Pouvoir d'achat, retraites, EDF... ce qu’il faut retenir du discours d’Elisabeth Borne à l'Assemblée nationale
Paul Marion
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La première ministre Elisabeth Borne.
Reuters
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La première ministre Elisabeth Borne.
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Deux mois après le résultat des législatives qui ont mis en échec le gouvernement d'Emmanuel Macron d'obtenir une majorité à l'Assemblée nationale, le grand oral de la chef de l'exécutif était attendu ce mercredi. Elisabeth Borne se veut la « bâtisseuse » de la feuille de route du gouvernement Macron II.
L'exécutif a pris acte de l'impossibilité de construire une coalition stable sur les cinq prochaines années du quinquennat Macron. A la tête d'une majorité relative, Elisabeth Borne s'est dite résolue à construire des « majorités de projet », loi par loi. L'hôte de Matignon promet aussi de réhabiliter la logique de « compromis ». « Je crois fermement au dépassement entamé il y a cinq ans par le président de la République », a insisté celle qui a symboliquement cité ses précédents échanges avec les chefs de groupes parlementaires, en forme de main tendue. L'agitation, et les vociférations de l'alliance de gauche, la NUPES, en particulier du groupe des Insoumis, augurent mal de la collaboration des différents partis avec le groupe parlementaire au pouvoir Renaissance.
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La cheffe de la majorité fait de l'urgence du pouvoir d'achat "son premier défi", en rappelant les mesures déjà prises par le gouvernement pour endiguer la hausse des prix de l'énergie, électricité, gaz et carburants. Une politique de protection du budget des Français qui va continuer, avec la prolongation du bouclier tarifaire sur l'énergie. Les mesures de la future loi pouvoir d'achat, qui sera présentée cet été, ont été évoquées par la première ministre, notamment la baisse des charges sur les indépendants, le triplement du plafond de la prime d'achat, la revalorisation des bourses sur critères sociaux, un possible plafonnement des loyers et l'aide des travailleurs dans leurs déplacements.
Paul Marion