Les routiers se remettent en grève

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De précédentes actions en janvier s'étaient soldées par un échec.
De précédentes actions en janvier s'étaient soldées par un échec. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Une grève à durée indéterminée a été lancée dimanche soir par les syndicats du transport routier, afin d'obtenir une renégociation des salaires. Ils affirment toutefois ne pas souhaiter bloquer le pays.

Après l'échec de janvier, les routiers reprennent leur bataille. Les syndicats du transport routier ont lancé dimanche 15 mars au soir une grève à durée indéterminée pour pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales.

Zones d'activités, centres de distribution mais aussi péages pourront être visés par l'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC), les organisateurs souhaitant cibler avant tout les entreprises. Le mouvement ne conduira pas à "une France bloquée", avait assuré la semaine dernière Thierry Douine de la CFTC. Quelques actions ont été programmées en Alsace, Midi-Pyrénées et Aquitaine dès dimanche soir et d'autres, notamment en Bretagne, Ile-de-France et dans le Nord sont prévues tôt lundi matin, avec distribution de tracts ou opération escargot.

"La balle est dans le camp des patrons"

Les syndicats espèrent reprendre le dialogue avec le patronat, rompu le 9 février. Thierry Cordier, de la CFDT Transports (majoritaire), affirme:

"La balle est dans le camp des patrons, s'ils veulent vraiment négocier."

Au cours de la semaine, l'organisation patronale des PME (OTRE) s'est dite "ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables", une main tendue à laquelle ne se sont pas jointes les autres fédérations patronales FNTR, TLF et Unostra. Les syndicats avaient auparavant revu leurs prétentions à la baisse, renonçant au plafond minimum de 10 euros bruts de l'heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros). Thierry Douine de la CFTC estimait en fin de semaine

"On a fait le job en faisant de nouvelles propositions, un peu à la baisse, pour essayer de trouver un cheminement de déblocage."

Un conflit qui a commencé en décembre

Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l'exception d'un seul, sous le salaire minimum.

Dans leurs dernières propositions, la FNTR, TLF et Unostra se disaient prêtes à accorder une revalorisation portant les plus bas coefficients à 9,62 euros, soit un centime de plus que le Smic, et le plus haut à 9,89 euros. Les syndicats, qui jugent "insuffisantes" ces propositions, pourraient négocier un accord avec la seule OTRE, qui s'est montrée "mieux disante" selon eux lors des précédentes séances de négociations.

Le conflit autour des salaires a débuté le 18 décembre. Des militants CFDT avaient bloqué pendant quelques heures les poids lourds au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, à l'ouest de Paris. En janvier, la bataille s'est intensifiée autour de négociations à rebondissements, tenues sous la pression des syndicats qui avaient organisé de nombreux blocages, ce qui leur vaut d'être assignés à comparaître par le Groupe Charles André, un des transporteurs visés.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2015 à 11:46 :
Médécins, SNCF, Air France, routiers… des grèves, des grèves, des grèves….. et pourtant pour certains l'attractivité de la France reste très élevée !!!
Réponse de le 16/03/2015 à 19:37 :
Et tout ça sous un gouvernement socialiste... Étonnant !
a écrit le 16/03/2015 à 8:35 :
Merci à tous les routiers de prouver que dans ce beau pays qu'est la FRANCE il y a encore des gens qui se défendent.
Réponse de le 16/03/2015 à 10:06 :
Qu'ils se défendent , c'est normal.
Mais en emmerdant les autres qui ne sont pour rien dans leurs problèmes, NON !
"Les routiers sympa", un slogan creux et dénué de tout fondement.
Réponse de le 16/03/2015 à 11:48 :
"en emmerdant les autres..." Eeet .. vous avez déjà fait grève, vous..?? M'étonnerait fort. Car vous sauriez que quelques soient les moyens, la responsabilité est celle du patron.
Réponse de le 16/03/2015 à 14:40 :
Les contradictions intellectuelles et la rhétorique de l'extrême-gauche lui permettent de justifier tout et n'importe quoi !
Réponse de le 16/03/2015 à 19:39 :
Balouleroutier, pour vous, faire grève, c'est être digne et défendre qqch ... Pour moi c'est n'avoir aucune dignité et détruire son emploi... Comme quoi

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