Notre-Dame-des-Landes : Royal "affaiblit" la parole de l'Etat selon Valls

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Mercredi matin, le Premier ministre Manuel Valls n'a pas caché son agacement sur France Inter.
Mercredi matin, le Premier ministre Manuel Valls n'a pas caché son agacement sur France Inter. (Crédits : CHRISTINNE MUSCHI)
Le Premier ministre s'est montré agacé de la position de sa collègue sur la construction de l'aéroport...sans désavouer les propos de François Hollande dans le livre "Un président ne devrait pas dire ça".

C'est l'aéroport de la division : le projet Notre-Dame-des-Landes n'en finit plus d'être un sujet de discorde au sein du gouvernement. La semaine dernière, Ségolène Royal jugeait qu'il fallait "arrêter les frais". Pour la ministre de l'Environnement, l'évacuation programmée de la "zone à défendre" (ZAD), occupée par les opposants, est trop dangereuse.

Mercredi matin, le Premier ministre Manuel Valls n'a pas caché son agacement sur France Inter. "Quand on aime la démocratie, quand on respecte le peuple et pas seulement leurs représentants, les élus, et bien on respecte la décision. Et donc la décision c'est de construire cet ouvrage" a-t-il dit, faisant référence au référendum qui a vu le "oui" l'emporter le 26 juin dernier. A la question de savoir si Ségolène Royal affaiblissait l'autorité de l'Etat en mettant cette décision en doute, Manuel Valls a ajouté : "Oui, bien sûr."

Un livre gênant

En revanche, le Premier ministre n'a pas répondu lorsqu'on lui a rappelé les propos de François Hollande, dans le livre Un président ne devrait pas dire ça. Les deux auteurs rapportent notamment ces deux phrases du président sur Notre-Dame-des-Landes : "Le plus probable, c'est que ce projet ne sera pas annulé, mais ne verra pas le jour !" et "Je ne suis pas pour le projet en tant que tel".

Manuel Valls a préféré une critique indirecte de la méthode employée par le locataire de l'Elysée : "L'exercice du pouvoir, c'est l'intimité, le respect de la confidence, du secret" a-t-il expliqué au micro de France Inter.

La réponse de Royal

Interrogée à sa sortie du conseil des ministres, Ségolène Royal a refusé de "polémiquer". "Je ne polémique pas moi, je cherche des solutions", a-t-elle dit. "J'exprime des convictions, je recherche des solutions, ma ligne, ça a toujours été la réconciliation entre la protection de l'environnement et le développement économique", a poursuivi la ministre.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 27/10/2016 à 14:08 :
ça y est, Jadot vient à peine d'être élu qu'il se solidarise avec des politiciens compromis, je me souviens bien maintenant pour j'ai arrêté de voter vert.

Cet Ayrauport n'est que le résultat du fonctionnement oligarchique de notre économie, on récompense les politiciens d'avoir bien servi leurs maitres en leur laissant construire des projets démesurés dans leur région tout en gavant les multinationales de pognon public.

Pitoyables politiciens.
a écrit le 27/10/2016 à 9:17 :
VAL JOUE LES INDIGNES ? MAIS IL C EST BIEN QU UNE CONSULTATION SUR UN PETIT SECTEUR BIEN DEFINI PEUT ETRE/// MANIPULE FACILEMENT/// ? ET M e ROYAL N A PAS LE POUVOIR DE DECITION ? ELLE FAIT CE QU EL PEUT DEVANT VALS L AUTOCRATE???
a écrit le 26/10/2016 à 19:01 :
Par pitié, écrivez "eh bien" et pas "et bien." Orthographe basique d'une interjection tout ce qu'il y a de française.

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