. Mais, selon un sondage Kantar Public- Banque de France, 26% estiment que les choses vont s'améliorer, soit un doublement en un an. (Crédits : Jean-Paul Pelissier)
Un sondage Kantar Public/Banque de France montre que 56% des Français s'intéressent maintenant aux questions économiques, soit quatre points de plus en un an. La situation de l'emploi et les déficits publics sont leurs principales préoccupations.

Les Français seraient-ils enfin réconciliés avec l'économie ? Ce n'est pas encore tout à fait le cas mais la situation progresse si l'on en croit un sondage Kantar Public, réalisé pour la Banque de France*, dans le cadre des « journées de l'Economie » qui se tiennent à Lyon du 7 au 9 novembre.

 Ils sont maintenant largement plus d'un sur deux (56%) à se dire intéressés par les questions économiques, soit un net regain depuis 2016 (+ 4 points). Un Français sur cinq déclare même s'y intéresser « beaucoup ». Mais cet intérêt est très inégalement réparti parmi la population. Ce sont surtout les hommes (60%), les plus de 50 ans (63%) et les diplômés du supérieur (65%) qui suivent les questions économiques. A l'inverse 60% des catégories socioprofessionnelles inférieures (CSP -, soit les employés et les ouvriers) se déclarent peu ou pas intéressés. Ils sont pourtant les premiers concernés par les décisions économiques gouvernementales mais, sans doute, peut-on considérer que la complexité apparente de la matière les rebute.

Les Français préoccupés par l'emploi et les comptes publics

Quelques thèmes économiques intéressent particulièrement les Français : pour 36% d'entre eux, les deux sujets essentiels sont l'emploi et la situation des finances publiques. Viennent ensuite la protection sociale et l'inflation pour respectivement 29% et 26%. Parmi les autres sujets, l'impact de la mondialisation et celui de la robotisation intéressent particulièrement les diplômés et les CSP+.

S'agissant de l'évolution des prix, une des préoccupations,  la proportion des Français qui la surestiment (24%) a baissé de 4 points en un an et 30% l'évaluent correctement (entre 1 et 2%). A noter que 8% des sondés pensent que l'inflation a même baissé. Selon l'Insee, en septembre dernier, l'évolution de l'indice des prix à la consommation sur un an atteignait 1,3%.

Les Français un peu moins pessimistes sur la situation économique

Enfin, les Français sont un peu moins pessimistes à l'égard de la situation économique du pays dans les douze prochains mois. Ils sont certes encore minoritaires (26%) à penser que les choses vont s'améliorer, mais cette proportion a doublé en un an. En revanche, si 35% estiment que la situation va se dégrader, c'est dix points de moins qu'en 2016. Une majorité relative (37%), en baisse de trois points, considère que la situation va rester la même.

 (*) Sondage Kantar Public réalisé par téléphone auprès de 967 individus âgés de 18 ans et plus, représentatifs de la population française, du 12 au 14 octobre 2017 (méthode des quotas après stratification par région et catégorie d'agglomération).

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Commentaires
a écrit le 08/11/2017 à 22:35 :
Selon le sondage, les français s'intéressent plus à l'économie et son moins pessimistes sur la situation économique. Ce qui semble contradictoire avec l'examen des faits .
Les raisons : tout d'abord l'enseignement de cette matière depuis le secondaire jusqu'à l'université, selon le courant "orthodoxe ". Ensuite les informations à notre disposition pour juger des politiques mises en œuvre (voir : Les imposteurs de l'économie - Laurent Mauduit - et : La Finance contrôle le débat économique - Bertrand Rothé ) .
a écrit le 08/11/2017 à 9:39 :
Il y a une volonté délibérée de la part de notre "élite" de maintenir le plus grand nombre d'entre nous dans l'ignorance : elle seule sait et considère que nous ne sommes pas "légitimes" pour débattre des grands sujet dont l'économie .
Il nous faut nous en tenir à ce qu'elle dit !!!
a écrit le 08/11/2017 à 9:25 :
On s'intéresse a l'économie parce que l'économie ne s'intéresse pas a nous!
a écrit le 08/11/2017 à 8:47 :
L'optimisme et le pessimisme ne sont pas des indicateurs réels, seulement spectaculaires.

Et ils essayent de nous faire la même à la météo, entre les vraies températures et le froid "ressenti".

Le faux comme information officielle, bravo.
Réponse de le 08/11/2017 à 22:41 :
Si l'info ne provient pas de Mélanchon et sa clique, c'est que c'est de l'intox :-) :-)
a écrit le 08/11/2017 à 7:53 :
Oui en France on manque de culture économique mais on passe pour inculte si on méconnaît les artistes les peintres les sculpteurs, pour être cultivé dans ce pays il faut toujours placer une citation d’un écrivain dans un discours.
Il est urgent de donner une culture économique à nos élites qui en manquent beaucoup quand on voit les débats publiques
a écrit le 07/11/2017 à 23:13 :
C'est une très bonne chose et on peut beaucoup mieux faire.

Si déjà cela permettait d’évaluer plus rationnellement la situation économique d'une entreprise, ou des finances publiques..., qui sait, on assisterait peut être à une prise de conscience ?
Dans le meilleur des cas cela permettrait de discerner les bons des mauvais choix et d’améliorer la société. Dans le pire, cela créerait un sentiment d’écœurement (avec une fuite massive des compétences et des capitaux ?)
Au moins cela dissuaderait les décideurs politiques les plus irresponsables de dire et de faire n’importe quoi.
a écrit le 07/11/2017 à 21:00 :
Le problème, c'est l'enseignement des concepts de base. Qui devraient faire partie de la culture générale en fait : ça sert dans tous les métiers, de savoir où on est à peu près dans le cycle.
Regardez le manuel Economique et Social de 1ère /terminale ES : tout est mélangé dans un fatras absolu. A croire que l'Education Nationale en fait exprès.
Réponse de le 08/11/2017 à 8:38 :
Je ne suis pas forcément un grand fan du programme de SES que j'applique dans mes classes mais votre remarque est bancale à deux égards :
- il n'y a pas un manuel de première/terminale de ES ; les deux niveaux ont évidemment des programmes et des manuels différents et ces manuels ne sont pas édits par l'Education nationale mais par des éditeurs privés ;
- dire que tout est mélangé montre une méconnaissance du programme lui-même. Chaque chapitre a une fonction particulière (sources de la croissance, explications des fluctuations, impact de la construction européenne sur l'économie, raisons de la mondialisation, économie du développement durable) ; on peut dire qu'il y a trop de notions mais dire qu'il y a un fatras absolu n'est pas un argument recevable.
Réponse de le 08/11/2017 à 9:28 :
Peut on se fier sur les concepts de base? Oui, sur le troc!
a écrit le 07/11/2017 à 19:56 :
j aimerais etre optimiste mais quand je vois la nature se degrader a grande vitesse et quand je vois que les riches ne paient jamais d impots je doute de l avenir ,? MALGRES LE PROGRAME DE MACRON???
a écrit le 07/11/2017 à 19:46 :
A propos de la classe ouvrière: "mais, sans doute, peut-on considérer que la complexité apparente de la matière les rebute."
Si c'est pas du mépris de classe ça...
Si les ouvriers n'aiment pas parler d'économie c'est parcequ'ils n'aiment pas parler d'argent alors qu'il n'en ont pas.
a écrit le 07/11/2017 à 18:02 :
Combien vais-je devoir payer....? De combien va baisser mon salaire?....les Français se sont toujours poser les bonnes questions....quant à s'interroger sur le reste dans la mesure où c'est un enfumage permanent....on peut avoir des doutes....😂😁
a écrit le 07/11/2017 à 17:59 :
'A l'inverse 60% des catégories socioprofessionnelles inférieures (CSP -, soit les employés et les ouvriers) se déclarent peu ou pas intéressés. Ils sont pourtant les premiers concernés par les décisions économiques gouvernementales mais, sans doute, peut-on considérer que la complexité apparente de la matière les rebute'.

Ils sont peut-être plus crevés en rentrant d'un boulot lointain ,fatigant ,ingrat ,voir en horaire d'équipe ?
a écrit le 07/11/2017 à 16:42 :
Vous avez beau faire de la méthode couet cela ne fonctionne pas ....
Réponse de le 07/11/2017 à 17:08 :
Bravo:vous êtes plus fort que les statisticiens....
Réponse de le 08/11/2017 à 7:16 :
Posez vous la question de savoir pourquoi on n'enseigne pas le les taux négatifs à science Po.

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