La CGT Transports a qualifié lundi 16 février de "révolution" l'adoption samedi d'un amendement au projet de loi Macron qui prévoit que les chauffeurs routiers étrangers exerçant temporairement en France devront être rémunérés au moins au Smic français.
Passée d'abord inaperçue, cette mesure prévoit d'étendre au transport routier de marchandises le dispositif réservé aux travailleurs détachés, lequel impose le respect des conditions sociales en vigueur en France (salaire minimum, congés, etc.).
Bien que l'amendement proposé "n'empêche pas les fraudes", il envoie selon le secrétaire général de la CGT Transports, Jérôme Vérité, "un message politique extrêmement fort" au patronat, enclin, selon lui, à profiter du système actuel.
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Contacté par l'AFP, Nicolas Paulissen, délégué général de la FNTR, principale fédération patronale de la branche du transport routier, a estimé qu'il s'agissait d'une "réponse partielle et insuffisante au problème de distorsion de concurrence" et que "cette initiative [devait] être accompagnée d'une démarche européenne".
"Cet amendement concerne-t-il toutes les règles du détachement (congés, etc.) ou seulement le Smic?", s'est-il en outre interrogé.
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