Paris 2024 : la Solideo vante « une gestion exemplaire des chantiers » des sites olympiques
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Le chantier de la piscine de Saint-Denis (93) en vue des Jeux olympiques de Paris 2024.
© BENOÎT TESSIER / REUTERS
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Le chantier de la piscine de Saint-Denis (93) en vue des Jeux olympiques de Paris 2024.
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C'est une goutte d'eau dans les milliards d'euros de financements publics dédiés à l'organisation des Jeux Olympiques de Paris. Mais la Solidéo, la Société de livraison des sites olympiques, va bien rendre de l'argent à l'Etat grâce à, dit-elle, « une gestion exemplaire des chantiers des 70 ouvrages olympiques ». La Société, présidée par la Maire de Paris Anne Hidalgo et chargée notamment de la construction du village, a annoncé mercredi qu'elle allait ainsi restituer 39 millions d'euros à l'Etat et aux collectivités, qui avaient dû remettre au pot en raison de l'inflation.
Pour rappel, en incluant les investissements privés, la facture prévisionnelle des Jeux frôle les 9 milliards d'euros, un chiffre qui reste à confirmer. Et à ce jour, l'Etat et les collectivités ont engagé 2,4 milliards d'euros (notamment via la Solidéo). Selon le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici, pour les contribuables français, la facture finale atteindra 3 à 5 milliards d'euros.
Mais l'heure est à la communication d'un allègement : « le montant des financements publics, en euros courants et intégrant l'inflation, nécessaires à la réalisation des ouvrages olympiques passe de 1,721 à 1,682 milliard d'euros courants, soit une restitution de 39 millions d'euros à l'Etat et aux collectivités locales », a indiqué la Solideo dans un communiqué, à l'issue d'un conseil d'administration à l'hôtel de ville de Paris.
Cette frugalité de 39 millions ne va toutefois pas rester longtemps dans les caisses de l'Etat. Elle sera en effet octroyée au comité d'organisation des JO (- la 2ème entité publique organisatrice dont le financement est distinct de celui de la Solideo) pour financer les Jeux paralympiques, a-t-on appris auprès du ministère des Sports.
Ces trois dernières années, la Solideo a pâti de l'inflation, dans la foulée de la guerre en Ukraine. En 2022, elle avait inscrit 140,1 millions au titre de l'inflation à son budget. Pour éponger l'inflation de 2022, une enveloppe de 61,3 millions d'euros avait été votée dans le projet de loi de Finances 2023. Les collectivités avaient aussi aidé à prendre en charge ce surcoût.
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En juillet 2021, du fait de l'inflation, la Solideo avait augmenté la partie publique de 175 millions d'euros (de 1,38 à 1,55 milliard d'euros).
Selon le communiqué diffusé mercredi, la Solideo a encore une réserve, passée de 52,8 millions à 31,8 millions d'euros, qu'elle utilisera « pour couvrir les aléas liés aux travaux réalisés » après les JO. Le village olympique conçu comme un quartier résidentiel devra notamment subir quelques réaménagements pour pouvoir livrer les appartements aux acheteurs ou aux locataires.
Outre la part publique de 1,682 milliards d'euros, le budget comprend 2 milliards d'investissements privés. Au total, le budget de la Solideo est d'environ 4,4 milliards d'euros.
Le Cojo, dont le budget est autour de 4,5 milliards d'euros, va, lui, recevoir une nouvelle dotation d'environ 60 millions d'euros pour les Jeux paralympiques (Etat et collectivités) et a puisé quelque 90 millions d'euros dans sa réserve, selon une source proche du dossier.
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Au final, la facture totale de Paris-2024 pour les pouvoirs publics reste suspendue à plusieurs aléas: montant des primes exceptionnelles accordées aux fonctionnaires, coût du dispositif policier... L'Etat a encore acté fin juin une rallonge de 33 millions d'euros pour les Jeux paralympiques, dont les billets peinent pour l'instant à trouver preneurs.
(Avec AFP)
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