Lucie Castets, guest-star des universités d'été des partis du Nouveau front populaire
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A chaque université d'été d'un parti du Nouveau front populaire, Lucie Castets, doit prononcer un discours.
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A chaque université d'été d'un parti du Nouveau front populaire, Lucie Castets, doit prononcer un discours.
Choisie par le Nouveau front populaire (NFP) comme candidate à la succession de Gabriel Attal, Premier ministre démissionnaire, Lucie Castets sera au centre de de toutes les attentions des universités d'été des partis de gauche. La haute fonctionnaire de 37 ans sera ce jeudi aux côtés des Écologistes et de Marine Tondelier à Tours, vendredi en compagnie de Fabien Roussel et des Communistes à Montpellier, et samedi près de Valence avec Manuel Bompard et les Insoumis. Un tour de France de la gauche qui s'achèvera le weekend suivant à Blois avec les Socialistes.
A chacune de ces étapes, Lucie Castets doit prononcer un discours, ce qui devrait renforcer l'attention médiatique pour ces rendez-vous programmés cette année en pleine incertitude sur la formation d'un nouveau gouvernement. L'occasion, aussi, de combler un déficit de notoriété. Ainsi, selon un sondage Harris Interactive commandé par Challenges, 41% des Français souhaitent que Gabriel Attal reste à Matignon. 39% voudraient que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, lui succède. C'est 32% pour Xavier Bertrand (LR) et 17% pour la championne du NFP, 21e position du classement. À relativiser, néanmoins : 40 % des personnes interrogées disent « ne pas la connaître assez pour se prononcer ».
A Tours, Marine Tondelier doit tenir un meeting à 18h00, ce jeudi, avec Lucie Castets et des représentants de chaque parti du Nouveau Front populaire, l'alliance de gauche étant soucieuse de montrer son unité après des mois de querelles entre ses différents membres, et alors que des premières fissures apparaissent autour d'une possible demande de destitution du président de la République, Emmanuel Macron. Pour Lucie Castets, encore novice dans le jeu des partis politiques, ce sera l'occasion de rencontrer des militants et des élus de chaque parti.
Les Écologistes se félicitent d'attendre plus de 3.000 militants à Tours, un record d'affluence pour eux. Côté politique, une des attractions sera la présence de l'ancien insoumis François Ruffin. Le député de la Somme a acté pendant les élections législatives sa rupture avec La France insoumise et siège dorénavant à l'Assemblée nationale avec les députés écolos.
Mais l'intérêt principal de ces universités d'été se passera bien à Paris, et pas dans un QG d'un parti de gauche mais... à l'Elysée.
Emmanuel Macron convie en effet ce vendredi les différents chefs de parti et de groupe parlementaire pour des consultations, en vue d'enfin nommer un gouvernement, plus d'un mois après la démission de celui de Gabriel Attal. Le NFP se rendra groupé à cette invitation et accompagné de Lucie Castets, son choix pour la primature, dont l'Elysée a accepté la présence bien qu'elle ne soit ni parlementaire ni responsable de parti.
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En attendant ce rendez-vous, les Écologistes tentent d'instaurer un rapport de force avec le Président : « Pour nous, il n'y a pas de plan B » à Lucie Castets, « aucun autre scénario n'existe », a martelé la cheffe des députés écolos, Cyrielle Chatelain, dans un entretien au Figaro. La France insoumise « ne veut pas d'un gouvernement d'union nationale » ni d'une « grande coalition » et n'en discutera donc « jamais » avec les partis « qui ont participé au front républicain » contre l'extrême droite aux législatives, a affirmé mardi Mathilde Panot, cheffe des députés LFI..
Mais en face, le président de la République pourra pointer du doigt les désaccords au sein du Nouveau Front populaire, les Insoumis s'étant isolés par leur proposition contestée de demander la destitution du chef de l'Etat au nom de l'article 68 de la Constitution. « Évidemment, quand on est dans une coalition, on n'est pas tous d'accord, sinon on est un parti unique. Mais c'est la même chose pour le camp présidentiel », balaie un proche de Marine Tondelier.
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Malgré l'échec de son « plan Matignon », le Rassemblement national apparaît incontournable dans une Assemblée fragmentée, fort d'un contingent en nette progression. Mais le parti lepéniste, hostile au Nouveau Front populaire, entretient le flou sur ses intentions vis-à-vis du futur gouvernement. Le groupe RN est « assez nombreux », « pour déposer des motions de censure », voire « pour faire adopter » celles qui émaneraient d'autres groupes, a prévenu la vice-présidente du RN Edwige Diaz sur France Info mardi.
L'avertissement vaut tout particulièrement pour le NFP et sa candidate pour Matignon Lucie Castets. L'inconnue réside plutôt dans la posture du RN face à l'hypothèse d'un Premier ministre de centre-droit ou de centre-gauche, l'option qui semble tenir la corde actuellement dans les rangs macronistes. « La censure a un sens en politique. L'utiliser comme on utiliserait un rappel au règlement pour guignoliser l'Assemblée, ce n'est pas notre méthode, c'est celle de LFI », glisse le député Franck Allisio, qui prône une stratégie « d'opposition claire et déterminée, mais responsable et digne ».
(Avec AFP)
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