Marché du travail : le gouvernement exclut le "contrat de travail unique"

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Jean-Marie Le Guen a rappelé l'opposition du gouvernement à l'idée d'un contrat de travail unique.
Jean-Marie Le Guen a rappelé l'opposition du gouvernement à l'idée d'un contrat de travail unique. (Crédits : Reuters)
Le gouvernement doit réceptionner le rapport de Jean-Denis Combrexelle qui doit faire des propositions sur l'articulation entre loi et accords collectifs. Jean-Marie Le Guen, en charge des relations avec le Parlement, a toutefois rappelé l'opposition du gouvernement au contrat de travail unique.

Le gouvernement souhaite réformer le marché du travail pour "restaurer la confiance entre salariés et entreprises", a déclaré mardi le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen en revanche opposé au contrat de travail unique.

L'objectif du gouvernement est de "rendre plus simple, plus lisible, plus transparent (le code du travail), de façon à restaurer la confiance qui doit exister entre les salariés et l'entreprise", a déclaré M. Le Guen sur France Info.

Propositions "audacieuses"

Le secrétaire d'Etat a dit attendre des propositions "audacieuses" de la part de Jean-Denis Combrexelle, chargé par Manuel Valls de remettre d'un rapport sur l'articulation entre la loi et les accords collectifs.

En revanche, "le contrat unique est quelque chose qui est avancé assez régulièrement, mais quand on regarde de près au plan juridique, social, politique, économique comment ça marche, on s'aperçoit que cela ne marche pas", a estimé M. Le Guen.

Un "slogan" en contradiction avec des "traditions"

Le contrat de travail unique est "un très beau slogan, mais c'est difficile à mettre en pratique sauf à rompre avec un certain nombre de traditions avec lesquelles il n'est pas opportun de rompre", a insisté M. Le Guen, membre des "réformateurs" du PS.

"Nous voulons continuer à réformer ce pays car le redressement dans la justice de ce pays nécessite encore d'autres réformes", a-t-il dit, citant notamment la baisse de l'impôt sur le revenu en 2015 et "sans doute en 2016" ainsi que "l'impôt à la source".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 25/08/2015 à 12:31 :
On a beaucoup parlé de l'alourdissement délirante de la fiscalité du travail mais peu de gens parlent de l'alourdissement du fiscalité du capital qui a été aligné sur celle du travail dès l'arrivée dessocialistes en 2012 ce qui a flingué la prise de risque et donc l'investissement des entreprises
e capital est la matière première du travail c'est ca que les socialistes ne comprennent pas
Si vous avez une fiscalité du capital dissuasive et confiscatoire aucun investisseur ne viendra investir et apporter ses capitaux et donc créer des emplois
C'est d'ailleurs ce qui se passe en ce moment . La France est le seul pays avancé à avoir une fiscalité du travail et du capital aussi dissuasive
Hollande ne touchera à rien ni aux régimes spéciaux de retraite ni au nombre de fonctionnaires car il les voie comme son electorat captif
Rien ne bougera avant 2017 d'ou la croissance zéro et l'effondrement de l'investissement et le taux d'épargne record pour se protéger des futures hausses de la fiscalité qu'elle soit nationale ou locale
Le seul moyen de débloquer la machine c'est que quand la droite reviendra en 2017 c'est de lancer sans attendre vite et fort les reformes dont la france a besoin et abaisser la fiscalité du travail et du capital qui tue toute prise de risque
A quoi bon investir et embaucher quand on sait que l'Etat prendra tout
Personne n'est pret à investir à perte
a écrit le 25/08/2015 à 12:18 :
La grande offensive contre nos droits obtenus de haute lutte passe à la vitesse supérieure avec sont lot de manipulations oratoires et d'usage.
Vive la régression pour assurer leurs marges et leurs prébendes dans un monde qui va exploser de toutes part. Il leur faut le temps de se planquer avec leurs progénitures.
Les esclaves chez les émergeants ça devient plus cher et trop risqué, il faut les avoir à portée de main.
L'immigration massive est une excellente opportunité, même plus besoin de travailleurs détachés.
l'UMPS à la manœuvre en toute complicité avec le Médef ... c'est crade de chez crade et ça va donner des tentations extrémistes chez les déniaisés.
Un terrible momentum qui fait regretter d'avoir des gosses ...
a écrit le 25/08/2015 à 11:09 :
Aucun des ministres n'a jamais travaillé dans une entreprise, et n'a jamais créé d’entreprise, n'a jamais dirigé d'entreprise. Indépendamment de toute idéologie, étonnez vous qu'ils n'y comprennent RIEN. Ce sont des fonctionnaires, ils vivent des impôts des autres...
a écrit le 25/08/2015 à 10:03 :
Le MEDF n'en veut pas, me semble, du contrat de travail unique. C'est donc râpé. Et aligné sur quoi, CDD glissant, s'allongeant avec la durée du temps qui passe ?
Réponse de le 25/08/2015 à 12:28 :
Le médef rêve d'un contrat zéro heure comme chez les Anglais ! C'est le pied : on siffle un salarié qui reste à disposition.
Même avec des propositions en or pour les garder je vois les cadres se barrer en masse tant ils ont compris le film manipulateur de leurs contrats avec rémunérations proportionnelles à des objectifs relevant de la science fiction.

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