Routiers : le patronat refuse de participer aux nouvelles négocations

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Jérôme Vérité, pour la CGT Transports, a dénoncé auprès de l'AFP l'irresponsabilité de la partie patronale, qui n'a pas dénié répondre à la convocation de l'Etat, une première.
Jérôme Vérité, pour la CGT Transports, a dénoncé auprès de l'AFP "l'irresponsabilité de la partie patronale, qui n'a pas dénié répondre à la convocation de l'Etat, une première". (Crédits : STEPHANE MAHE)
Le patronat s'apprête à bouder les nouvelles négociations prévues jeudi matin. La raison invoquée ? Aucun élément nouveau ne permet la signature d'un accord.

Nouvelle épisode dans le bras de fer entre l'intersyndicale de routiers et le patronat : une nouvelle séance de négociations est prévue jeudi matin entre le patronat et les syndicats du transport routier, selon FO qui maintient les barrages en place dans plusieurs villes. Le ministère du Travail "a décidé de reconvoquer un round de négociations demain matin à 8h30 avec l'ensemble des partenaires sociaux" à la Direction Générale du Travail, a indiqué à l'AFP Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports.

Néanmoins, plusieurs fédérations patronales de transport routier, dont la principale, la FNTR, ont annoncé dans un communiqué qu'elles ne participeront pas la séance de négociations prévue jeudi matin avec les syndicats, en l'absence d'élément nouveau.

"Aucun élément nouveau ne permet aujourd'hui de reprendre la négociation dans les meilleures conditions et d'espérer la signature d'un accord", ont annoncé la FNTR, TLF et l'Unostra.

Une première

L'intersyndicale avait notamment sommé l'Etat dans la nuit de mardi à mercredi de faire revenir le patronat à la table des négociations, sous peine d'amplifier la grève entamée dimanche et qui s'essoufflait mardi. Les négociateurs patronaux n'avaient alors pas répondu à la "convocation" du président de la commission paritaire - un représentant du ministère du Travail - qui les appelait à reprendre à 23h00 la négociation salariale interrompue plus tôt, ce qui a provoqué la colère de l'intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC).

Jérôme Vérité, pour la CGT Transports, avait dénoncé auprès de l'AFP "l'irresponsabilité de la partie patronale, qui n'a pas dénié répondre à la convocation de l'Etat, une première".

En guise de protestation, les représentants syndicaux ont décidé de "camper" dans les locaux de la Direction Générale du Travail, à Paris, siège des négociations. Selon eux, la balle est désormais dans le camp de l'Etat.

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Commentaires
a écrit le 22/01/2015 à 14:01 :
L'autre jour au JT de 20h on montrait en effet la différence.
Un Routier Français c'est 30 euros de l'heure.
Un Routier Polonais c'est 10 euros de l'heure.
a écrit le 22/01/2015 à 10:28 :
Pourquoi s'ennuieraient ils a négocier, alors qu'avec notre "chère" Europe il leur suffit de délocaliser un bureau en Pologne, Roumanie etc. bref dans un pays européen ou la main d'oeuvre est payée encore moins chère qu'en France, et c'est peu dire quand on voit la misère des salaires des routiers français.
a écrit le 22/01/2015 à 10:25 :
Il faut peut être que les salariés s'habituent à se passer de patron : à force de vouloir toujours plus, il arrive un moment où l'entrepreneur n'a plus envie de faire le moindre effort, le moindre investissement, la moindre embauche !! Ah, un détail : pas de patron, ça implique pas de salarié, donc pas de salaire et pas de financement des chômeurs !!
Ça donne aussi une idée de ce qui se passera si on continue de rajouter des contraintes supplémentaires sur les TPE, comme on le voit tous les jours !!
Réponse de le 23/01/2015 à 8:38 :
vous avez très bien résumé la situation .Trop de charges sur les entreprises pour financer le gavage d'allocations .
a écrit le 22/01/2015 à 8:21 :
L'axe du mal des transporteurs routiers,
c'est que les gros transporteurs trichent avec des chauffeurs des pays de l'est ou d'ailleurs qui ne sont pas en règle,
et que les petits transporteurs sous-traitants ont la bêtise et la stupidité de soutenir leurs donneurs d'ordres (les gros transporteurs) qui les étranglent.

Pour le reste,
ce sont les salaires de tous les métiers qu'il faut relever de 5% à 10 %, c'est l'intérêt de tous les commerçants qui devraient aussi fermer boutiques et occuper les accès aux supermarchés pour bloquer la consommation, ca ira mieux après.
Réponse de le 22/01/2015 à 10:28 :
.:: Mais bien sur... et on augmente les prix de 5 à 10% pour compenser les couts et ne pas déposer le bilan ! Sauf qu'on déposera le bilan quand même, parce que les concurrents étrangers ne se mèneront pas, eux, pour importer en France !!
Vous avez fait des études de gestion économiques, vous !!!
a écrit le 21/01/2015 à 12:24 :
Facile de revendiquer quand on peut bloquer le pays d'un claquement de doigts à l'instar de la SNCF... Re-développons le fret ferroviaire et construisons le canal Seine-Nord!
Réponse de le 21/01/2015 à 12:44 :
Il s'agirait, là, de CREER le fret ferroviaire. Avec camions sur wagons. C'est parfaitement possible et très efficace. Passons.
Par contre, vous ne devez pas savoir ce qu'est le travail pour reprocher à des salariés de faire grève...
Réponse de le 21/01/2015 à 19:27 :
Vous êtes fou? Les routiers font grèves quand sa va pas alors que les train sont en retard tous les jours normaux...
a écrit le 21/01/2015 à 11:37 :
Jérôme Vérité, pour la CGT Transports, a dénoncé auprès de l'AFP "l'irresponsabilité de la partie patronale, qui n'a pas dénié répondre à la convocation de l'Etat, une première"

Merci de relire: daigné ou dénié, il faut choisir
a écrit le 21/01/2015 à 10:22 :
Les routiers ont raison,

l'incidence du salaire + charges dans le prix du fret est in finé très faible, de l'ordre de 0,2% des valeurs marchandes transportées

un camion de 40 T transporte 1 000 tonnes minimum par mois de produits à hautes valeurs ajoutées,

les gros transporteurs sont en train de se gaver avec la baisse des prix du pétrole, et les aides des contribuables dans le fameux CICE

et les syndicats devraient organiser une grève généralisée pour que le pouvoir d'achat redevienne "honorable" et sortir les travailleurs pauvres de la misère,

c'est l'intérêt des commerçants, eux aussi ils devraient soutenir la grève et fermer boutique 1 jour ou deux,

ils s'y retrouveront très vite lorsque les salariés mieux payés qui gagneront PLUS pourront dépenser PLUS
Réponse de le 21/01/2015 à 10:49 :
C'est pour ça qu'ils font faillite ?... Votre raisonnement ne tient pas la route !...
Réponse de le 21/01/2015 à 12:46 :
Vous, vous allez vous faire calomnié de communiste... ;-)
Réponse de le 22/01/2015 à 1:50 :
Cela n'a pas de sens de rapporter le cout des salaires au prix de ce qui est transporte. Une quotation ou une mise en concurrence ne se base pas sur ce parametre, mais sur le cout du transport. Les entreprises de transport en France se cassent la gueule les unes apres les autres, faute d'etre competitive. Les chomeurs depenseront encore moins.

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