Libéralisme, justice sociale… La vision économique de Sébastien Lecornu à Matignon
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Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron mardi 9 septembre.
LTD/Eliot Blondet/ABACAPRESS.COM
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Sébastien Lecornu le jure : avec lui, il n'y aura « pas d'augmentation d'impôts ». C'est en tout cas ce qu'assure en novembre 2016 le jeune président du conseil départemental de l'Eure, alors l'un des piliers de la campagne de Bruno Le Maire pour la primaire de la droite. « Le retour de la droite au pouvoir ne peut pas être synonyme d'augmentation d'impôts. On préfère serrer la vis, diminuer les dépenses », explique-t-il à l'époque à Mediapart.
Nommé à Matignon mardi, le nouveau Premier ministre, désormais placé au pied de « l'Himalaya budgétaire » tel que décrit par François Bayrou, tiendra-t-il ce credo économique ? Passé tour à tour par les ministères de la Transition écologique, des Collectivités territoriales, des Outre-mer puis des Armées, Sébastien Lecornu se retrouve, pour la première fois, directement aux manettes des dossiers économiques.
À la tête du département de l'Eure, entre 2015 et 2017, l'ancien maire de Vernon se démarque d'abord par une chasse « particulièrement virulente » aux fraudeurs du RSA, selon les mots de Janick Léger, ex-présidente de l'opposition socialiste, contactée par La Tribune. L'élu lance alors une vague de contrôles sur les allocataires et menace de ne plus verser les « dizaines de millions » dont la CAF a besoin pour les payer.
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Son expérience comme président du conseil départemental a en partie forgé sa vision des finances publiques. « Il a toujours souhaité que le département continue d'aider les entreprises, même lorsque celui-ci n'en avait pas la compétence », se souvient Janick Léger. Au point parfois de « l'outrepasser », glisse la conseillère départementale, qui lui reconnaît une fibre « pro développement entrepreneurial, avec un certain libéralisme ».