Jeudi, ce sera l'heure de vérité. La France découvrira, dans le détail, où et sur qui portera l'effort budgétaire. Alors que le gouvernement cherche 60 milliards d'euros, les entreprises s'attendent d'ores et déjà à être mises largement à contribution. « Nous craignons d'être les premiers à payer », s'alarme François Asselin, le leader de la CPME, la confédération des petites et moyennes entreprises. Et le patron de dénoncer « des hausses déguisées d'impôts pour les TPE et PME, qui seront les plus impactées. » Même son de cloche du côté de l'industrie, qui craint d'être la variable d'ajustement de ce budget.
Pourtant, Michel Barnier assure que seules 300 grandes entreprises seront mises à contribution, de façon temporaire avec une hausse d'impôt. Il n'empêche, les autres mesures, selon François Asselin, affecteront l'ensemble des sociétés, y compris les plus petites. Pour la CPME, comme le Medef ou l'U2P, les coups de rabot les plus pénalisants concerneront les allégements de charges et les aides à l'apprentissage revues à la baisse. Et pour cause, le coût du travail va augmenter.
Ainsi, le bureau du Medef, de lundi dernier, a-t-il largement été consacré à la façon dont les entreprises doivent organiser leur riposte.