Logement social, hôpital, collectivités... ces dépenses dans le viseur de Bercy
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La ministre du Budget Amélie de Montchalin lors de la conférence sur les finances publiques le 15 avril 2025.
Reuters
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La ministre du Budget Amélie de Montchalin lors de la conférence sur les finances publiques le 15 avril 2025.
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La préparation du budget 2026 va-t-elle se transformer en « cauchemar » comme l'a annoncé la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas ? Auditionnés devant la commission des finances ce mercredi 16 avril, les ministres Éric Lombard (Économie) et Amélie de Montchalin (Budget) ont esquissé quelques pistes d'économies explosives pour redresser la barre des comptes publics. « Nous pensons qu'il y a des marges dans la réduction de dépense publique (...). On peut réussir à faire cet effort sans remettre en question notre modèle », a déclaré l'ancien patron de la Caisse des dépôts devant les députés. Au lendemain du grand raout sur les finances publiques de François Bayrou, les ministres de Bercy sont appelés à mettre sur la table des options qui pourraient mettre le feu aux poudres.
En pleine élaboration du budget 2026, la ministre des Comptes publics a annoncé le lancement de revue de dépenses « dans le logement social, sur les prescriptions en ville et à l'hôpital, la fraude des professionnels de santé, et sur la rationalisation des soutiens publics à l'investissement des collectivités ». En parallèle, l'inspection générale des finances (IGF) et l'inspection générale aux affaires sociales (Igas) planchent dans le cadre de missions communes sur « les gains d'efficience à l'hôpital » et « les écarts entre territoires sur les aides sociales ». Contacté par La Tribune, le cabinet de la ministre n'a pas apporté plus de détails sur ces missions.
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Avant l'arrivée de François Bayrou à Matignon, Michel Barnier avait également lancé quatre missions portant sur « l'hébergement d'urgence, les mécanismes de soutien à l'ingénierie locale, le soutien aux associations, et une mission sur les frais de justice », a complété la ministre. « Ces revues de dépenses doivent nous permettre de mettre en œuvre des réformes. Ce n'est pas en faisant des coupes sombres que nous allons rendre la dépense publique plus efficace », a assuré Amélie de Montchalin.