Réforme des retraites : la CFDT lance une grande enquête pour peser sur le gouvernement à la rentrée

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Clôturée fin août, l'enquête (www.parlonsretraites.fr), qui va coûter 220.000 euros à la CFDT, se penche sur le vécu et les attentes des retraités, mais aussi des actifs, indépendants, fonctionnaires et chômeurs, a précisé Laurent Berger, secrétaire général lors de sa conférence de presse. (Visuel de la communication de la CFDT pour son enquête Parlons retraites)
Clôturée fin août, l'enquête (www.parlonsretraites.fr), qui va coûter 220.000 euros à la CFDT, se penche sur le "vécu" et "les attentes" des retraités, mais aussi des actifs, indépendants, fonctionnaires et chômeurs, a précisé Laurent Berger, secrétaire général lors de sa conférence de presse. (Visuel de la communication de la CFDT pour son enquête "Parlons retraites") (Crédits : CFDT)
Les actifs, indépendants, fonctionnaires et chômeurs, c'est-à-dire tous les futurs retraités -dans 5,10, 20, 30 ou 40 ans-, sont évidemment les premiers concernés par ce sondage, explique Laurent Berger le secrétaire général du syndicat. Parmi les thèmes du qestionnaire : le pouvoir d'achat, la santé et la pénibilité, l'égalité femmes-hommes, le couple ou la perte d'autonomie. L'enquête sera clôturée fin août.

La CFDT a lancé mardi 12 juin une grande enquête sur la retraite, dont les premiers résultats seront communiqués en octobre et qui permettra d'"appuyer" ses propositions au gouvernement sur la future réforme, a annoncé mardi son secrétaire général, Laurent Berger.

Cette enquête va "nourrir le débat public", en pleine concertation sur la future réforme des retraites et "appuyer nos propositions", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Pouvoir d'achat, pénibilité, égalité femmes-hommes, perte d'autonomie...

Clôturée fin août, l'enquête (www.parlonsretraites.fr), qui va coûter 220.000 euros à la CFDT, se penche sur le "vécu" et "les attentes" des retraités, mais aussi des actifs, indépendants, fonctionnaires et chômeurs, a-t-il précisé.

Les quelque 200 questions balaient une quinzaine de thèmes, dont le pouvoir d'achat, la santé et la pénibilité, l'égalité femmes-hommes, le couple ou la perte d'autonomie.

Il n'y a pas de questions "techniques" sur les systèmes, alors que la CFDT est ouverte à une harmonisation, mais aussi sur une retraite par points.

"On ne voulait pas en faire un temps où on aurait dit +est-ce que vous voulez une réforme paramétrique ou systémique?+ On voulait partir du ressenti, du vécu des travailleurs", a expliqué M. Berger.

Débat interne mené en parallèle à la CFDT

Parallèlement, un débat interne est en cours sur la réforme des retraites.

Le confédération espère que 50.000 personnes répondront à cette enquête, intitulée "Parlons retraites". C'est quatre fois moins que celle qui avait porté sur le travail ("Parlons travail") il y a deux ans, un objectif que Laurent Berger a expliqué par le fait qu'elle est proposée en période estivale.

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Commentaires
a écrit le 13/06/2018 à 20:18 :
220.000 euros pour peut-être 50.000 personnes !
a écrit le 13/06/2018 à 18:07 :
si cela peut contrer une politique de (com) ! et de démolisseurs ! pour l instant que des paroles sans résultat.. mais du mécontentement
a écrit le 13/06/2018 à 13:22 :
Le problème n'est pas de répartir ce qui est dans les caisses de retraites, mais de répartir le financement de ce qui rentre dans les caisses de retraites. Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Qui arrivera à le comprendre?
Réponse de le 13/06/2018 à 17:28 :
Cela ne s’applique qu’à la retraite par répartition. Il y a ensuite un volet retraite par capitalisation à mettre en place si l’on veut que les retraités puissent vivre correctement et ne pas voir leurs revenus diminuer de 40 à 50 % comme c’est le cas actuellement.....
a écrit le 13/06/2018 à 13:17 :
Il faut appliquer la note n°6 du conseil d'analyse économique, page 12. Mais qui est capable de le comprendre? Demandez un avis à notre prix Nobel d'économie.
a écrit le 13/06/2018 à 12:49 :
Sortons de l'UE et tout sera plus clair sur ce que l'on doit faire! Pour l'instant nous discutons les ordres de Bruxelles!
a écrit le 13/06/2018 à 11:46 :
65 ans comme partout en Europe..
Réponse de le 13/06/2018 à 14:54 :
Pourquoi, tu es concerné ou c'est pour les autres génerations que tu le souhaites ?

J'en ai un peu marre de voir des populations partis de leur boite avec un pécule à 55 ans en pré-retraite ( retraite à 60 ans à l'époque ) dans les années 90/2000 ( près de 2 millions) ou mis en disponibilté dans leur boite favorable aujourd'hui à une retraite à 65 ans pour les suivants alors que l'on vire les salariés à 50 ans aujourd'hui ( voir les stats du chômage sur cette population).D'autant que c'est le gel des augmentations salariales des actifs restants qui a financé cela pour eux et ce pendant des années.

Il faut voir aussi la durée de cotisation, en France 41ans et trois mois qui devrait passer à 43 ans ( 67 ans pour une retraite à taux plein),en comparaison, 30 annuités sont exigées en Angleterre (la loi incite à travailler jusqu'à 70 ans, par le biais d'une prime équivalente à 32 000 euros), 35 en Allemagne (67 ans d'ici 2031 ), Belgique et Espagne, ou 36 en Italie. La Grèce prévoit de passer de 37 à 40 ans de cotisation.Même en cas de durée de cotisation identique, les pensions peuvent être très différentes d'un pays à l'autre, certains pays ayant par ailleurs des retraites par capitalisation importantes.Sans oublier, la disparité de vie entre cadre et non-cadre souvent lié à la pénibilité des métiers et rarement pris en compte dans le calcul du départ.

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