Pas de résultats ? Pas de parachute doré pour les patrons (Gattaz)

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Pierre Gattaz, le président du Medef
Pierre Gattaz, le président du Medef (Crédits : Reuters)
Le président du Medef a estimé dimanche qu'il "ne devrait pas y avoir" de parachute doré pour les dirigeants d'entreprise "lorsqu'il n'y a pas de résultats" justifiant le paiement d'une telle prime de départ.

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a estimé dimanche qu'il "ne devrait pas y avoir" de parachute doré pour les dirigeants d'entreprise "lorsqu'il n'y a pas de résultats" justifiant le paiement d'une telle prime de départ.

"Je pense que ce n'est pas normal. Des rémunérations sont liées à une réussite, à des responsabilités, à une prise de risque, à des résultats. Lorsqu'il n'y a pas de résultats, il ne devrait pas y avoir de bonus, bien évidemment", a déclaré Pierre Gattaz sur Canal+.

Le débat sur les parachutes dorés a été relancé cette année par plusieurs affaires qui ont suscité de vives réactions.

Plusieurs cas ces derniers mois

En avril, l'ancien PDG de Vivarte, Marc Lelandais, avait reconnu avoir touché plus de 2 millions d'euros lors de son licenciement en octobre, dont "une indemnité de sortie de 1 million d'euros". Le groupe de distribution spécialisé dans l'habillement a depuis annoncé la suppression de 1.600 postes et la fermeture de plus de 200 magasins de ses enseignes La Halle aux Vêtements et André.

En revanche, Michel Combes, patron de l'équipementier Alcatel-Lucent, racheté en avril par le finlandais Nokia, a renoncé à une indemnité de départ de 2,4 millions d'euros et au paiement des actions qui lui ont été attribuées en 2013 et 2014.

En février, gouvernement et syndicats s'étaient indignés du "bonus de bienvenue" de 4 millions d'euros attribué au nouveau patron du groupe pharmaceutique Sanofi, Olivier Brandicourt.

"Jamais promis un million d'emplois"

Par ailleurs, Pierre Gattaz a de nouveau affirmé qu'il n'avait "jamais promis un million d'emplois au président Hollande face au pacte de responsabilité", comme il l'avait déjà assuré en mars.

En octobre 2013, trois mois après son élection à la présidence du Medef, Pierre Gattaz avait écrit dans une lettre à ses 750.000 adhérents: "l'ambition que nous vous proposons, c'est de créer un million d'emplois en cinq ans".

Cette campagne est distincte du pacte de responsabilité, dispositif phare de l'action économique du gouvernement, qui demande aux entreprises de prendre des engagements sur l'emploi, ratifiés par les syndicats, en échange des mesures de baisses de charges et d'impôts promises par l'exécutif, d'un montant total de quelque 40 milliards d'euros.

"On a estimé le pacte de responsabilité, les 40 milliards de baisse, à 200.000 emplois à cinq ans, peut-être", a rappelé Pierre Gattaz.

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Commentaires
a écrit le 01/06/2015 à 11:22 :
Chiche Mr Gattaz demandez donc à Mr Macron une loi . Si vous le faites et si elle passe je n écrirais plus jamais une ligne contre le MEDEF. Je sais je viens de perdre 5 minutes .
a écrit le 01/06/2015 à 9:44 :
Quand on sait que de nombreuses grandes entreprises améliorent leur résultat grâce à des réformes structurelles (licenciements par exemple), la fin des parachutes dorés n'est pas pour demain puisque cette méthode augmente forcément les bénéfices.
a écrit le 01/06/2015 à 9:01 :
il doit certainement parler pour lui. Moi je n'ai pas de parachute doré alors je fais du vent au boulot et ça me fait une petite prime virtuelle chaque mois. Pourvu que ça dourrrrr.
a écrit le 01/06/2015 à 8:51 :
C'est encore du populisme. "Un bon résultat" ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Il est parfois donné au patron l'objectif de racheter un maximum d'actions sur le marché boursier. Il faut alors faire baisser le cours des actions pour que l'entreprise les rachètent au prix le plus bas. Le patron doit pour cela présenter de mauvais résultats. Le patron est donc rémunéré sur ses objectifs qui peuvent induire un mauvais résultat, qui n'ont rien à voir avec une performance comptable, .
a écrit le 01/06/2015 à 8:43 :
Il serait temps, c'est un minimum... Le problème est double : nos patrons n'ont aucune éthique (un point commun avec nos dirigeants politiques) et ne pensent qu'à se goinfrer et ce sont des conservateurs réacs et très anti-libéraux.
a écrit le 01/06/2015 à 8:06 :
Ceux qui payent les parachutes, les ascenseurs ou les trampolines sont les actionnaires bien souvent étrangers. Ceux qui payent la mauvaise gestion des entreprises publiques sont les citoyens contribuables. Le CAC 40 est en général bien géré alors que leurs patrons s'engraissent ne me concerne pas, ce n'est pas moi qui paye et je ne suis pas jalouse....
a écrit le 31/05/2015 à 20:22 :
des actes monsieur gattaz ! arrétez le vent .......
a écrit le 31/05/2015 à 17:56 :
OK. Idem pour les présidents de la République ! Et quand on dit résultat, il faut que cela significatif...Les indemnités du président de la République sont une gabegie de l'argent des contribuable...
Réponse de le 31/05/2015 à 20:48 :
tout a fait d'accord avec vous les économies devraient commencer par là et leurs retraités aussi car ile nous coûte chers avec les déficits publics accolés .
Réponse de le 01/06/2015 à 8:59 :
vous avez raison ces politiques nous coûtent très chers durant toute leur vie et en plus ils vivent trop longtemps. Il faut dire que ce n'est pas le boulot qui va les tuer, peut être la grosse bouffe payée par nos impôts. Si ça peut aider tant mieux.

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