Les hôpitaux publics veulent être récompensés de leurs efforts

Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales se réjouit de la baisse plus importante que prévu du déficit de la Sécurité sociale en 2016. La Fédération hospitalière de France (FHF), qui estime avoir apporté son écot à cette performance statistique, réclame un geste de la part du gouvernement.
Fabien Piliu
En récompense de ses efforts pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, la FHF souhaite qu'un signal significatif soit envoyé à l'hôpital public
En récompense de ses efforts pour réduire le déficit de la Sécurité sociale, la FHF souhaite qu'un signal significatif soit envoyé à l'hôpital public (Crédits : Décideurs en région)

À quelques jours de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale le 28 septembre, la Fédération hospitalière de France (FHF) met la pression sur Marisol Touraine. Alors que la ministre des Affaires sociales se félicite de la baisse plus importante que prévu du déficit de la Sécurité sociale en 2016, la FHF formule une série de doléances au gouvernement.

"Avec 1 milliard d'euros d'économies en 2016, les hôpitaux ont 'très fortement' participé à la réduction du déficit de la Sécurité sociale", a déclaré mardi David Gruson, le délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), réclamant un "signe de reconnaissance" du gouvernement. "Les hôpitaux participent très fortement à cette évolution", a prolongé David Gruson, rappelant qu'un effort de 1 milliard d'euros d'économies avait été réclamé à l'hôpital public cette année.

"Les hôpitaux ont été au rendez-vous de leurs efforts de productivité tout en se réorganisant dans le cadre des groupements hospitaliers de territoire (GHT) instaurés par la loi Santé", a-t-il souligné.

Une liste de souhaits

En conséquence, "la FHF souhaite qu'un signal significatif soit envoyé aux hospitaliers en reconnaissance des efforts déployés", a expliqué David Gruson. Il souhaite le versement des crédits - dont le montant dépasse 300 millions d'euros - mis en réserve chaque année pour les hôpitaux et débloqués en fonction du respect des contraintes budgétaires décidées par le gouvernement. Il réclame également  la mise en oeuvre des augmentations de budget promises au titre de certaines missions d'intérêt général ainsi que la création d'un "fonds pour la sécurisation des hôpitaux" qui permettrait de faire face à la menace terroriste mais aussi aux agressions plus courantes.

Frédéric Valletoux, le président de la FHF plaide aussi pour la mise en place d'un financement dédié "permettant ainsi aux hôpitaux de s'équiper en vidéoprotection, de renforcer les contrôles d'accès, de déployer de nouveaux personnels de sécurité ou de mieux collaborer avec les commissariats". Selon la FHF, ce sujet sera débattu au ministère, avenue de Ségur, le 26 septembre.

Enfin, la Fédération réclame le déblocage du modèle économique de la télémédecine ainsi que son développement. Sa solution ? Rémunérer les actes de télémédecine à l'acte et non plus sur la base de dotations forfaitaires.

Fabien Piliu

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Commentaires 5
à écrit le 07/09/2016 à 14:27
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A réformer d'urgence : augmentation des heures de travail (très largement inférieure aux cliniques et européens) Médecins augmentation de la productivité très largement inférieure pour la même phatologie une clinique privé fait 5 fois plus d'opératio...

le 07/09/2016 à 17:34
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Les cliniques sont plus rentables que nos hôpitaux publics c'est un fait ... Mais lorsqu'un problème médical survient dans une clinique ,pourquoi le patient est automatiquement transporté dans un hôpital public soit pour y mourir ou pour être sauvé ...

à écrit le 07/09/2016 à 13:11
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la France a été classée 1ère (avec une bonne marge) dans la récente étude Eurostat sur les morts évitables, grâce à son système de santé. nos hôpitaux sont a priori méritants.

à écrit le 07/09/2016 à 11:15
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Sur 3 ans, 2015-2017, plan d'économies de 3 Md imposé aux hôpitaux publics. Marisol Pimprenelle pavoise : la feuille de route est respectée. Comment ? entre autres, réduire la masse salariale de 2 % , soit 22.000 postes . Félicitations de Bruxelles .

à écrit le 07/09/2016 à 10:21
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Les hôpitaux ont besoin d'argent, espérons qu'ils fassent partie des "orientations de gauche" auxquelles la ministre se dit "attachée". Pas sûr...

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