JO Paris 2024 : comment s'est passé le premier oral ?

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Mardi, dans le cadre de l'Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) tenue à Doha, au Qatar, les membres du comité d'organisation Paris 2024 ont officiellement présenté leur projet pour les Jeux d'été.
Mardi, dans le cadre de l'Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) tenue à Doha, au Qatar, les membres du comité d'organisation Paris 2024 ont officiellement présenté leur projet pour les Jeux d'été. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le 13 septembre 2017, le Comité international olympique (CIO) annoncera à Lima au Pérou le nom de la ville qui accueillera les Jeux olympiques et paralympiques d'été en 2024. Jusqu'à cette échéance, avec son journal des Jeux olympiques, La Tribune suivra chaque semaine l'actualité du projet Paris 2024. Mardi, le comité de candidature a passé son premier test à Doha, au Qatar devant les représentants du monde olympique. Deux autres échéances sont prévues : en juillet 2017 à Lausanne, à huis clos, et en septembre, au congrès final, à Lima.

Mardi, dans le cadre de l'Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) tenue à Doha, au Qatar, les membres du comité d'organisation Paris 2024 ont officiellement présenté leur projet pour les Jeux d'été. Leur auditoire ? Que du beau monde ! Les représentants des 206 Comités nationaux olympiques (CNO), des fédérations internationales et des membres du Comité International Olympique (CIO).

Concrètement, les porte-paroles de la délégation française, Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de la candidature, Anne Hidalgo, la maire de Paris, Teddy Riner, double médaillé d'or aux Jeux Olympiques, et Denis Masseglia, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ont dévoilé, en vingt minutes chacun, les grands principes du projet Paris 2024. Leurs efforts de persuasion ne se sont pas arrêtés là. La délégation française est restée jusqu'à jeudi à Doha pour vanter les atouts de la candidature parisienne.

Un projet de passion, porteur des valeurs olympiques

En quelques mots, le fil rouge de Paris se résume ainsi : "des Jeux spectaculaires, porteurs de passion et de sens, fondés sur le partage."

" Paris 2024 veut être un projet de passion et de sens pour porter haut les couleurs de l'olympisme, ses valeurs et son message. Paris et la France ont cette culture du sport et des grands événements. Mais Paris 2024 a aussi le désir d'aller au-delà en faisant des Jeux un projet que l'on partage pour renforcer l'olympisme ", précisait Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, avant de passer cet oral, le premier d'une série de trois avant la désignation de la ville-hôte des jeux olympiques et paralympiques de 2024 le 13 septembre prochain à Lima, au Pérou.

Encore deux oraux à passer

" J'ai la conviction que pour répondre au plus grand enjeu qui se pose dans le monde - le climat - les Jeux sont le moteur. Paris veut être l'accélérateur dès aujourd'hui et bien au-delà de 2024, car notre vision pour 2024 est optimiste, inclusive, joyeuse, mais aussi lucide et déterminée ", déclarait pour sa part Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Que retenir de ce premier test ? La candidature de Paris a-t-elle marqué les esprits face à celle de ses concurrents que sont Los Angeles et Budapest, Rome et Hambourg ayant renoncé en cours de route ?

Los Angeles et Budapest ont-ils été distancés par Paris ? Rien ne permet de l'indiquer. Dans les rangs de la délégation parisienne, qui a assisté à la présentation de ses concurrentes - et réciproquement - on assure que tout le monde est placé sur la même ligne.

Selon Denis Masseglia, les points forts de la candidature parisienne se résument en deux mots "compacité et efficacité. " Il n'y a pas de surprises [- comprenons incertitudes] - puisque l'on a tout construit sauf le centre aquatique et le village olympique. A dix kilomètres du village, les athlètes auront accès à 85% des sites de compétition. De ce point de vue, le projet est bon ". Comte tenu des difficultés d'accès aux sites lors des Jeux de Rio en 2016, c'est effectivement un point que le CIO devrait retenir.

" Aujourd'hui, on a le sentiment que l'on vraiment donné quelque chose. Tout le monde s'est livré avec beaucoup de forces. On est sur la bonne voie, avec peut-être un plus d'avance que les autres ", a déclaré Bernard Lapasset qui reste néanmoins prudent. " Nous sommes en contact régulier avec les membres du CIO pour connaître leurs attentes et être fin prêt avant la prochaine échéance ", a-t-il poursuivi. En 2005, la candidature de Paris pour les Jeux olympiques et paralympiques d'été de 2012 partait favorite avant de se faire doubler par celle de Londres, Paris ayant, selon certains, relâché ses efforts de persuasion.

Prochain rendez-vous en juillet

Selon nos informations, un autre élément a séduit l'auditoire de la délégation française. Si Paris veut les Jeux, ce n'est pas seulement pour organiser une belle fête. C'est aussi, conformément à l'agenda 2020 du CIO qui insiste sur ce point, pour que les Jeux olympiques laissent une trace durable sur le plan social et dans le domaine du développement durable. La transformation du village olympique en logements, la promesse de Paris de faire de cette manifestation un événement qui respecte l'environnement, ont été des arguments appréciés.

Après ce premier oral, le comité de candidature aura encore deux tests à passer. Le prochain rendez-vous aura lieu à Lausanne, du 11 au 13 juillet 2017, au cours d'une séance de questions-réponses à huis clos devant le CIO. Viendra ensuite  le congrès final à Lima en septembre 2017.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2016 à 8:49 :
il n y a qu a voir l enthousiasme que souleve les JO dans les commentaires : personne en veut ! C est sur que le contribuable perfererait que son argent soit depense en autre chose que des stades, des pot de vin et de la comm ...
Qu on laisse les JO a des dictatures corrompus genre chine ou Quatar
a écrit le 20/11/2016 à 18:54 :
Le Cio nous a snobé plusieurs fois , pas rancuniers les Parisiens ou peut être
intéressés ? Bref , le provincial que je suis n' a pas envie de financer des shootés .
a écrit le 20/11/2016 à 16:10 :
A son âge, elle a déjà passé l'oral, même si elle préfère probablement le cohiba au belge :-)
a écrit le 20/11/2016 à 16:03 :
Puisque tous ces soutiens sont sûrs d'avoir des JO "rentables", qu'ils s'engagent sur leurs fonds propres en cas de dérapages du budget final. Qu'ils se mouillent vraiment pour montrer à quel point ils y croient.
Tous les exemples passés montrent que les JO sont un fiasco économique pour les pays organisateurs et leurs contribuables (mais pas pour les sociétés qui profitent des marchés ni pour les sponsors et autres qui vont tirer de l'argent de leur soutien bien monnayés).

NON AUX JO A PARIS NI EN FRANCE !
a écrit le 20/11/2016 à 12:47 :
Certains préfèrent les sans-dents à l'oral, mais bon, si Hidalgo enlèvait son dentier pour l'exercice, le résultat serait le même, non :-)
a écrit le 20/11/2016 à 10:42 :
Si c'est pour payer des impôts en plus NON MERCI !
a écrit le 20/11/2016 à 10:09 :
surtout pas les jeux pour plusieurs raisons, cela va couter très cher aux contribuables pendant des années, le CIO un système international comme les autres corrompus vérolés depuis la base, un système basé uniquement sur l'argent, la valeur du sport surtout pour les pros type tennis, très peu pour les amateurs, des places réservées pour ceux qui en auront les moyens, enfin la grande corruption des élus, des acteurs dont une partie des entreprises qui deplus feront travailler non pas les salariés français mais ceux d'Europe de l'est. Les jeux olympiques une affaire de gros sous où se mélange un peu de sport et beaucoup de corruption à tous les étages. Il y a ceux qui militent pour, il doit y avoir la place médiatique pour ceux qui militent contre et pour l'instant les milieux politiques, médiatiques et du sport leur refusent la parole au niveau national. Les pour sont partis rapidement les contre eux au fil des mois vont se faire entendre et j'espère très fort.
a écrit le 19/11/2016 à 19:34 :
Suffisamment de dettes déjà en France, pas la peine d'en rajouter. Il faut laisser les Jeux à ceux qui en ont les moyens !!!
a écrit le 19/11/2016 à 19:23 :
Quand va-t-on nous lâcher ces baskets avec ces jeux de m... dont personne ne veut. La campagne de promo a été un bide total preuve que les français sont soit non intéressés soit carrément hostiles ... et c'est pour ça que Mme Hidalgo refuse de faire un référendum dont elle connait d'avance le résultat : entre 75% et 85% de "Non" ... TOUS les sondages sauf celui de mars 2016 dont on nous rebat les oreilles (et totalement bidonné) donnent des résultats semblables. On risque de très graves problèmes si cet évènement financièrement douteux "passe aux forceps" (voir ce qui se passe ... et surtout va se passer au Brésil ... et les dérives énormes de Tokyo.) Si on nous impose ce truc, il va falloir faire un procès en bonne et due forme aux instigateurs afin qu'ils payent de leurs poches le déficit annoncé ... et prévisible.
a écrit le 19/11/2016 à 18:51 :
Une débauche insensée d'argent public pour des profits essentiellement privés, la ruine assurée. Personne à Paris ne veut des Jeux Olympiques, et on croise les doigts pour que cette candidature soit balayée.
Réponse de le 19/11/2016 à 21:35 :
Je pensais comme vous j allais le dire. Cc est l école de chauvinisme naional dans toute sa splendeur

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