Primaire à droite  : Juppé creuse l'écart avec Sarkozy

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(Crédits : reuters.com)
Alain Juppé devance toujours nettement Nicolas Sarkozy, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France 2 publié dimanche.

A six semaines du premier tour de la primaire de la droite pour la présidentielle, Alain Juppé devance toujours nettement Nicolas Sarkozy, relégué huit points derrière le maire de Bordeaux chez les électeurs "certains d'aller voter", selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France 2 publié dimanche.

Le Maire à 12%, Fillon à 11

Alain Juppé est crédité de 39% des voix, soit deux points de plus que dans un précédent sondage, contre 31% à l'ancien chef de l'Etat. L'écart est encore plus net (+14 points) quand on interroge ceux qui "comptent aller voter".

Parmi les autres prétendants, Bruno Le Maire et François Fillon sont à 12% et 11%, Nathalie Kosciusko-Morizet suit à 4,5% devant Jean-Frédéric Poisson (1,5%) et Jean-François Copé (1%).

Pour Odoxa, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi à transformer en intentions de vote son hyper visibilité médiatique de septembre et pâtit en outre depuis deux semaines d'une actualité embarrassante pour lui avec le livre de son ancien conseiller Patrick Buisson et une enquête sur l'affaire Bygmalion diffusée sur France 2.

"Alors que l'écart Juppé-Sarkozy n'était plus que de 5 points (37% contre 32%) avant le 26 septembre, il s'est recreusé depuis pour atteindre huit points", souligne l'institut de sondage.

Ecart encore plus net au deuxième tour

L'ex-président reste toutefois en tête chez les sympathisants de droite hors Front national, avec 39% des intentions de vote contre 35% pour Alain Juppé.

S'agissant du deuxième tour de la primaire, l'avantage reste très net pour Alain Juppé chez les électeurs certains d'aller voter, avec 59,5% des intentions de vote (+0,5 point) contre 40,5% (-0,5 point) pour Nicolas Sarkozy. Mais les deux hommes sont au coude à coude (50% chacun) chez les sympathisants de droite hors FN.

Alain Juppé bénéficieraient de reports de voix très favorables chez les électeurs de Bruno Le Maire (43% contre 27% à Nicolas Sarkozy), François Fillon (50% contre 32%) et Nathalie Kosciusko Morizet (69% contre 13%).

Le sondage a été mené auprès d'un échantillon de Français interrogés par internet sur six vagues d'enquêtes hebdomadaires effectuées entre le 1er septembre et le 6 octobre, les résultats des enquêtes effectuées avant le 26 septembre étant présentés en comparaison avec celles réalisées avant cette date.

Elles ont été menées auprès d'un échantillon représentatif de 6.089 personnes âgées de 18 ans et plus, dont 1.790 personnes inscrites sur les listes électorales comptant aller voter et 680 absolument certaines de le faire.

Dans un autre sondage Odoxa pour France 2 publié séparément, 71% ses Français pensent que le vainqueur de la primaire de droite et du centre sera le prochain président de la République et 72% estiment que c'est Alain Juppé plutôt que Nicolas Sarkozy (25%) qui offre le plus de chance à la droite de remporter l'élection présidentielle.

Pour cette enquête, l'échantillon représentatif de 1.009 personnes a été interrogé par internet les 5 et 6 octobre.

(Reuters)

Lire ici : Primaire de la droite, Juppé a-t-il déjà gagné?

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Commentaires
a écrit le 10/10/2016 à 15:38 :
Un président septuagénaire désigné pour un pays de vieux...doucement le matin pas trop vite le soir! Mr Juppé remplacera peut être 'Moi président' homme normal, par l'identité heureuse, bonjour le changement!
a écrit le 10/10/2016 à 11:31 :
Les francais aiment la gerontocratie vont en mettre un au pouvoir supreme pour cinq annees.
Bon courage, avec jupette aux commandes, ils vont deguster.
Réponse de le 10/10/2016 à 13:39 :
@matins calmes: la question ne porte pas sur l'âge du candidat, mais sur ses compétences et sa probité, et dans les deux cas Juppé échoue lamentablement :-)
a écrit le 10/10/2016 à 11:17 :
Et à la fin ce sera Hollande. Pourquoi? Parce que $arkozy de Nagy Bocsa, investit par les LR ne sera pas au deuxième tour. Hollande face à Le Pen... devinez qui gagne?
a écrit le 10/10/2016 à 10:38 :
Juppé veut une retraite à 65 ans ,comme le reste de la droite d'ailleurs , ils vont être content les salariés qui vont voter pour eux.
Souvenir de 2003:
A 57 ans et demi, Alain Juppé est l'un des premiers politiques, enfant du baby-boom, à prendre sa retraite. Comme l'a révélé le Canard enchaîné la semaine dernière, le président de l'UMP, qui n'a pas beaucoup fréquenté son corps d'origine de l'Inspection des finances, a décidé de quitter la fonction publique et de faire valoir ses droits à la retraite.Selon l'UMP, la pension que Juppé s'apprête à toucher s'élève à 3 654 euros par mois. A quoi il faut ajouter le montant de ses différentes indemnités d'élu (député, maire de Bordeaux, président de la communauté urbaine) qui sont, elles, plafonnées à environ 7 800 euros. Tout compte fait, le patron de l'UMP voit donc ses revenus s'accroître pour atteindre près de 11 454 euros par mois.
a écrit le 10/10/2016 à 10:32 :
"71% ses Français pensent que le vainqueur de la primaire de droite et du centre sera le prochain président de la République"

Sans connaitre , le candidat désigné à gauche, plutôt étonnant ce sondage.
a écrit le 10/10/2016 à 9:22 :
Prenons le moins pire, on ne sait jamais! Mais il a un risque que le challenger se présente en candidat libre pour mettre le chaos!
a écrit le 10/10/2016 à 8:38 :
sarkosy et son bilan désastreux qui a permis
l'election d'un pion ou d'un candidat par defaut
le mieux pour le pays et que tous les deux
quitte le pays a jamais
et surtout que ceux qui ont participe a ces gouvernements
ne soit plus jamais elus
a écrit le 10/10/2016 à 2:00 :
Compote Juppé " droit dans ses bottes " ( 1995) : nous le connaissons " trop bien " depuis 1995. Nous en ferons à nouveau de la compote.
Réponse de le 10/10/2016 à 10:45 :
Souvenir :

C'était mardi à la Chambre des notaires de Paris. Mais la dame blonde n'était qu'un notaire parisien, Me Marie-Claude Le Breton, agissant pour le compte d'un client anonyme, «un homme de goût» avait-elle juste lâché. Hier l'acheteur mystérieux a été démasqué. Il s'agit d'Alain Gomez l'ancien PDG de Thomson. Le prix (47500 francs le m2) payé pour cette demeure de 152 m2, située dans un hôtel particulier au 26 rue Jacob, à quelques pas de la place St-Germain-des-Prés, dans l'un des quartiers les plus chers de Paris, est jugé «un peu fou» par les professionnels de l'immobilier.
Pour Alain Gomez, la vengeance est donc un plat qui se mange froid. Après quatorze ans de règne sans partage à la tête du groupe Thomson, ce loup solitaire, redouté par beaucoup, s'était fait chasser de son poste le 22 février 1996, comme un malpropre, en dix minutes chrono, par un premier Ministre nommé... Alain Juppé. Sec et concis, celui-ci ne lui avait laissé aucune porte de sortie, persuadé de la nécessité de le faire sauter avant de lancer la privatisation de Thomson.
a écrit le 09/10/2016 à 23:25 :
Dernier sondage ce soir (le figaro) Juppé 42%, Sarkozy 28% La dégringolade continue.
A mon avis Juppé c'est la même configuration que l'élection de Hollande en 2012.
Certain électeurs de la primaire de la droite voteront Juppé sans vraiment adhérer à ses idées mais avant tout pour se débarrasser de Sarkozy. Pour l'instant c'est une question de personne, le programme des candidats tout le monde s'en moque. Mais une fois le candidat de la droite désigné, là, tout va changer et beaucoup de citoyens vont s'apercevoir que Juppé est vraiment un homme de droite avec un programme de droite qui va taper dur sur certaines catégories de français et on devine lesquelles. Contrairement à ce qui nous est suggéré continuellement, le vainqueur de la primaire de la droite n'est nullement assuré de gagner la présidentielle. Ce n'est pas parce que ce cas de figure s'est produit en 2012 avec la gauche, Hollande gagnant la primaire et la présidentielle que cela va forcement se reproduire en 2017.
Réponse de le 10/10/2016 à 9:26 :
On oublie souvent que c'est l'UE de Bruxelles qui est en embuscade et qui dicte son programme de réforme!
Réponse de le 10/10/2016 à 10:39 :
@Bah

Dont la loi travail d'ailleurs.
Réponse de le 10/10/2016 à 10:52 :
@Bah: on oublie souvent que ce sont les gouvernements des Etats membres qui sont les vrais maitres de l'UE. Ce sont eux qui négocient les traités Européens, ce sont eux qui donnent les grandes orientations politiques (au niveau du Conseil Européen), ce sont eux que la Commission consulte dans le détail avant chaque proposition législative, et ce sont eux qui votent les législations européennes, après les avoir amender comme bon leur semble.
a écrit le 09/10/2016 à 21:40 :
Avec cette Juppémania ambiante, cela me fait doucement rire !
Juppé un homme politique des années fin 70 qui va nous entrainer vers l'explosion sociale et économique et qui ouvrira la voie à MLP comme présidente en 2022 !
Je remercie tout ceux qui vont voter pour lui aux primaires puis à la présidentielle.
a écrit le 09/10/2016 à 19:36 :
La présence de sarkozy pour cette campagne reste une véritable provocation de l'oligarchie vis à vis du peuple, une honte.

Plus ça va et plus les campagnes pour les présidentielles sont désespérantes.

Pour ma part ça fait deux ans que je parle d'une finale juppé-le pen.

Le peuple est rempli d'espoir et d’allégresse.
Réponse de le 10/10/2016 à 9:23 :
Elle a bon dos " l oligarchie" en l occurrence...Sarkozy n'a eu besoin de personne pour s'imposer et on imagine facilement la source de sa motivation (éviter la taule). C'est bien pour cela qu il va prendre une raclée mémorable. Au fait votre Mélenchon, il n'en est pas de l'"oligarchie"?
Réponse de le 10/10/2016 à 13:59 :
Bonjour jenesaispasqui,

Je vous ai répondu mais pour une raison que je ne connaitrais jamais ma réponse n'a pas été validée.

Depuis que Sarkozy a été ministre de l'intérieur les médias étaient tout d'un seul homme derrière lui, il n'y avait pas une heure à la télévision dans laquelle on ne voyait sarkozy et entendait sarkozy à la radio.

Or 95% des médias appartiennent à 7 milliardaires.

Je ne développe pas plus sinon mon commentaire doit être classé dans les politiquement incorrects.

L'oligarchie n'a pas de dos, l'oligarchie n'a que des intérêts.
a écrit le 09/10/2016 à 18:44 :
Comme Hollande en 2012, Juppé sera désigné à la primaire de la droite par défaut face à Sarkozy, ce qui ne présage rien de bon pour la suite.
a écrit le 09/10/2016 à 18:38 :
Nous allons faire en sorte que le gagnant de la primaire des républicains soit notre président au soir du deuxième tour
Tous les socialistes avec Juppé
Réponse de le 09/10/2016 à 23:31 :
vous avez lu le programme de Juppé? Comme l'a dit un ancien ministre tenant de l'ultra libéralisme ( que l'on ne peut pas soupçonner d'être un affreux gauchiste) sur une chaine d'info économique "le programme économique de la droite (donc de Juppé, c'est tous les mêmes) c'est du Robin des bois à l'envers, c'est prendre aux pauvres pour donner aux riches"
Juppé va peut-être gagner les primaires, mais on fera tout pour qu'il ne soit pas élu à la présidentielle. Quitte à voter Macron. Au moins il y a aura du renouvellement et de la jeunesse. Avec Juppé je me rappelle de 1995 et de celui qui était droit dans ses bottes.
a écrit le 09/10/2016 à 17:28 :
L'identité heureuse c'est la force tranquille de 81, de toutes les manières revenir sur les 35 heures est une mesure des plus stupides, il faut partager le travail et mieux l'étaler sur une année. Je gage qu'il ne se passera rien durant ce quinquennat . Car Juppé est un politique à l'ancienne et sera tout occupé à détricoter les mesures précédentes en guise de programme .In fine tout sauf Sarkozy malgré tout.
Réponse de le 09/10/2016 à 20:19 :
Au lieu de "partager le travail" on ferait de faciliter sa création. Le partage c'est concevable uniquement sur des postes à faible qualification et encore, en postulant qu'un humain est remplaçable par un autre, comme un outil. C'est ça qui est affligeant dans la logique des 35H, les humains sont considérés comme des pièces interchangeables et à la vue de nos succès économiques on ne peut que constater l'échec de ce délire idéologique.
Réponse de le 10/10/2016 à 9:42 :
C’est mathématique et il est évident que toutes les phases d’optimisation, d’informatisation, d’automatisation et (dans l’avenir) de robotisation continueront de détruire massivement des emplois et que on ne peut rien y faire (d’après l'OCDE, la robotisation ne menace « que » 9 % des emplois). Sauf à s’opposer au progrès ce qui serait absurde, ou à fermer les frontières ce qui serait encore pire, à l’ère de la mondialisation. Ces évolutions impliquent un changement de société, ou au moins une adaptation. Il n’y a pas beaucoup de solutions : soit on partage de temps de travail, soit on partage la richesse produite. Ce qui revient, pour simplifier, à accepter de payer des gens à ne rien faire, le fameux revenu de survie.
Ce qui est étonnant c’est qu’il y ait encore des politiques pour s’illusionner sur les 30 glorieuses. Les USA ont compris l’intérêt de créer ou d’anticiper de nouveaux modèles (voir les gafa, véhicule électrique, smart grids,…) et non d’essayer de maintenir un modèle datant des années 40. C’est le risque du candidat Juppé, il est Énarque et donc formaté "administration" et non "disruption". Mais il suffirait d'un premier ministre numérique... du moment que l'on évite les anciens ministres de l’intérieur qui risquent de nous mener vers une illusion de sécurité.
a écrit le 09/10/2016 à 16:18 :
Que ce soit à droite comme à gauche on à l'impression qu'il n'y a ni homme providentiel, ni femme d'ailleurs. Il est vrai qu’après plusieurs présidents qui ne tiennent pas leurs promesses, ou même pire…, il est difficile de faire confiance à qui que ce soit. Mais quelle que soit l’opinion politique des gens « raisonnables », gauche, droite, centre, ou écolos, on est preneur de tout candidat capable de résister à l’extrême droite. Car à coup sur le populisme et le repli sur soi achèveraient le pays. Le candidat Juppé représente un compromis raisonnable, capable de garantir le maintien de la cohésion de la société et la démocratie. Une chose est sure, c’est qu’il faut sortir du climat malsain du tout sécuritaire. Car on en a eu des envolées médiatiques, des lois dans tous les sens et des dispositifs du toujours plus. A un point ou le pays ne pense plus qu’à ça, alors que les enjeux de la prochaine décennie sont avant tout économiques, technologiques et sociétaux.
Idéalement il faudrait un réformateur, capable d'adapter nos structures au monde actuel et non un conservateur. Mais peut être qu’un programme de coalition, à l’Allemande peut encore voir le jour, permettant de conduire rapidement et sans heurts les changements nécessaires ?
Réponse de le 10/10/2016 à 9:33 :
Ca fait bien longtemps que m'est passé le mythe de l'homme ou la femme providentiel...D'où l'anachronisme de cette Veme République, survivance de nos tréfonds royalistes et bonapartistes...Effectivement si on avait quelqu un capable de rassembler des gens de bonne volonté et de toute horizon, ça serait pas mal. Un bon manager quoi, qui fasse bosser son gouvernement, les Assemblées et les exécutifs locaux efficacement. Je me souviens d'un Juppé cassant, pas dit qu il soit l homme idoine...
a écrit le 09/10/2016 à 15:05 :
Espérons au moins éviter le retour de jo dalton
a écrit le 09/10/2016 à 15:00 :
Juppé peu gagner la primaire LR mais ne seras pas élu a la Présidentiel vu son PROGRAMME trop a droite
a écrit le 09/10/2016 à 13:17 :
Ils ne sont propres ni l'un ni l'autre alors vu le choix offert autant en choisir un clean . C'est cela la démocratie .

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