"Ordonnances non merci" : la contestation en ligne contre la loi Travail relancée

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Le collectif a l'origine de la pétition contre la loi travail, demande cette fois-ci au nouveau chef de l'Etat de renoncer aux ordonnances.
Le collectif a l'origine de la pétition contre la loi travail, demande cette fois-ci au nouveau chef de l'Etat de "renoncer aux ordonnances". (Crédits : Capture d'écran loitravail.lol)
Les opposants à la loi El Khomri commencent déjà à se mobiliser contre le projet d'Emmanuel Macron, de faire passer des mesures controversées de réforme du droit du travail par ordonnances dès cet été.

Emmanuel Macron n'est pas encore investi que le front social commence déjà à s'organiser face à lui. Le président-élu compte faire passer par ordonnances dès cet été des mesures de réforme du droit du travail, déjà présentes dans la première mouture de la loi El Khomri, très contestées à gauche et chez les syndicats.

Pour lancer le mouvement d'opposition à ces réformes, le collectif à l'origine de la pétition en ligne "Loi Travail : Non merci !", emmené par Caroline de Haas - candidate aux législatives dans le 18e arrondissement parisien face à Myriam El Khomri -, a annoncé la réouverture ce jeudi du site loitravail.lol, avec comme mots d'ordre : "Ordonnances non merci" et "Loi Travail : c'est toujours non, merci !".

> Lire aussi : que signifie réellement légiférer par ordonnances ?

"Renoncez aux ordonnances"

Lancée mi-février 2016, la première pétition en ligne du collectif contre la loi El Khomri avait réuni plus d'un million de soutiens en l'espace de deux semaines. Ce succès avait donné de l'élan à une mobilisation sociale de quatre mois, marquée par la tenue de 11 manifestations.

Dans une lettre ouverte adressée au président-élu, publiée ce jeudi sur le Huffington Post, et signée également par François Ruffin - réalisateur du documentaire Merci Patron!, instigateur de Nuit Debout et candidat aux législatives à Amiens, ville d'origine d'Emmanuel Macron -, le collectif demande au nouveau chef de l'Etat de "renoncer aux ordonnances".

Le barème des indemnités prud'homales désapprouvé par les Français d'après un sondage

Emmanuel Macron a l'intention de mettre en place rapidement des mesures pour partie intégrées dans la première version de la loi Travail. Il veut notamment acter l'inversion de la hiérarchie des normes, en donnant la primauté aux accords d'entreprise. Cette disposition est déjà partiellement appliquée via l'article 2 de la loi Travail, qui cristallisait l'opposition entre le gouvernement et les syndicats en 2016.

Selon un sondage Opinion Way pour Les Echos et Radio Classique, les Français sont majoritairement favorables à cette réforme. En revanche, ils désapprouvent l'instauration d'un barème obligatoire sur les indemnités prud'homales. Cette disposition était prévue dans la première version de la loi El Khomri, mais le barème est finalement resté à titre indicatif et non-contraignant.

> Lire aussi : Les Français plébiscitent les mesures d'urgence d'Emmanuel Macron

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Commentaires
a écrit le 12/05/2017 à 11:06 :
"les Français sont majoritairement favorables à cette réforme".

Et combien de favorable parmi les salariés qui vont être les seuls concernés par cette réforme qui ressemble plutôt à une regression ?
a écrit le 12/05/2017 à 11:01 :
A noter ,que pour éviter d'être pris pour un robot ,il faut appuyer sur diverses images de voiture avant de valider.
a écrit le 12/05/2017 à 8:28 :
Les ordonnances relèvent de procédures démocratiques dans la constitution, les condamner, c'est vouloir empêcher Macron de mettre en oeuvre les réformes pour lesquelles il a été élu et plonger le pays dans le marasme.
a écrit le 11/05/2017 à 16:42 :
En parlant de loi El Khomri :

9 mai 2017

La Cour d’Appel Administrative de Versailles confirme l’annulation de l’homologation
du PSE à IBM France ,pour non-respect des catégories professionnelles;
Ce plan de nouvelle destruction des emplois 2016 à IBM France visait à se séparer de 360 salariés des services techniques GTS-IS (Global Technologies Services). Le PSE ayant été mis en oeuvre dès octobre dernier, des salariés sont déjà partis en retraite et pré-retraite. Ils y resteront. Mais ceux qui étaient sous la menace imminente d’un licenciement contraint voient ainsi s’éloigner le spectre du chômage.
La Direccte de Nanterre avait homologué le PSE d’IBM, alors même que ses propres injonctions à IBM étaient restées sans suite. Dans une lettre au sénateur Jean-Pierre Sueur, le 7 avril dernier, la ministre du travail Myriam El Khomri reconnaît benoîtement que ses services ont homologué le PSE suite à un courrier d’IBM « justifiant la définition des catégories professionnelles, à l’appui d’une analyse étayée (profils et domaines de compétence, analyse des mouvements de personnel selon les catégories, etc.) ». Mauvaise pioche ! La Justice est passée derrière et sa décision est sans
ambiguïté : l’homologation du PSE est annulée.
Le noeud de l’affaire était qu’IBM avait circonscrit son plan de licenciements à la seule entité GTSIS, alors qu’elle aurait dû l’ouvrir à tous les salariés des mêmes catégories professionnelles avant d’appliquer les critères d’ordre des départs. La Cour d’Appel est claire dans ses attendus : « IBM France ne justifiait pas du caractère pertinent et objectif de la création des catégories professionnelles spécifiques à l’entité fonctionnelle GTS »
a écrit le 11/05/2017 à 15:52 :
"Les opposants à la loi El Khomri "

Maintenant que cette Loi porte le nom d'une sinistre inconnue (bonjour l'amour propre de celle-ci...) seulement là pour faire passer en force un texte de loi refusé par la majorité des français cette appellation prend tout son sens.

Il faut croire que cela fait longtemps que hollande avait prévu de ne pas se présenter et que le projet macron datait de cette époque, les néolibéraux voyant parfaitement que l'imposture socialiste hollandaise s'affirmant de gauche alors que pourtant appliquant une politique néolibérale de droite donc il fallait un visage nouveau afin de porter le dogme néolibéral prôné par de nombreux politiciens dont au final l'appartenance politique importe peu puisque nous avons bien vu que hollande a fait la même politique que sarkozy, que les 2000 français les plus riches ont gagné leurs 30% tout comme sous Sarkozy.

Du coup il ne fallait pas entacher le nom de macron en le donnant à une Loi qu'il a pourtant entièrement conçu afin de ne pas lier le futur candidat à un texte refusé par la grande majorité des français.

C'est bien de la politique professionnelle dont nous crevons, conditionné à la loi de l'offre et de la demande il est évident que les milliardaires pourront toujours leur faire de bons chèques et d'énormes cadeaux tandis que nous autres ne pouvons que leur payer leurs salaires de détourneurs professionnels de fonds publics.
Réponse de le 12/05/2017 à 7:01 :
Vous commencez a comprendre, qui a mis Macron et sa loi en place ?? et ils appellent cela le changement !!!

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