Olivier Véran : « Le RN vend une image figée et faussée du pays »
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Le 1er décembre, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
© Sebastien Courdjy/ABACAPRESS.COM
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Le 1er décembre, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
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De Crépol à Hénin-Beaumont, Olivier Véran, s'est affiché toute la semaine à l'offensive contre le parti de Jordan Bardella.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Comment expliquez-vous la dynamique que connaît actuellement le RN ?
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OLIVIER VÉRAN - C'est plus un enlisement démocratique qu'une réelle dynamique. La mondialisation, l'inflation, les guerres ou encore les bouleversements écologiques peuvent induire une perte de repères pour les citoyens, le sentiment d'un quotidien et d'un univers qui leur échappent. Le RN s'est nourri de la désindustrialisation, du chômage de masse, du recul des services publics. Ce qui me rend optimiste est que, justement, la politique menée par Emmanuel Macron change concrètement la vie des gens. Nous faisons reculer le chômage, rouvrons des usines et investissons dans des secteurs d'avenir comme la transition écologique. Nous baissons les impôts, installons des gendarmeries en ruralité, ouvrons des maisons France services. Je ne dis pas que tout est parfait, et les Français restent inquiets pour leur pouvoir d'achat, le logement, la sécurité. Mais là où nous agissons, le RN tire vers le bas.
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