Paris 2024 : alerte sociale sur les JO

Fanny Guinochet
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Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT) à Paris le 15 juin 2024.
© LTD /JÉRÔME GILLES/NURPHOTO

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Marylise Léon (CFDT) et Sophie Binet (CGT) à Paris le 15 juin 2024.
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À quelques jours des Jeux olympiques, faut-il craindre des grèves ? Dans les Aéroports de Paris (ADP) - à Charles-de-Gaulle comme à Orly -, le risque est réel. Tous les syndicats - CGT, CFDT, FO et Unsa — ont en effet déposé un préavis pour mercredi prochain. Ils demandent des primes pour l'ensemble des salariés, ainsi que des embauches - 1 000 postes au moins. De quoi porter préjudice à l'image du groupe ADP, qui s'apprête, pour l'événement, à accueillir des athlètes et personnalités venus du monde entier, 120 chefs d'État et des millions de visiteurs.
Pour tenter de désamorcer le confl it, la direction, menée par Augustin de Romanet, a proposé à l'intersyndicale une rencontre ce lundi. Reste que si les centrales n'obtiennent pas ce qu'elles souhaitent, elles promettent de débrayer, mais aussi d'organiser pendant les Jeux des actions conjointes avec les sous-traitants du groupe - les entreprises qui assurent la propreté, le traitement des bagages, etc.
Autre secteur sur le point de se mobiliser, la sécurité, elle aussi très sollicitée à l'occasion de l'événement sportif. « Cette filière aborde les Jeux en sous-effectif, il manque plus de 2 000 personnes à l'appel tant les conditions sont dures », explique Zaïnil Nizaraly, secrétaire général de la Fédération des équipements, environnement, transports et services de Force ouvrière (FO), qui héberge ce secteur.
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Et le responsable syndical de mettre en avant « le peu de reconnaissance de ces professionnels, qui sont très mal payés, et qui doivent batailler, pour obtenir des accessoires de salaires - des primes, des indemnités repas, etc., pendant les Jeux ». Zaïnil Nizaraly insiste : « Les grèves, c'est la seule arme qui leur reste, après avoir demandé plusieurs fois un meilleur traitement. » D'autant plus que, selon lui, les négociations à la RATP, à la SNCF, dans les hôpitaux de Paris, où les agents ont obtenu des avantages et compensations, ont valeur d'exemple. Numéro un de la CFDT, Marylise Léon, met également en garde : « Il reste des secteurs où le dialogue social n'a pas pu se dérouler comme il aurait dû, où il y a encore des blocages. » Aussi juge-t-elle « légitimes » ces appels à la mobilisation : « La grève est parfois le seul moyen de pouvoir débloquer des situations. » Tout en assurant que l'enjeu de la CFDT n'est pas de perturber les Jeux.
Fanny Guinochet
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