Présidences des Commissions de l'Assemblée : les macronistes remportent six sièges sur huit
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L'ancien ministre au Numérique, Jean-Nöel Barrot a été élu à la tête de la commission des Affaires étrangères.
© THOMAS GOGNY/DIVERGENCE
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L'ancien ministre au Numérique, Jean-Nöel Barrot a été élu à la tête de la commission des Affaires étrangères.
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Tous les postes sont maintenant pourvus à l'Assemblée nationale. Après le bureau de l'hémicycle, ce fut au tour des présidents des Commissions d'être élus, ce samedi. Et dans ce scrutin, le camp présidentiel a obtenu samedi six des huit présidences de commission à l'Assemblée nationale. Les deux restant étant partagés par le PS et LFI.
A noter, l'Insoumis Eric Coquerel a été réélu à la présidence de la commission des Finances, dévolue à l'opposition et qui était convoitée par la droite. Florent Boudié (Ensemble pour la République, macroniste) a, lui, été élu président de la puissante commission des Lois, le MoDem Jean-Noël Barrot à la commission des Affaires étrangères, Paul Christophe (Horizons) à celle des Affaires sociales, Antoine Armand (Ensemble) à celle des Affaires économiques, Sandrine Le Feur (Ensemble) à celle du développement durable, Jean-Michel Jacques (Ensemble) à celle de la Défense. La socialiste Fatiha Keloua Hachi a arraché la présidence de la commission des Affaires culturelles.
Le Rassemblement national n'a, quant à lui, pas obtenu de siège.
Ce matin vers 4H, après deux journées passées à voter pour élire les 22 membres du bureau, dont un président - Yaël Braun-Pivet (Ensemble pour la République), réélue mercredi - six vice-présidents, trois questeurs, et douze secrétaires, les 577 députés sont parvenus à attribuer tous les postes.
Et l'Assemblée a découvert que le Nouveau Front populaire était majoritaire au sein du bureau de l'Assemblée, après avoir raflé à la surprise générale vendredi et samedi 12 postes de sa plus haute instance exécutive. Le NFP a obtenu deux vice-présidences sur six, une questure sur trois, et neuf postes de secrétaire sur 12 de cette instance présidée par Yaël Braun-Pivet, chargée notamment de décider des sanctions contre les députés. Le reste des sièges étant divisés entre les groupes du camp présidentiel (cinq), la Droite républicaine (trois), et les indépendants de Liot (deux).
Ces résultats ne satisfont pas tout le monde. D'autant que l'élection des vice-présidents a été fortement perturbée vendredi par un incident au premier tour. Les urnes contenant plus d'enveloppes que de votant, celui-ci a dû être annulé puis réorganisé.
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Surtout, après ces votes difficiles, le Rassemblement national n'a remporté aucune des six vice-présidences, pas de poste de questeur sur les trois en jeu, pas même un secrétaire sur douze: Marine Le Pen et ses alliés sont restés à l'écart des postes du bureau de l'Assemblée, sa plus haute instance exécutive. Il y a deux ans, la macronie avait concédé au Rassemblement national deux vice-présidences, dans le souci d'une représentation équitable des groupes, comme le préconise le règlement de l'Assemblée. Cette fois-ci, rien de tel: le groupe Ensemble pour la République (EPR) présidé par Gabriel Attal avait décidé lundi de ne mettre aucun bulletin « ni pour le RN, ni pour LFI », et de s'affranchir de cette proportionnalité. Une consigne qui a opportunément permis à la macronie d'offrir à ses propres troupes et à ses alliés de La Droite républicaine plusieurs postes au sein du bureau.
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Marine Le Pen s'est empressée de dénoncer des « magouilles » et des « achats de poste» qui « foulent aux pieds la démocratie », privant les « 11 millions d'électeurs » du RN de représentants dans les instances de l'Assemblée.
(Avec AFP)
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