Pour réussir sa mission budget, Sébastien Lecornu fait le choix de la rupture
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Sébastien Lecornu lors de la passation de pouvoir, mercredi 10 septembre, à Matignon.
Reuters
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Sébastien Lecornu lors de la passation de pouvoir, mercredi 10 septembre, à Matignon.
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Les choses changent si vite. Il y a neuf mois, Sébastien Lecornu, favori pour Matignon, se faisait griller la politesse par François Bayrou. Désormais, c'est bien lui qui pilotera le futur gouvernement. Mardi 9 septembre, dans la soirée, l'ancien maire de Vernon (Eure) a été nommé rue de Varenne pour remplacer le Béarnais qui avait sollicité la confiance des députés, sans succès, lundi. « Emmanuel Macron a fait le choix de nommer un fidèle, ce qui n'est pas forcément la meilleure option pour recoller les morceaux avec les socialistes sur le budget », prévient Jean Garrigues, historien et président du comité d'histoire parlementaire et politique.
Car pour ce soldat de la première heure du chef de l'État, la mission est simple : faire passer coûte que coûte un budget d'ici la fin de l'année. Tel est l'objectif prioritaire que le président de la République lui a assigné dans un communiqué envoyé mardi soir. Celui qui était ministre des Armées depuis 2022 devra « consulter les forces politiques représentées au Parlement en vue d'adopter un budget pour la Nation et bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois ».
Ce mercredi 10 septembre, pendant la passation de pouvoir, Sébastien Lecornu a précisé sa méthode. « Il va falloir sans doute être plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux, dans la manière de travailler avec nos oppositions. Il va aussi falloir des ruptures », a-t-il indiqué. Des ruptures « sur le fond » et « pas que sur la forme », a ajouté le Premier ministre avant de raccompagner François Bayrou à la porte de Matignon. Un mot « rupture » qui n'a sans doute pas été choisi au hasard alors que la France fait face, au même moment, au mouvement social « Bloquons tout ».
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Sans attendre, le trentenaire a choisi de recevoir certains poids lourds politiques dans l'après-midi : à l'instar du secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal, du ministre démissionnaire de l'Intérieur et président des Républicains Bruno Retailleau ou encore du leader d'Horizons Edouard Philippe. La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, devrait être reçue jeudi en début de matinée.