Pour les jeunes, Macron lance, non pas un revenu, mais un contrat d'engagement revu à la baisse
Fanny Guinochet
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Le président Emmanuel Macron lors d'un échange en janvier 2021 avec les étudiants de de l'université Paris Saclay.
Reuters
EXCLUSIF. Dans son allocution le 12 juillet dernier, le chef de l'Etat avait annoncé la mise en place d'un revenu d'engagement pour les jeunes sans emploi ni formation. Ce matin, le président de la République lance son dispositif, très éloigné d'une vaste mesure... Explications.
Pour les jeunes sans emploi ni formation, ce sera finalement un "contrat"..., un contrat d'engagement. Un jeune de 16 à 25 ans pourra recevoir jusqu'à 500 euros par mois, à condition toutefois de s'engager dans un parcours de formation et d'insertion intensif. Sans quoi l'allocation pourra être suspendue ou supprimée. Pour un jeune en situation de handicap, le contrat d'engagement sera accessible jusqu'à 29 ans.
Alors que le chômage baisse (-14 % en un an pour les jeunes), et que la campagne pour la présidentielle fait rage, le président n'a pas voulu faire un chèque sans provision en prenant le risque de distribuer une allocation sans contreparties qui aurait pu être perçu comme un soutien à une forme d'assistanat.
Son contrat d'engagement s'articulera autour de droits et de devoirs. De fait, le nombre de bénéficiaires sera nettement plus limité par rapport aux intentions premières : plus question de viser tous les jeunes sans emplois, ni formation, c'est-à-dire un million de jeunes... Ce contrat en concernera deux fois : 500.000 jeunes maximum.
Les détails seront transmis ce mardi matin à l'occasion d'un déplacement dans une mission locale de région parisienne du premier ministre Jean Castex et de la ministre de l'emploi, Elisabeth Borne.
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Le contrat d'engagement remplacera la garantie jeunes
Surtout, ce contrat remplacera la garantie jeune, qui concerne aujourd'hui 200.000 personnes. Lancée en 2014, gérée par les missions locales, la garantie jeunes a fait ses preuves. Mais l'exécutif la supprime, pour éviter l'empilement de mesures et mutualiser les crédits.
Par ailleurs, le gouvernement veut faire en sorte qu'il n'y ait pas beaucoup d'organismes qui interviennent pour réaliser les contrats d'engagement. Pôle emploi et des acteurs privés seront à la manœuvre pour suivre les bénéficiaires. Le gouvernement promet un accompagnement intensif. Le contrat d'engagement jeune sera inscrit dans le Code du travail.